Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Œuvrer ensemble à la stabilisation : le Mali au Conseil de sécurité des Nations Unies

Écusson des Nations Unies sur l’uniforme d’un soldat dans le camp Castor de la mission onusienne MINUSMA à Gao au Mali

Écusson des Nations Unies sur l’uniforme d’un soldat dans le camp Castor de la mission onusienne MINUSMA à Gao au Mali, © Xander Heinl/photothek.net

01.04.2019 - Article

Des attentats répétés au Mali démontrent que le pays continue à faire face à des défis importants. Le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas discute à New York de la manière dont l’opération de la paix MINUSMA peut aider le gouvernement malien à instaurer lui-même un climat de sécurité.

MINUSMA, un garant de la paix et de la sécurité

Heiko Maas prend la parole au sujet de la MINUSMA, la mission des casques bleus au Mali, durant le débat du Conseil de sécurité
Heiko Maas prend la parole au sujet de la MINUSMA, la mission des casques bleus au Mali, durant le débat du Conseil de sécurité© Thomas Imo/photothek.net

Le matin du 29 mars, le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas s’est entretenu avec des représentantes et de représentants de plus de 100 pays sur la manière dont les opérations de la paix des Nations Unies pouvaient être renforcées. L’après-midi, le Conseil de sécurité a discuté d’une mission concrète : la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA).

Le Mali est un pays stratégique pour la sécurité de la région du Sahel. Sa situation sécuritaire a des conséquences directes sur ses pays voisins, mais aussi sur l’Europe. Un accord de paix entre le gouvernement malien et des organisations rebelles a été signé en 2015, mais la situation reste tendue. À l’heure actuelle, la MINUSMA est le garant décisif de la paix et de la sécurité dans le pays. Désormais, des discussions doivent être menées avec le gouvernement malien pour voir comment continuer à améliorer la situation à l’avenir.

Déplacement en Afrique de l’Ouest : différentes phases dans le cycle de la gestion internationale des crises

Heiko Maas en discussion avec le premier ministre malien avant la réunion du Conseil de sécurité
Heiko Maas en discussion avec le premier ministre malien avant la réunion du Conseil de sécurité© Thomas Imo/photothek.net
Heiko Maas s’est déjà récemment rendu en Sierra Leone, au Burkina Faso et au Mali. Ces pays ont en commun le fait qu’ils se trouvent tous dans des phases différentes de la gestion internationale des crises, que ce soit dans le domaine de la prévention des conflits, de la sortie de crise ou de la consolidation durable de la paix après la crise. La prévention des conflits, la consolidation durable de la paix et le renforcement d’une approche globale pour le règlement et la prévention des conflits constituent des priorités de la politique étrangère allemande et du mandat de l’Allemagne au Conseil de sécurité.

Une mission onusienne réussie avec la participation de la Bundeswehr

Forte de ses quelque 1100 soldates et soldats et 20 policières et policiers, la MINUSMA est, à l’heure actuelle, la principale opération extérieure allemande de la Bundeswehr dans le cadre d’une mission de l’ONU. L’engagement de l’Allemagne au Mali poursuit une approche globale qui allie des missions militaires, des projets civils, la coopération au développement et l’aide humanitaire.

Dans le cadre de la MINUSMA, la Bundeswehr contribue à rétablir l’ordre étatique dans le nord du Mali, et donc à la paix et à la stabilité du pays. Cela a des répercussions positives directes sur la stabilité de l’ensemble de la région du Sahel. La mission porte ses fruits : le cessez-le-feu entre les parties en conflit tient en grande partie, l’accès au nord du Mali a pu être amélioré et les élections nationales de 2018 se sont déroulées dans un climat globalement pacifique.

La MINUSMA a été mise sur pied en 2013 par le Conseil de sécurité de l’ONU. Le mandat actuel des Nations Unies s’achèvera fin juin 2019. Cette mission vise à appuyer la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger conclu entre le gouvernement malien et les rebelles. L’une de ses principales priorités consiste à renforcer les structures étatiques dans le nord du pays, à protéger la population civile et à contribuer à la stabilisation des régions frappées par le conflit.

Retour en haut de page