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Les déséquilibres mondiaux, sources de conflits et de migration

09.09.2016 - Communiqué de presse

Comme l’a souligné le ministre du développement Gerd Müller lors de son discours de présentation du budget devant le Bundestag, le gouvernement fédéral a doublé son engagement pour la politique de développement au cours des onze dernières années.

Afin de résoudre les problèmes liés aux déséquilibres mondiaux et aux flux de réfugiés, le ministre a réclamé un vaste ensemble de mesures au niveau national, européen et mondial. Dans son discours sur le budget devant le Bundestag allemand, le ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement a fait ressortir l’étendue du rôle joué par ce domaine politique. Il a expliqué que face à la « croissance explosive de la population mondiale » et aux risques qui l’accompagnent, la « politique de développement [est] aussi, en ce sens, une politique de paix et de sécurité », avant d’ajouter qu’eu égard à la réforme nécessaire des Nations Unies, la politique de développement relève également de la politique extérieure.

Le gouvernement fédéral s’attaque avec détermination aux défis résultants des déséquilibres entre pays industrialisés et pays émergents. « Depuis qu’Angela Merkel est chancelière, le budget du ministère du développement a doublé » : l’Allemagne est donc « sur la bonne voie » pour atteindre l’objectif de 0,7 % fixé par les Nations Unies.

Précisant que les pays industrialisés, dont l’Allemagne, détiennent 90 % du patrimoine mondial et consomment 80 % des ressources mondiales, Gerd Müller estime que cela ne peut pas continuer ainsi : « C’est source de conflits, de tensions, de guerres et de querelles, et cela fait fuir des millions d’êtres humains. »

Afin de remédier à ces problèmes, le ministre du développement pense que des approches politiques s’imposent à tous les niveaux – national, européen et mondial.

  • Au niveau national, le ministre a exigé que l’Allemagne mette en œuvre, comme convenu, les derniers accords des Nations Unies – à savoir les « objectifs de développement durable », qui devront être atteints à l’horizon 2030, et l’accord de Paris sur le changement climatique. Gerd Müller a également demandé de l’aide pour le plan relatif à une « loi fiscale sur l’aide au développement » en vue de promouvoir les investissements du secteur privé dans le tiers monde par le biais d’incitations fiscales.
  • Selon le ministre, l’UE devrait présenter une refonte de sa politique de développement et de sa politique africaine, notamment à l’aide d’un « plan Marshall » destiné aux régions du Proche-Orient et de l’Afrique. Selon lui, l’UE a également besoin d’une « politique commune pour l’asile, les étrangers et l’immigration ».
  • Au niveau international, il faudrait, d’après le ministre, réformer le Conseil de sécurité de l’ONU afin de pouvoir apporter des réponses aux questions qui se posent pour l’avenir de l’humanité. Gerd Müller souhaiterait par ailleurs qu’une nouvelle organisation mondiale du commerce se développe « en s’éloignant du libre-échange pour laisser la place au commerce équitable ». Pour terminer, il a exprimé le désir que l’ONU crée un fonds mondial pour les réfugiés qui serait doté de 10 milliards d’euros.

Pour illustrer quelles peuvent être les retombées positives et concrètes de la politique de développement, Gerd Müller s’est référé à l’engagement du gouvernement fédéral en Turquie : prochainement, 6 000 enseignantes et enseignants syriens y « donneront cours à des dizaines de milliers d’enfants dans des camps de réfugiés, avec l’argent du contribuable allemand ». Pour lui, il s’agit là d’une « forme de coopération extraordinaire ».


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