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Les cinq projets les plus importants de l’Allemagne et de la France au Conseil de sécurité

Les ministres allemands et français des Affaires étrangères Heiko Maas et Jean-Yves Le Drian

Les ministres allemands et français des Affaires étrangères Heiko Maas et Jean-Yves Le Drian, © Photothek.net/Inga Kjer

06.03.2019 - Article

Aachen goes Eastriver – avec les premières présidences jumelées au Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Allemagne et la France veulent notamment se consacrer à la prise de responsabilité dans les conflits.

Le 1er mars, l’Allemagne et la France ont lancé un projet historique au Conseil de sécurité des Nations Unies. Les deux pays fusionnent pour les deux prochains mois leur présidence respective – la France au mois de mars et l’Allemagne au mois d’avril – en des « Zwillingspräsidentschaften », des présidences jumelées avec un programme ambitieux élaboré en commun. De cette façon, ils mettent aussi en œuvre le traité d’Aix-la-Chapelle sur la scène internationale, car ce dernier stipule une coopération étroite entre les deux pays, y compris au Conseil de sécurité de l’ONU. Par ailleurs, avec leurs initiatives communes, l’Allemagne et la France font également avancer l’agenda européen dans l’organe le plus important des Nations Unies et veulent ainsi renforcer la voix de l’Europe et des valeurs communes. Le message est clair : seule la coopération multilatérale peut consolider la paix à l’échelle mondiale.

Quels sont les points de l’ordre du jour commun ?

1 - La région du Sahel au centre de l’attention

Avec la Côte d’Ivoire, l’Allemagne et la France organisent fin mars un voyage du Conseil de sécurité au Mali et au Burkina Faso, qui portera principalement sur la prévention des crises et la coopération étroite de l’UE avec les Nations Unies dans la région et dans les domaines de la paix et de la sécurité. Ensuite, il sera question de la situation au Mali et de l’opération de la paix MINUSMA, y compris au sein même du Conseil de sécurité. Lors de son récent déplacement en Afrique de l’Ouest, le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas avait souligné l’engagement financier et humain de l’Allemagne sur place et dans toutes les phases de la gestion des crises.

2 - Protéger les travailleurs humanitaires, renforcer le droit international humanitaire et les principes humanitaires

L’Allemagne et la France veulent renforcer le droit international humanitaire et les principes humanitaires. En guise de pont entre les deux présidences, les deux pays veulent trouver des questions aux réponses suivantes lors de deux manifestations à New York début avril : comment peut-on mieux protéger à l’échelle mondiale le personnel humanitaire contre la violence dans les zones de conflits ? Comment peut-on mieux mettre en œuvre les engagements existants et les faire appliquer ? Le nombre de conflits où le droit international humanitaire et les principes humanitaires ne sont pas respectés est beaucoup trop élevé. Autre question : comment fournir plus efficacement des biens de première nécessité aux personnes en détresse ? Heiko Maas se rendra à New York au début de la présidence allemande pour en discuter.

3 - Réduire les armes de petit calibre et endiguer le financement du terrorisme

L’Allemagne et la France soutiennent conjointement la lutte contre le trafic d’armes dans les Balkans. À cet effet, la coopération des autorités dans six États des Balkans occidentaux doit, entre autres, être améliorée. Les deux pays veulent présenter cette initiative aux Nations Unies, car elle est efficace et peut servir de modèle pour d’autres régions, par exemple l’Afrique de l’Ouest, l’Amérique latine ou les Caraïbes.

Dans le cadre de sa présidence au Conseil de sécurité, la France mettra également l’accent sur la lutte contre le financement mondial du terrorisme.

4 - Une plus grande protection et participation des femmes

Le nombre de femmes participant aux processus politiques doit augmenter. La France et l’Allemagne poursuivront également cet objectif à la mi-mars lors d’une séance informelle du Conseil de sécurité qui se concentrera sur la région du Sahel. En outre, l’Allemagne fera notamment avancer sa thématique prioritaire « Les femmes, la paix et la sécurité » au mois d’avril au Conseil de sécurité. Deux débats ouverts auront lieu sur les femmes participant aux opérations de la paix des Nations Unies et sur la lutte et la prévention contre les violences sexuelles dans les conflits. En l’an 2000, la résolution onusienne 1325 avait posé de nouveaux jalons eu égard à la participation politique et à la protection des femmes dans les conflits. Depuis, ce sujet est traité davantage à l’échelle internationale. L’Allemagne s’engage pour sa mise en œuvre avec un plan d’action national, mais aussi au sein de l’UE. La ministre adjointe Michelle Müntefering a déclaré à New York à ce sujet : « Nous ne pouvons pas nous permettre de négliger le potentiel des femmes en matière de sécurité, de stabilité et de paix durable, comme c’est encore le cas aujourd’hui. » Vous trouverez plus d’informations à ce sujet ici.

5 – Désarmement

Le désarmement doit figurer à nouveau plus souvent à l’ordre du jour international, comme l’avait souligné Heiko Maas à maintes reprises. Début avril, l’Allemagne présidera une séance du Conseil de sécurité sur la non-prolifération nucléaire et le désarmement. Heiko Maas aimerait renforcer le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, ses principes et les engagements qu’il contient. L’Allemagne s’engage entre autres dans le cadre de l’initiative de sécurité contre la prolifération qui cherche à interdire le transport de matériaux utilisés pour les d’armes de destruction massives.

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