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La Bundeswehr poursuit sa lutte contre la piraterie

18.05.2016 - Communiqué de presse

La Bundeswehr continue de soutenir l'opération européenne réussie contre la piraterie. Le Bundestag a approuvé le projet de mandat du gouvernement fédéral visant à prolonger l’engagement allemand au sein d’Atalanta.

Notamment la présence de forces armées internationales dans la région a permis d’éviter depuis maintenant quatre ans la réussite de nouvelles prises d’otages. Dorénavant, la limite maximale des effectifs impliqués dans les eaux côtières au large de la Somalie est donc de 600 soldats au lieu des 950 soldats au maximum pouvant être déployés jusqu'à présent.

L'engagement de la Bundeswehr contre la piraterie dans la Corne de l'Afrique a été prolongé jusqu'au 31 mai 2017 par décision du Bundestag.

La Bundeswehr continuera d'accompagner des navires du Programme alimentaire mondial dans la Corne de l'Afrique © Bundeswehr/Bender
La Bundeswehr continuera d'accompagner des navires du Programme alimentaire mondial dans la Corne de l'Afrique © Bundeswehr/Bender© Bundeswehr/Bender

La Bundeswehr participe à l'opération Atalanta depuis 2008 au moyen de navires, de bateaux et d'avions. Sont en service à l'heure actuelle un avion de reconnaissance maritime de type P-3C « Orion » ainsi que la frégate « Bayern ». Au total, la Bundeswehr met actuellement à disposition 313 soldats pour Atalanta.

La principale mission d'Atalanta résidera à l'avenir également dans la lutte contre les pirates. Il s'agit en outre de protéger les navires du Programme alimentaire mondial.

Le cadre juridique d'Atalanta est constitué de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982 et du mandat donné par Conseil de sécurité des Nations Unies via la résolution 2246 (2015) du 10 novembre 2015, auxquels s'ajoute la décision 2014/827/PESC du Conseil de l'UE du 21 novembre 2014.


Mission réussie

Le dernier cas de détournement d'un navire marchand dans la Corne de l'Afrique remonte désormais à plus de quatre ans, ce qui représente un succès de la présence sur le long terme des forces navales internationales dans la région. Les mesures d'auto-protection de l'industrie et l'intervention d'équipes de sécurité armées privées à bord des navires marchands ont également aidé.

Ce sont les réseaux criminels à terre qui étaient par le passé responsables des attaques. Ces structures demeurent intactes et peuvent encore menacer les routes maritimes dans la Corne de l'Afrique. La présence des forces navales internationales reste donc nécessaire, de l'avis unanime de l'UE et du Conseil de sécurité des Nations Unies.


Adaptation de l'ampleur de l'engagement

L'an dernier, l'UE, à l'initiative notamment du gouvernement fédéral, s'est pour la première fois penchée sur l'approche stratégique. Début janvier 2016, le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) a présenté aux États membres un rapport sur ce sujet.

À la suite de cela, les pays membres se sont entendus pour prolonger l'opération européenne Atalanta, pour réduire le dispositif de forces et pour s'adapter aux fluctuations de la menace pirate. La capacité de protection des navires du Programme alimentaire mondial des Nations Unies est cependant maintenue sans restriction.

L'Allemagne réagit de façon appropriée avec le projet de mandat qui a été présenté, et diminue en conséquence fortement le plafond des effectifs.

Les forces opérationnelles allemandes peuvent agir contre les installations logistiques des pirates jusqu'à une distance de 2 000 mètres depuis la côte. Elles n'opèrent pas à terre.


Établir des structures pour l'État de droit

La libération durable des routes maritimes dépend avant tout de l'avancement des progrès encore modestes mais bien visibles dans l'aménagement de structures visant à respecter l'État de droit en Somalie. Cela comprend notamment la mise en place de services de sécurité sur terre et en mer.

L'objectif suprême demeure de transmettre aux autorités somaliennes la faculté d'exercer en toute autonomie le contrôle de l'ensemble du territoire national, y compris des eaux territoriales environnantes. Pour cela, l'UE mène trois missions importantes dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC).

Il existe, outre l'opération Atalanta, une mission militaire de conseil et de formation. Des soldats somaliens sont en effet formés grâce à l'EUTM Somalia, laquelle est également complétée par la mission EUCAP Nestor, menée sur le plan civil. La Somalie et ses voisins doivent créer des agences performantes afin d'être autonomes dans le contrôle de leur littoral. L'Allemagne s'implique dans chacune de ces trois missions dans le cadre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), qui a pour objectif de permettre à la population somalienne de gagner sa vie par d'autres moyens que la piraterie.


Aides au développement

Au-delà des interventions militaires, l'Allemagne s'engage aussi sur le plan civil dans la stabilisation de la Somalie : la priorité des projets de stabilisation soutenus par le ministère fédéral des Affaires étrangères en Somalie en 2016 repose sur l'aménagement d'un système fédéral, sur la promotion de la démocratie et sur la réforme du secteur de la sécurité.

La coopération allemande au développement apporte elle aussi, par son approche structurelle et à long terme, une contribution essentielle à la pacification et au développement du pays. Elle complète ainsi l'engagement en matière de sécurité et de politique étrangère en Somalie.

Le gouvernement fédéral a, depuis 2012, alloué de nouveaux moyens de la coopération bilatérale au développement à hauteur de 20 millions d'euros, auxquels s'ajoutent des fonds accordés dans les années 1980 s'élevant à près de 95 millions d'euros.

Début 2016, un nouveau bureau de la GIZ, l'organisme d'exécution allemand pour la coopération technique gouvernementale, s'est ouvert en Somalie. Ses premiers projets sont prévus dans les domaines de l'approvisionnement en eau des zones urbaines et de la sécurité alimentaire.


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