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Premier Sommet humanitaire mondial à Istanbul

24.05.2016 - Communiqué de presse

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a participé lundi (23 mai) à l’ouverture du Sommet d’Istanbul, en Turquie, en compagnie de la chancelière fédérale, Angela Merkel, et du ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement, Gerd Müller.

Le Sommet mondial sur l’action humanitaire se tient les 23 et 24 mai 2016 à Istanbul. Ce sommet organisé à l’initiative du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, est le premier sommet de ce type. La chancelière fédérale Angela Merkel, le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et le ministre fédéral de la Coopération économique et du Développement Gerd Müller y représentaient le gouvernement fédéral. Compte tenu des 125 millions d'êtres humains qui dépendent de l’aide humanitaire sur toute la planète, le chef de la diplomatie allemande a dit considérer ce sommet d’Istanbul comme « plus urgent que jamais ».

Un nombre grandissant de personnes dans la détresse

Le Sommet mondial sur l’action humanitaire a été organisé à l’initiative du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon © Photothek / Koehler
Le Sommet mondial sur l’action humanitaire a été organisé à l’initiative du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon © Photothek / Koehler© Photothek / Koehler

Les chiffres sont parlants : il y a 10 ans, à peu près 32 millions de personnes étaient tributaires de l’aide humanitaire. Aujourd’hui, elles sont environ quatre fois plus. Le changement climatique, l’extrême pauvreté, la pénurie d’eau et d’aliments, les migrations et les épidémies ont pour conséquence qu’un nombre croissant d’êtres humains connaissent une situation de détresse telle qu’ils dépendent du soutien d’organisations humanitaires. Dans les situations de crise aigües, des ressources financières suffisantes et une action bien coordonnée des nombreux acteurs nationaux et internationaux sont en ce sens primordiales. Cela s’applique aussi et surtout à la rapidité qui peut être un facteur vital quand il s’agit de sauver des personnes ensevelies ou qui meurent de faim.

Aide humanitaire et coopération au développement

Afin de répondre aux besoins humanitaires accrus et d’améliorer le système humanitaire mondial, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a pris l’initiative d’organiser le Sommet d’Istanbul. Y sont réunis pour la première fois tous les acteurs gouvernementaux, non gouvernementaux et internationaux qui jouent un rôle dans ce domaine. Outre la chancelière fédérale étaient également représentés dans la délégation allemande le ministère fédéral des Affaires étrangères et le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement.

Le Sommet mondial sur l’action humanitaire s’est tenu à Istanbul © Photothek / Koehler
Le Sommet mondial sur l’action humanitaire s’est tenu à Istanbul © Photothek / Koehler© Photothek / Koehler

Au sein du gouvernement fédéral, c’est le ministère fédéral des Affaires étrangères qui est compétent pour l’aide humanitaire, le ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement étant pour sa part responsable de la coopération au développement orientée sur le long terme. Mieux coordonner les deux volets constitue un objectif déclaré du sommet. En amont du sommet, Angela Merkel avait souligné qu’il fallait continuer de distinguer clairement entre les deux notions. Car en particulier dans les situations de conflit, il est important que l’aide humanitaire soit fondamentalement apolitique pour qu’elle puisse rester neutre vis-à-vis de toutes les parties.

Appel à doubler les ressources du Fonds central pour les interventions d’urgence des Nations Unies

Avant même le début du sommet, M. Steinmeier s’était joint à l’appel du Secrétaire général des Nations Unies qui demandait que le CERF soit porté à un milliard d’euros, soit le double du volume actuel. Ce fonds peut en effet réagir très rapidement aux situations d’urgence et débloquer des fonds en l’espace de quelques heures, comme il l’a fait dernièrement lors des séismes en Équateur, au Népal ou en Haïti. Le CERF a également été l’une des premières institutions à fournir des fonds pour faire face à la crise Ebola. Grâce à ces capacités, le CERF a pu venir en aide à plusieurs millions de personnes au cours des dix dernières années : il a fourni en moyenne à quelque 20 millions de personnes des services de santé, à 10 millions des denrées alimentaires et à 8 millions de l’eau.

Si le CERF dispose d’une large base de 125 États membres et de donateurs privés, les dix principaux bailleurs de fonds fournissent à eux seuls 87 % de ses ressources. M. Steinmeier a donc lancé cet appel : « Il faut de nouveaux contributeurs, de plus fortes contributions et de surcroît des solutions de financement innovantes si nous voulons voir le Fonds central pour les interventions d’urgence des Nations Unies conserver sa capacité d’action face aux besoins humanitaires de notre monde moderne. »

Frank-Walter Steinmeier nomme des priorités

En marge du Sommet d’Istanbul, le chef de la diplomatie allemande a rencontré le Vice-Secrétaire général des Nations Unies M. Jan Eliasson © Photothek / Koehler
En marge du Sommet d’Istanbul, le chef de la diplomatie allemande a rencontré le Vice-Secrétaire général des Nations Unies M. Jan Eliasson© Photothek / Koehler

Après son arrivée à Istanbul, le chef de la diplomatie allemande a fait mention de trois priorités. Tout d’abord, il faut créer une base financière solide pour que les organisations humanitaires « n’aient pas constamment à craindre de ne pas pouvoir s’en sortir le mois suivant ». L’Allemagne donne le bon exemple en étant l’un des premiers contributeurs au titre de l’aide humanitaire et elle prévoit des dépenses dépassant 1,3 milliard d’euros pour 2016. Ensuite, l’aide doit « être fiable et disponible immédiatement » étant donné que l’on n’a pas le temps de procéder à des processus de concertation compliqués en période de crise ». Et pour finir, la prévention des crises, la stabilisation et la consolidation de la paix doivent mieux aller de pair afin de pouvoir prévenir d’emblée la souffrance humaine comme étant l’une des causes majeures à l’origine des migrations.

Selon M. Steinmeier, toute la communauté internationale doit agir. Car

  • Apporter une aide humanitaire est une responsabilité mondiale que doit assumer l’ensemble des États. Ce sommet que nous avons largement contribué à organiser doit donner un signal indiquant que tous renforcent leur engagement.

Lire aussi

Tribune de Frank-Walter Steinmeier au sujet du Sommet humanitaire mondial sur ZEIT-Online

Engagement de l’Allemagne au titre de l’aide humanitaire


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