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Table ronde sur la fuite et la migration

13.07.2016 - Communiqué de presse

Lutter contre les causes migratoires et venir en aide aux personnes en fuite : comment la communauté internationale peut‑elle s’acquitter de ces tâches herculéennes ?

M. Steinmeier et les représentants des organisations d’aide aux réfugiés lors de la conférence de presse commune © Trutschel/Photothek
M. Steinmeier et les représentants des organisations d’aide aux réfugiés lors de la conférence de presse commune © Trutschel/Photothek© Trutschel/Photothek

Lutter contre les causes migratoires, aider les personnes en fuite, mettre fin aux agissements des filières de passeurs, intégrer les personnes nécessitant protection et, le cas échéant, permettre le retour de ces personnes dans leur pays d’origine : comment la communauté internationale peut‑elle s’acquitter de ces tâches herculéennes ?

Contraints par la guerre, la faim et l’oppression de quitter leur pays, 65 millions d’êtres humains dans le monde sont actuellement en fuite. Ce chiffre montre bien que les mouvements migratoires mondiaux resteront un défi d’ampleur historique.

« Compte tenu de l’importance de la tâche à accomplir, nous ne saurions nous accorder de répit », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, qui réunissait pour la deuxième fois à Berlin les dirigeants du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et de la Banque mondiale ainsi que le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour les migrations internationales et le développement, Peter Sutherland, et le commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté, Dimitris Avramopoulos.

L’Allemagne finance une nouvelle plateforme d’analyse

Tous les participants se sont accordés à dire qu’une coopération encore plus étroite et une planification à long terme étaient le seul moyen de relever le défi. « Lorsque retentit la sonnette d’alarme, il est souvent déjà trop tard », a déclaré M. Steinmeier. L’Allemagne va donc financer une nouvelle plateforme d’analyse sur les migrations mondiales qui sera mise en place en collaboration avec l’OIM à Berlin. Les nouveaux instruments d’analyse fourniront des données complètes dont il est urgent de disposer pour gérer les migrations et l’aide aux réfugiés.

M. Steinmeier a souligné la nécessité de coopérer étroitement avec les organisations d’aide aux réfugiés © Trutschel/Photothek
M. Steinmeier a souligné la nécessité de coopérer étroitement avec les organisations d’aide aux réfugiés © Trutschel/Photothek© Trutschel/Photothek

Les dirigeants des organisations internationales réclament avant tout davantage de vraie solidarité pour faire face aux crises migratoires. « Il est grand temps de trouver une réponse vraiment multilatérale. Non seulement l’Allemagne mais tous les États nationaux doivent porter des responsabilités », a déclaré Peter Sutherland, avant d’ajouter que les valeurs fondamentales des Nations Unies et de l’Union européenne engageaient tous les États membres à apporter ensemble de l’aide aux personnes en détresse.

 

« Ce qui se passe en Europe, c’est moins une crise de réfugiés qu’une crise de solidarité », a relevé le directeur général de l’OIM, William Swing, en appelant à la mémoire historique européenne : « Nombreux sont malheureusement ceux qui ont aujourd’hui oublié que le HCR et l’OIM ont été fondés dans les années cinquante pour aider les Européens en fuite. »

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