Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Rendez‑vous des Unions européenne et africaine : Sigmar Gabriel à Abidjan

28.11.2017 - Communiqué de presse

Migrations, changement climatique, sécurité : l’Afrique et l’Europe n’ont jamais été aussi dépendantes l’une de l’autre. Aussi, ces dossiers seront au cœur du sommet qui réunira en Côte d’Ivoire les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et de l’Union africaine.

Migrations, changement climatique, sécurité : l’Afrique et l’Europe n’ont jamais été aussi dépendantes l’une de l’autre. Aussi, ces dossiers seront au cœur du sommet qui réunira en Côte d’Ivoire les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne et de l’Union africaine.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel se rend à Abidjan © Thomas Trutschel/photothek.net
Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel se rend à Abidjan © Thomas Trutschel/photothek.net© Thomas Trutschel/photothek.net

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel se rend à Abidjan dans la nuit de lundi à mardi (28 novembre) pour participer à une réunion des chefs de la diplomatie en amont du sommet UE‑UA. Dans la capitale ivoirienne, les ministres aborderont plusieurs questions très actuelles concernant les événements en Afrique et en Europe, entre autres la fragilité de la situation sécuritaire dans le Sahel, l’explosion démographique et les crises humanitaires. C’est déjà la cinquième édition de ce sommet des Unions européenne et africaine.

Ce qui se passe en Afrique a des répercussions en Europe

Formation de policiers au Mali © Florian Gaertner/photothek.net
Formation de policiers au Mali © Florian Gaertner/photothek.net© Florian Gaertner/photothek.net

L’instabilité des pays du Sahel a des effets directs sur le continent européen. Affaiblis par le terrorisme et les conflits tribaux, des pays comme le Mali, le Tchad, le Burkina Faso et le Niger risquent de devenir des zones de repli pour les trafiquants d’êtres humains et les milices armées. L’Allemagne s’emploie depuis longtemps à stabiliser la région, notamment à travers le ministère fédéral des Affaires étrangères qui finance, par exemple, des mesures de formation de la police ou des projets dédiés à la réconciliation des groupes ethniques rivaux.

L’Allemagne fournit de l’aide à l’auto-assistance

Lors de la réunion d’Abidjan, Sigmar Gabriel entend plaider pour que le soutien fourni par l’Union européenne dans le Sahel soit axé davantage sur l’aide à l’auto-assistance. « Nous devons permettre à ces pays d’empêcher les conflits avant même qu’ils n’apparaissent », a‑t‑il déclaré. L’Allemagne souhaite faire progresser des initiatives grâce auxquelles les États concernés pourront assurer eux‑mêmes plus de sécurité, par exemple à travers une force opérationnelle interarmées réunissant le Mali, le Tchad, le Burkina Faso, la Mauritanie et le Niger.

Promouvoir des investissements responsables

Explosion démographique : des jeunes élèves ougandais © Thomas Koehler/photothek.net
Explosion démographique : des jeunes élèves ougandais © Thomas Koehler/photothek.net© Thomas Koehler/photothek.net

Les perspectives économiques sont un autre facteur décisif de tout développement stable. Le continent africain connaît une croissance démographique spectaculaire, ce qui pose un défi extrêmement urgent pour l’avenir : comment saisir les opportunités économiques de cette évolution tout en limitant les risques qui y sont liés ? Pour répondre à cette question, les représentants de l’UE et de l’UA évoqueront les possibilités de promouvoir ensemble les investissements responsables, l’éducation et la création d’infrastructures.


  • Déclaration de Sigmar Gabriel avant son départ à Abidjan

    Avant de partir pour Abidjan à l’occasion du cinquième sommet UE‑UA, le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a déclaré aujourd’hui (27 novembre) à Berlin :

    « Qu’il s’agisse de la Corne de l’Afrique, du Sahel ou de la région des Grands Lacs : lorsque des populations fuient les conflits dans notre continent voisin, cela concerne directement les Européens. Si nous voulons éviter les crises, régler les conflits et promouvoir la paix, il nous faut trouver une stratégie politique capable d’associer sécurité, bonne gouvernance et développement. Avec nos partenaires internationaux, nous souhaitons appuyer l’architecture africaine de paix et de sécurité et renforcer l’autonomie de l’Afrique en matière de prévention des crises, de règlement des conflits et de stabilisation. Alors que la coopération germano-africaine dans le domaine de la paix et de la sécurité a déjà dix ans, nous prévoyons de dresser à Abidjan un bilan à partir des projets autour de la gestion des frontières et de la coopération policière, tout en discutant de l’orientation future de nos efforts, avec la participation de l’Union européenne.

    Il sera question également de promouvoir un développement économique durable et inclusif en Afrique. Ainsi, il est possible de créer des perspectives de travail et de vie pour les populations en apportant un soutien ciblé aux moyennes entreprises. L’Afrique ne pourra libérer tout son potentiel économique que lorsqu’elle sera entièrement intégrée, dans des conditions équitables, à l’économie mondiale. »

Contenus associés

Retour en haut de page