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Comment l’Allemagne aide les réfugiés et les migrants en Libye

08.12.2017 - Communiqué de presse

Contre l’esclavage, la traite des êtres humains et les arrestations illégales : l’Allemagne mise avec l’UE sur une stratégie globale pour mettre un terme à la souffrance de la population en Libye.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel avec des réfugiés détenus en Libye, juin 2017 © Florian Gaertner/photothek.net
Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel avec des réfugiés détenus en Libye, juin 2017 © Florian Gaertner/photothek.net© Florian Gaertner/photothek.net

Elle fournit une aide à hauteur de 120 millions d’euros pour les migrants et les réfugiés échoués en Libye. « La situation de ceux qui ont cherché refuge dans le pays reste dramatique », a déclaré le ministre fédéral des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel. Des informations faisant état de trafic d’esclaves et de détention inhumaine de centaines de milliers de migrants et de réfugiés en Libye avaient profondément choqué l’opinion publique mondiale ces dernières semaines. Aux côtés de ses partenaires européens, l’Allemagne se mobilise pour que cesse la souffrance des personnes échouées en Libye.

1. Aide humanitaire

Des membres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avec des réfugiés en Libye © HCR
Des membres du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avec des réfugiés en Libye © HCR© HCR

L’Allemagne et l’UE mettent à disposition des fonds pour que des organisations humanitaires comme le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) puissent venir en aide aux personnes sur place. Par exemple, les services de sauvetage financés par l’Allemagne et l’Union européenne recherchent sur les routes du désert les réfugiés et les migrants qui y ont été abandonnés. Des services de santé mobiles bénéficiant du soutien du gouvernement fédéral sont ainsi mis en place pour s’occuper de ceux qui fuient, et en particulier des femmes enceintes et des enfants. Ces services offrent aussi une assistance psychosociale aux victimes de violences sexuelles et de la traite des êtres humains.

Ainsi soutenues par l’Allemagne et l’UE, les organisations humanitaires peuvent également venir en aide aux réfugiés et aux migrants détenus dans des camps sous contrôle de l’État. Les soins de santé et les secours qu’elles leur fournissent sont un moyen d’essayer progressivement d’améliorer les conditions de vie dans les camps. Les organisations humanitaires n’ont cependant pas accès aux camps sous contrôle des milices et des passeurs. L’Allemagne insiste donc fermement auprès du gouvernement libyen d’union nationale pour que les autorités veillent à traiter humainement les réfugiés et les migrants dans tout le pays.

2. Aide au retour volontaire

Des membres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Libye © OIM / Lucas Chandellier
Des membres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Libye © OIM / Lucas Chandellier© IOM / Lucas Chandellier

Vu la dureté des conditions de vie, nombre de migrants échoués en Libye souhaitent rentrer dans leur pays d’origine. L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) organise pour cela des retours volontaires en partie financés par l’Allemagne.

Dans le cadre de ce soutien, ceux qui souhaitent rentrer dans leur pays d’origine peuvent suivre des cours pour se préparer à y reprendre pied professionnellement. Cette offre dont ont déjà fait usage cette année 13 000 personnes va être nettement développée. À l’occasion du sommet UE-UA, qui s’est tenu à Abidjan, les pays d’Afrique ont annoncé vouloir significativement accélérer ces procédures de retour en fournissant rapidement des documents d’identité ainsi que des capacités de vol en conséquence.

Concernant les personnes échouées en Libye et persécutées dans leur propre pays, le HCR tente, avec l’aide de l’Allemagne, d’organiser leur accueil dans d’autres pays. Lorsque des réfugiés ne peuvent plus rester en Libye parce qu’il leur faut craindre pour leur vie, le HCR procède à des évacuations d’urgence et les conduit par avion dans des pays voisins où ils peuvent attendre une possibilité de poursuivre leur voyage.

3. Mettre fin à l’instabilité en Libye

Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel en Libye, juin 2017 © Florian Gaertner/photothek.net
Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel en Libye, juin 2017 © Florian Gaertner/photothek.net© Florian Gaertner/photothek.net

Les conflits armés et les luttes de pouvoir que se livrent, depuis des années, différents groupes ont largement détruit les structures de l’État libyen. On compte plus de 200 000 déplacés à l’intérieur du pays. De nombreuses régions ne sont pas contrôlées par l’État mais par des milices armées. Il est extrêmement difficile dans ces conditions de mettre un terme aux agissements des trafiquants d’êtres humains et des passeurs criminels. C’est pourquoi l’Allemagne s’engage, aux côtés de l’UE, pour rétablir une plus grande stabilité des structures étatiques libyennes. Pour ce faire, elle encourage un processus d’unification politique. Elle finance par ailleurs des organisations humanitaires qui aident à la reconstruction du pays et assurent un approvisionnement de base de la Population.

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