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Fuite et migration : l’Allemagne participe à hauteur de 48 millions d’euros à l’initiative de l’UE et de l’OIM

20.12.2016 - Communiqué de presse

Une initiative commune de l’Union européenne et de l’Organisation internationale pour les migrations vise à rendre les itinéraires migratoires plus sûrs et à aider les personnes en fuite à rentrer dans leur pays.

Une initiative commune de l’Union européenne et de l’Organisation internationale pour les migrations vise à rendre les itinéraires migratoires plus sûrs et à aider les personnes en fuite à rentrer dans leur pays. L’Allemagne participe à hauteur de 48 millions d’euros à cette initiative.

Le Burkina Faso, le Cameroun, le Tchad, la Gambie, le Ghana, la Guinée-Bissau, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et la Libye : tous ces pays sont partenaires de l’initiative commune de l’UE et de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui vise à rendre les itinéraires migratoires plus sûrs, tout particulièrement en Méditerranée, et à aider les personnes en fuite à rentrer dans leur pays.

La participation allemande : 48 millions d’euros

Le camp de réfugiés de Zaatari en Jordanie © photothek.net
Le camp de réfugiés de Zaatari en Jordanie© photothek.net

Cette initiative est financée par le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique de l’Union européenne. L’enveloppe prévue pour les prochaines années est de 100 millions d’euros. L’Allemagne entend verser 48 millions d’euros à titre de participation aux programmes. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré au sujet de l’initiative : « La gestion des causes profondes des migrations ne pouvant pas être endossée par un pays à lui seul, nous devons également veiller à mieux gérer cette problématique à l’échelon européen et mondial. »

Dans la région, les flux migratoires sont complexes ; différents groupes fuient pour différentes raisons, les travailleuses et travailleurs tout comme les mineurs non accompagnés et les personnes en quête de protection. Indépendamment de leur statut, des dangers les guettent sur les routes migratoires, notamment du fait des réseaux de passeurs.

Selon le chef de la diplomatie allemande, cette initiative vise avant tout à empêcher les populations de se lancer sur des routes migratoires dangereuses, ou du moins à leur proposer une protection et une aide sur ces routes. Il s’agit d’aider les pays d’origine et de transit, tout spécialement en Afrique de l’Ouest et dans la zone du Sahel, à créer des perspectives crédibles incitant les populations à rester dans leur pays ou à revenir volontairement.

Les centres de migration, points d’information et de soutien

Frank-Walter Steinmeier dans un centre d’hébergement provisoire de réfugiés au Mali (archives) © Imo/photothek.net
Frank-Walter Steinmeier dans un centre d’hébergement provisoire de réfugiés au Mali (archives)© Imo/photothek.net

Afin de faire face à ces enjeux, l'initiative fixe plusieurs priorités pour les trois années à venir. Tout d'abord, des centres de migration seront créés sur les principales routes migratoires avec pour but d'informer et de soutenir les personnes en fuite. Outre leur approvisionnement en denrées alimentaires de base, ces personnes bénéficieront d'un soutien médical et psychosocial. En même temps, les centres s'appliqueront à améliorer l'accès aux informations concernant par exemple les pays de destination et à aider les personnes en fuite à retrouver des proches. Ils aideront par ailleurs les personnes en fuite à rentrer volontairement dans leur pays d'origine. Leur réintégration sur place fera également partie des préoccupations.

Pour finir, les centres de migration collecteront des données concernant le nombre de personnes en fuite et la nature des flux migratoires, afin de mieux comprendre les causes profondes de départ des populations et d'adapter en conséquence les réponses politiques.



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