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Maria Böhmer lors de la Journée internationale de la femme : Pour une politique étrangère sensible à l’égalité des sexes !

11.03.2016 - Communiqué de presse


À l’occasion de la Journée internationale de la femme, la ministre adjointe aux Affaires étrangères, Maria Böhmer, a fait la déclaration suivante le 8 mars 2016.


  • Cette année, la Journée internationale de la femme nous donne l’occasion de réfléchir à l’importance de la politique étrangère pour un monde où prévaut l’égalité des sexes. Où voulons‑nous aller sur le plan international ? Quels résultats avons‑nous déjà obtenus ? Que nous reste‑t‑il encore à faire ?

    Je suis heureuse que l’Allemagne compte parmi les défenseurs les plus actifs d’un monde respectueux de l’égalité des sexes. Égalité de droits, de devoirs, de chances et de pouvoir pour tout homme et femme, c’est là un principe important qui guide notre politique étrangère.

    Je m’engage à ce que les questions relatives à l’égalité entre les sexes, l’autonomisation des femmes et les droits fondamentaux des femmes soient également prises en compte dans l’agenda international.

    L’égalité des sexes est un facteur important pour le développement économique, écologique et social durable de notre planète. Lors du sommet des Nations unies en septembre 2015, nous avions réussi à ancrer les questions de l’égalité des sexes et l’autodétermination des femmes et des filles comme l’un des 17 objectifs mondiaux du Programme de développement durable à l’horizon 2030. C’est pourquoi je soutiens le thème de cette année choisi par les Nations unies pour la Journée internationale de la Femme : « Planète 50‑50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ».

    La prévention des crises, le règlement des conflits et la consolidation de la paix dont nous avons si urgemment besoin dans de nombreux endroits du monde, et principalement en Ukraine, en Syrie et en Libye, ne peuvent être une réussite que si ces objectifs tiennent compte de l’égalité des sexes et des perspectives sexospécifiques.

    Les femmes ont besoin d’une protection particulière face à la violence à laquelle elles sont confrontées dans les conflits armés. Nous devons intensifier la lutte contre toute forme de guerre sexuelle. Nous devons mettre un terme à l’impunité et poursuivre les responsables pour crime de guerre.

    Les femmes doivent en outre participer à la résolution des crises car la reconstruction ne peut se réaliser qu’avec leur contribution. Elles doivent être encore mieux intégrées dans les processus et les institutions politiques ainsi que dans la planification et l’organisation du personnel participant aux opérations de maintien de la paix, ou encore dans les négociations d’accords de paix.

    C’est pourquoi je me réjouis que nous ayons saisi l’occasion du 15e anniversaire du Programme des Nations unies sur les femmes, la paix et la sécurité pour intensifier notre engagement. Nous avons notamment dégagé un million d’euros en 2015 pour soutenir le Comité international de la Croix‑Rouge (CICR) dans la lutte contre les violences sexuelles commises lors de conflits armés et nous financerons à nouveau ce programme d’aide humanitaire en 2016. Je me félicite que, dans le cadre de la présidence allemande de l’OSCE en 2016, nous ayons désigné conjointement avec la directrice de l’Institut pour les femmes, la paix et la sécurité de l’université de Georgetown à Washington, Melanne Verveer, une représentante spéciale pour les questions d’égalité des sexes. Celle‑ci s’est déjà engagée dans le monde en faveur de l’autonomisation politique et économique des femmes, à la demande du président américain Barack Obama et de l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.

    Nous avons besoin d’un partenariat mondial de femmes pour les femmes et devons pour cela miser sur des forums de dialogue internationaux, comme le forum de dialogue du G7 qui avait réuni des femmes du monde entier sur l’invitation de la chancelière Angela Merkel en septembre 2015. Parmi les participantes figuraient la reine Rania de Jordanie, la présidente du Libéria Ellen Johnson Sirleaf, la première ministre norvégienne Erna Solberg, l’administratrice du Programme des Nations unies pour le développement Helen Clark, la directrice générale de l’Organisation mondiale de la Santé Margaret Chan, la présidente de la Commission de l’Union africaine Nkosazana Dlamini‑Zuma, ainsi que la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean.

    Donner aux femmes le courage de prendre leur vie en main était l’un des objectifs de ce forum. Parmi les sujets, on comptait notamment la formation professionnelle des femmes et des filles, l’autonomie entrepreneuriale et la participation économique des femmes, la participation politique, les chances des femmes dans le monde du numérique et l’accès des femmes aux soins de santé de base.

    Et maintenant pour en revenir à ma question sur ce qu’il nous reste encore à accomplir :

    Il ne peut y avoir de monde équitable pour les deux sexes sans que nous unissions nos forces. États, société civile, économie, sciences et citoyens doivent travailler de concert afin que l’égalité de droits, de devoirs, de chances et de pouvoir pour tout homme et femme n’existe pas uniquement sur le papier mais devienne bien réalité.

    Je soutiens les très nombreuses personnes et organisations de la société civile en Allemagne et dans le monde qui s’engagent pour l’égalité des femmes et des hommes. La campagne #HeForShe d’ONU Femmes offre une plateforme importante pour l’engagement de la société civile sur le plan international.


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