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Première visite d’un ministre des Affaires étrangères allemand au Niger

06.05.2016 - Communiqué de presse

Frank-Walter Steinmeier et son homologue français Jean-Marc Ayrault se sont rendus au Niger le 2 mai. Cette visite du ministre des Affaires étrangères allemand constituait une première dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. 

 M. Steinmeier a estimé que l’Europe devait aider à améliorer les conditions de vie et la sécurité dans un Niger soumis à de fortes pressions.


Des opportunités et des risques qui ne s’arrêtent pas aux frontières

M. Steinmeier et M. Ayrault à leur arrivée à l’aéroport de Niamey © Thomas Imo/photothek.de
M. Steinmeier et M. Ayrault à leur arrivée à l’aéroport de Niamey © Thomas Imo/photothek.de© Thomas Imo/photothek.de

Il était presque minuit et la température dépassait encore les 30 degrés lorsque les deux ministres des Affaires étrangères ont atterri à Niamey, la capitale nigérienne, en provenance du nord du Mali. Bamako et Gao au Mali, puis Niamey : ce déplacement commun dans le Sahel leur a fait suivre l’artère vitale de la région, le fleuve Niger. « Tout comme ce fleuve, les opportunités et les risques dans la région ne s’arrêtent pas aux frontières », a souligné M. Steinmeier.


Des voisins instables

Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, accueille M. Steinmeier © Thomas Imo/photothek.de
Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, accueille M. Steinmeier© Thomas Imo/photothek.de

Au nord, le Niger est entouré par le Mali et la Libye, deux pays qui connaissent de fortes turbulences depuis plusieurs années. Activités terroristes, criminalité organisée et trafic d’armes franchissent ainsi les frontières de ces États avec le Niger. Au sud, le pays est bordé par le Nigeria. Après s’être entretenu avec le gouvernement nigérien, M. Steinmeier a rappelé que le groupe terroriste Boko Haram restait très présent dans l’esprit des Nigériens. « Nous sommes d’accord sur le fait que l’Europe doit contribuer à améliorer la situation en matière de sécurité », a-t-il ajouté, précisant que cela signifiait notamment de chercher à stabiliser la Libye et à y faire respecter l’État de droit.


Un pays de transit pour les réfugiés et les migrants

Avec des résidents d’un centre de transit pour les réfugiés à Niamey © Thomas Imo/photothek.de
Avec des résidents d’un centre de transit pour les réfugiés à Niamey© Thomas Imo/photothek.de

La question des réfugiés et des mouvements migratoires figurait également à l’ordre du jour de cette visite. Le Niger est en effet devenu un pays de transit pour ceux qui empruntent le périlleux chemin vers l’Europe. Sur place, Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault ont visité un centre de l’Organisation mondiale des Migrations (OIM) qui accueille et soutient ceux qui n’ont pas réussi à atteindre leur destination finale.

Originaires de Guinée, du Cameroun ou du Mali, de jeunes hommes aujourd’hui hébergés dans ce centre ont raconté aux deux ministres leurs tragiques parcours. Ils ont souvent dépensé toutes leurs économies pour payer des passeurs, été trompés par des promesses d’Eldorado et exploités sans scrupule avant même d’avoir pu rejoindre l’Europe. L’OIM informe ces migrants sur les possibilités de migration légale et les aide à retourner dans leur pays d’origine lorsqu’ils le souhaitent. « Nous devons faire quelque chose pour améliorer les conditions de vie dans les pays de départ », a insisté Frank-Walter Steinmeier à l’issue de cette rencontre.


Une artère vitale menacée

Un autre défi majeur pour le Niger concerne le fleuve du même nom, victime de l’ensablement et de la pollution. Le fleuve Niger est exclusivement alimenté par les précipitations mais, sous l’effet du changement climatique, celles-ci sont en baisse. À ce phénomène vient s’ajouter la mauvaise gestion des systèmes d’irrigation agricole. Depuis 2007, l’Allemagne a accordé quelque 70 millions d’euros à l’Autorité du bassin du Niger pour lutter contre ce problème.

Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault ont pu se forger un aperçu concret de la situation en navigant sur le fleuve. Le ministre allemand a ainsi constaté que si les pays riverains coopéraient déjà, il restait beaucoup à faire pour améliorer encore l’efficacité de l’irrigation agricole, utiliser le fleuve pour la production d’énergie et enrayer la pollution.

Dans la nuit du mercredi 4 mai, M. Steinmeier est rentré à Berlin et son homologue français à Paris. Mais les deux ministres se sont retrouvés moins de 24 heures plus tard. Jean-Marc Ayrault était en effet attendu à Berlin dès le lendemain pour des entretiens sur la Syrie.


À propos du déplacement de Frank-Walter Steinmeier au Mali :
Déplacement franco‑allemand dans le Sahel

La stabilité du Mali importante pour la région et pour l’Europe

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