Willkommen auf den Seiten des Auswärtigen Amts

Alep et les relations de l'UE avec l'Afrique au cœur du Conseil des affaires étrangères de l'UE

13.12.2016 - Communiqué de presse

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a pris part ce lundi (12 décembre), à Bruxelles, à une réunion du Conseil des affaires étrangères. Au menu de cette session : la Syrie, les relations UE-Afrique et le processus de paix en Colombie.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a rencontré ce lundi (12 décembre) ses homologues européens à l'occasion de la réunion, à Bruxelles, du Conseil des affaires étrangères. Étant donné la situation dramatique à Alep, la Syrie a été l'une des priorités abordées au cours des discussions des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne. D'autres points à l'ordre du jour étaient notamment les relations de l'UE avec l'Afrique ainsi qu'une rencontre avec le président colombien, Juan Manuel Santos.

Une nouvelle tentative nécessaire pour améliorer la situation en Syrie

Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont discuté de la situation en Syrie. Samedi, M. Steinmeier avait participé, à Paris, à une réunion internationale sur la Syrie. « Les mots nous manquent pour décrire les immenses souffrances des habitants d'Alep », avait déclaré à cette occasion le chef de la diplomatie allemande. Il est de notre « devoir d'aider, d'un point de vue moral et juridique », avait il estimé, avant d'ajouter que l'échec des nombreuses tentatives entreprises jusqu'à maintenant pour fournir une aide humanitaire à Alep ne devait pas signifier qu'il faille renoncer à poursuivre les efforts.

L'approvisionnement humanitaire, une priorité majeure

À son arrivée à Bruxelles dans la matinée, M. Steinmeier a déclaré : « S'il est impossible pour l'heure de parvenir à un règlement politique global pour la Syrie, l'approvisionnement humanitaire de la population doit être une priorité majeure. » Il faut par ailleurs parvenir à conclure des trêves qui « déboucheront, espérons-le, sur un cessez-le-feu », a-t-il insisté. Et il a estimé nécessaire, vu les images et les nouvelles qui nous parviennent d'Alep depuis des semaines, de punir ceux qui se sont rendus coupables de crimes contre l'humanité. Après la réunion qui s'est tenue à Paris le week-end dernier, les entretiens doivent se poursuivre à Vienne, a déclaré M. Steinmeier.

Face à la situation dans l'ensemble du pays, le ministre allemand a fait le constat suivant à l'issue de sa rencontre avec ses homologues européens : « Quel que soit le destin d'Alep, le conflit ne pourra se résoudre par la voie militaire. La Russie et l'Iran devront eux aussi l'admettre. » Il est donc indispensable de revenir à des entretiens politiques, et ce, le plus tôt possible, a conclu M. Steinmeier.

Les relations avec l'Afrique au centre des préoccupations

Outre les crises et conflits aigus, les ministres européens des Affaires étrangères ont également abordé des sujets stratégiques. Ainsi la coopération de l'UE avec l'Afrique a-t-elle été l'un des thèmes de ce Conseil des affaires étrangères. La ceinture de pays situés directement au sud du Sahara - que l'Union européenne souhaite beaucoup voir se stabiliser notamment en raison des migrations - a joué un rôle important. Dans ce contexte, M. Steinmeier a fait un compte rendu de ses déplacements en Afrique. « Il nous faut pouvoir offrir d'autres possibilités aux habitants de la région », a insisté le ministre allemand. L'Union doit, selon lui, trouver des leviers afin d'apporter une aide encore plus efficace. M. Steinmeier a également souligné que l'Afrique était l'un des thèmes inscrits en tête de l'ordre du jour de la présidence allemande du G20, qui a débuté le 1er décembre.

L'UE aux côtés de la Colombie sur la voie de la paix et de la réconciliation

Durant l'après-midi, les ministres européens des Affaires étrangères ont eu une discussion avec le président columbien, Juan Manuel Santos. Ce dernier vient de recevoir le prix Nobel de la paix pour ses efforts déployés dans le processus de paix en Colombie. Avant la rencontre, M. Steinmeier avait déclaré que le président colombien présenterait à ses interlocuteurs la voie colombienne vers la paix et la réconciliation. « Il peut être certain que, du côté européen, nous soutenons cette voie », a déclaré le chef de la diplomatie allemande.

L'Allemagne est active à différents niveaux pour aider à la réalisation de cet objectif a-t-il précisé. Aujourd'hui, M. Steinmeier et ses homologues avanceront encore d'un pas en signant ensemble l'accord constitutif du Fonds fiduciaire de l'UE pour la Colombie. L'Allemagne y contribue également à hauteur de 3 millions d'euros.


Contenus associés

Retour en haut de page