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Exercice de simulation de réponse aux épidémies ou attaques biologiques en Tunisie

06.05.2016 - Communiqué de presse

Des experts allemands et tunisiens ont élaboré ensemble un plan d’urgence en cas d’épidémie ou d’attaque bioterroriste en Tunisie.

 Un exercice de simulation a permis une mise en pratique de ce plan qui prévoit des méthodes de surveillance de la maladie en fonction des incidents et un système de téléconférence pour un échange d’informations interrégional. Les expériences et les résultats obtenus serviront à améliorer encore la réactivité et la coopération des acteurs.

« Nous avons dix cas de forte fièvre non diagnostiquée ! », signale un hôpital qui se trouve dans une région éloignée en Tunisie. Quelques jours plus tard, des bruits courent sur les réseaux sociaux quant à un risque d’Ebola. Heureusement, la menace n’est pas réelle. Cela fait partie du scénario de l’exercice de simulation auquel ont participé, du 12 au 14 avril, des membres du personnel du secteur de la santé tunisien.

Prêts en cas d’urgence

Les attaques avec des agents biologiques pathogènes à haut risque ou les épidémies peuvent déclencher des crises sanitaires. En cas d’urgence, les autorités et les services de santé doivent être en mesure de réagir de façon appropriée. Une surveillance de la maladie améliorée et élargie, des plans d’urgence et des moyens de communication permettant un échange d’informations interrégional contribuent à mieux réagir aux crises.

Dans ce contexte, le Programme allemand de partenariat d’excellence en matière de sûreté biologique et sécurité sanitaire, cofinancé par le ministère fédéral des Affaires étrangères, apporte au secteur de la santé tunisien un soutien en vue de l’élaboration de trois plans prévoyant des méthodes intégrées :

  • un plan de préparation et d’action en cas d’attaque bioterroriste ou d’épidémie,
  • des méthodes standardisées concernant le système de téléconférence créé récemment pour assurer un échange d’informations suprarégional sur les incidents épidémiologiques infectieux et
  • un schéma de fonctionnement pour un nouveau système en projet qui permettra d’assurer une surveillance des maladies axée sur les incidents en Tunisie.

Les exercices de simulation servent à évaluer les processus et, le cas échéant, à mettre à jour les failles au niveau des connaissances et de l’application. Les résultats peuvent servir à améliorer la réactivité. Tel était également l’objectif de l’exercice de simulation réalisé en Tunisie par le ministère tunisien de la Santé avec l’appui de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et de l’Institut Robert Koch (RKI).

Résultats importants de l’exercice de simulation

Responsables régionaux et nationaux réunis autour d’une table © GIZ
Responsables régionaux et nationaux réunis autour d’une table © GIZ© GIZ
Comment, quand et à qui déclarer les nouveaux cas de maladie ? Comment procéder en étudiant l’apparition d’une maladie ? Comment se compose l’équipe responsable ? Quelles informations dois‑je rendre publiques et à quel moment, afin d’éviter une panique ? Comment gérer parallèlement sous pression plusieurs tâches, les déléguer et établir des priorités ? Une vingtaine de membres du personnel du secteur de la santé tunisien participaient à cet exercice ambitieux dont le but était de tester leurs réactions et la sûreté des méthodes employées.

L’évaluation finale a attesté un haut niveau de connaissances. Des offres de perfectionnement adaptées seront proposées dans la région afin de consolider encore la gestion des méthodes de réalisation d’études de phénomènes épidémiologiques ou d’évaluation des risques.

La coopération avec les partenaires sur place se poursuivra dans le cadre du partenariat germano-tunisien en matière de biosécurité afin de pouvoir fournir en continu une contribution au renforcement de la sécurité face aux attaques biologiques et aux épidémies.

En savoir plus sur le programme allemand de biosécurité (en allemand)


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