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Approfondir les relations politiques

27.03.2017 - Communiqué de presse

L’Allemagne et le Burkina Faso veulent continuer à développer de bonnes relations politiques. C’est ce qu’a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel à l’issue d’un entretien avec le chef d’État burkinabè.

L’Allemagne et le Burkina Faso veulent continuer à développer de bonnes relations politiques. C’est ce qu’a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel à l’issue d’un entretien avec le chef d’État burkinabè.

La chancelière Angela Merkel et le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré © Gouvernement fédéral
La chancelière Angela Merkel et le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré © Gouvernement fédéral© Gouvernement fédéral

Les mouvements migratoires vers l’Europe en provenance de pays africains et la coopération au développement ont également été abordés par les deux dirigeants.

Les deux pays ne sont pas uniquement liés par un partenariat de plusieurs années, dont plus de cinquante ans de bonnes relations, a souligné la chancelière fédérale à l’issue de l’entretien avec le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Depuis 1961, le Burkina Faso est également un partenaire de la coopération allemande au développement.

Aujourd’hui, l’on observe au Burkina Faso une nouvelle évolution marquante, avec une société active, qui a permis pour la première fois en 2015 la tenue d’élections libres dans le pays : « Ces élections ont été un véritable jalon dans l’histoire du Burkina Faso », a souligné Angela Merkel.

L’Allemagne et le Burkina Faso entretiennent des relations diplomatiques depuis 1960. La plus récente manifestation de ces dernières a été la visite du président du parlement burkinabé en Allemagne, en janvier de cette année. Par ailleurs, le ministre fédéral du Développement Gerd Müller s’est rendu au Burkina Faso fin février 2017.

Développer les relations économiques

Pour développer les relations économiques avec le Burkina Faso, la chancelière a annoncé un investissement de la part de HeidelbergCement. Un échange intensif aura également lieu dans le cadre de l’association pour l’Afrique de l’économie allemande (Afrika-Verein der deutschen Wirtschaft).

M. Kaboré a salué la volonté manifestée par des entreprises allemandes de développer leur engagement économique au Burkina Faso. Dans ce contexte, il a cité entre autres la création de petites et moyennes entreprises dans le domaine de la chaîne de valeur de produits agricoles.

Renforcer les coopérations en matière de développement

« En matière de coopération au développement, nous voulons répondre davantage aux besoins et aux souhaits du Burkina Faso », a annoncé Mme Merkel. Pour ce faire, la négociation d’un nouvel accord de coopération sera à l’ordre du jour cet été.

Le président burkinabé a souligné l’importance de mesures allemandes en matière de développement, comme l’initiative du G20 intitulée « Compact with Africa ». Celle-ci soutient des investissements privés dans des pays africains et améliore les conditions générales sur les plans économique et financier.

Formation professionnelle et énergies renouvelables au premier plan

La formation professionnelle sera placée au premier plan dans le domaine de l’agriculture, a déclaré Angela Merkel. Cela s’appliquera par exemple au développement des chaînes de valeur dans le secteur de la transformation du coton. L’Allemagne s’engagera encore plus à l’avenir dans le secteur de l’énergie également, en particulier dans l’approvisionnement en énergies renouvelables.

L’Allemagne est le troisième pourvoyeur d’aide bilatérale au Burkina Faso. À cet égard, la coopération allemande au développement se concentre sur l’agriculture, l’approvisionnement en eau et l’assainissement ainsi que sur la décentralisation. La protection des droits des enfants est également un sujet central des mesures de développement. Dans tous les domaines, la formation professionnelle est un thème transversal important. Le volume d’aide de la coopération allemande au développement a atteint 113 millions d’euros entre 2015 et 2017.

Mettre en évidence les chances pour la jeunesse

Afin de lutter contre les mouvements migratoires en provenance de pays africains et à destination de l’Europe, les deux dirigeants étaient d’accord pour dire que l’on devait durablement empêcher les populations de s’en remettre aux passeurs et de risquer leur vie.

La chancelière a souligné que les deux pays voulaient également améliorer leur coopération en matière de retour de personnes venant du Burkina Faso et tenues de rentrer chez elles. Elle a aussi déclaré que les projets pour la jeunesse menés dans le cadre de la coopération au développement visaient à mettre clairement en évidence « qu’il existe des perspectives sur place, que les jeunes de ces pays doivent s’investir dans la construction de leur pays, car c’est là que se joue l’avenir ».

Renforcement de la sécurité dans la lutte antiterroriste

L’Allemagne continuera également de s’engager dans la lutte contre le terrorisme au Burkina Faso, en particulier au vu des menaces émanant des pays voisins que sont le Mali et le Niger. En plus de la coopération avec le G5 Sahel dans la lutte antiterroriste, Angela Merkel a expliqué qu’il s’agissait de voir maintenant « si l’Allemagne et l’UE allaient réussir à intégrer davantage de forces du Burkina Faso dans les missions de formation de l’Union européenne (EUTM) ».


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