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Focus sur les crises oubliées : 125 millions de dollars US provenant du Fonds central pour les interventions d’urgence

De l’aide humanitaire en République démocratique du Congo

De l’aide humanitaire en République démocratique du Congo, © UN OCHA/Angelique Rime

16.04.2019 - Article

Congo, Ukraine, Niger et Tchad : l’opinion publique mondiale a perdu de vue de nombreuses crises. Le Fonds central pour les interventions d’urgence débloque 125 millions de dollars US pour des mesures d’aide aux crises oubliées.  

Cela fait déjà des années que la crise humanitaire en Syrie fait la une de l’actualité – les besoins d’assistance sont immenses. Mais des crises humanitaires frappent également d’autres régions du monde, et cela souvent sans que le public n’en soit conscient : les « crises oubliées », comme on les appelle, sont généralement des crises de longue durée qui s’accompagnent de besoins humanitaires élevés. Ainsi, la situation de la République démocratique du Congo, du Niger et du Tchad ne retient pas l’attention du public.

Ce manque d’attention se fait sentir : les dons se font plus rares et moins de biens de secours sont mis à disposition. Pourtant, même quand une crise ne fait plus l’objet de l’attention du public, les personnes en détresse restent souvent tributaires d’actions humanitaires vitales.

Un soutien aux crises les plus oubliées

Le Fonds central pour les interventions d’urgence (CERF) fournit des aides financières destinées aux crises humanitaires. Le coordinateur des secours d’urgence des Nations Unies, Mark Lowcock, vient d’annoncer que 125 millions de dollars US allaient être débloqués pour de l’aide humanitaire destinée à treize crises oubliées. Ces fonds seront entres autres utilisés en République démocratique du Congo, en Ukraine, au Niger et au Tchad.

Jusqu’à présent, jamais autant de moyens financiers n’avaient été versés par le Fonds. Cette somme record illustre la dimension des besoins humanitaires à l’échelle mondiale, notamment dans des crises « oubliées » et donc sous-financées.

L’Allemagne est le deuxième bailleur de fonds du CERF

Depuis 2017, l’Allemagne est le deuxième bailleur de fonds du CERF et soutient ce dernier en tant que moyen efficace pour répondre aux besoins humanitaires de manière ciblée et coordonnée. En 2018, l’Allemagne a versé 95 millions d’euros au CERF, ce qui correspond à presque 20 % des contributions mondiales au fonds.

Par ailleurs, en soutenant le CERF, l’Allemagne souligne son attachement au multilatéralisme. Le fonds suit la devise « for all, by all »: tous les États membres des Nations Unies peuvent y contribuer et tous peuvent bénéficier de son assistance, par le biais des organisations de l’ONU, en cas de crise humanitaire. Le CERF reçoit donc des grandes et petites contributions financières qui sont essentielles pour les personnes en détresse. À travers sa contribution, l’Allemagne appuie les objectifs du CERF et invite d’autres pays à se rallier à cet engagement.

Un tiers du budget consacré aux crises oubliées

Le CERF consacre environ un tiers de son budget aux crises oubliées. Les mesures d’aide financées par ces contributions incluent, par exemple, la garantie d’un approvisionnement de base vital (soins de santé, approvisionnement en eau et en nourriture, hébergements d’urgence) pour les personnes nécessitant une protection.

Le CERF a été créé en 2006 et constitue un moyen efficace pour, d’une part, encourager les actions humanitaires le plus tôt possible et, d’autre part, mobiliser de l’aide humanitaire pour les personnes vivant dans des régions frappées par des crises persistantes, oubliées et sous-financées, afin de sauver des vies humaines et d’éviter des souffrances inutiles.

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