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Le ministre fédéral Gerd Müller en Afrique de l'Est

06.04.2016 - Communiqué de presse

Le gouvernement fédéral veut faire passer à 11 millions d'euros l'aide destinée aux camps de réfugiés au Kenya. Cette enveloppe a pour objectif premier de financer des programmes d'aide au retour ainsi que des programmes de sécurité alimentaire.

Des enfants devants leurs huttes au camp de réfugiés à Dadaab, au Kenya © dpa/pa/Michael Gottschalk/BMZ
Des enfants devants leurs huttes au camp de réfugiés à Dadaab, au Kenya © dpa/pa/Michael Gottschalk/BMZ© dpa/pa/Michael Gottschalk/BMZ

Le gouvernement fédéral veut faire passer à 11 millions d'euros l'aide destinée aux camps de réfugiés au Kenya. Cette enveloppe a pour objectif premier de financer des programmes d'aide au retour ainsi que des programmes de sécurité alimentaire a indiqué le ministre fédéral du Développement Gerd Müller à l'issue de sa visite à Dadaab.

Lors de son voyage de cinq jours en Afrique de l'Est, le ministre fédéral du Développement Gerd Müller a visité le plus grand camp de réfugiés au monde situé à Dadaab, au Kenya. 350 000 réfugiés, des Somaliens pour la plupart, vivent ici, dont certains depuis 25 ans déjà. M. Müller a apporté de bonnes nouvelles aux occupants du camp en leur annonçant que l'Allemagne souhaitait augmenter l'aide distribuée au complexe de camps de réfugiés se trouvant dans ce pays de l'est de l'Afrique, la portant à 11 millions d'euros contre 6 actuellement.

Soutien du gouvernement fédéral à la formation professionnelle

« Beaucoup de pays en développement sont face à des défis de taille au vu du nombre de réfugiés chiffré à 60 millions dans le monde. 90 % d'entre eux ont trouvé refuge dans des pays en développement », a souligné M. Müller durant son voyage. La communauté internationale doit unir ses forces pour redonner des perspectives à la population sur place.

La communauté internationale doit unir ses forces pour redonner des perspectives à la population sur place, selon Gerd Müller © Michael Gottschalk/photothek.net
La communauté internationale doit unir ses forces pour redonner des perspectives à la population sur place, selon Gerd Müller © Michael Gottschalk/photothek.net© Michael Gottschalk/photothek.net

Outre l'approvisionnement de base, l'Allemagne soutient les réfugiés au Kenya par le biais de programmes de formation. Le gouvernement fédéral va développer son engagement dans ce domaine dans un pays où plus d'un tiers des jeunes sont sans emploi.

Création de revenus grâce à un centre d'innovations vertes

Dans l'ouest du Kenya, le ministre fédéral a inauguré une usine de transformation du lait, donnant ainsi le coup d'envoi d'une offensive alimentaire dans la région. La partie occidentale du Kenya est l'une des régions les plus pauvres du pays. Quelque 700 000 familles de petits paysans exploitent des parcelles de moins d'un hectare.

L'Allemagne a construit un centre d'innovations afin d'améliorer le revenu de 15 000 petites exploitations agricoles et de créer de nouveaux emplois dans des entreprises de transformation. Le « centre d'innovations vertes » est axé sur la culture de la pomme de terre et l'économie laitière. Il s'agit également de redonner aux sols leur fertilité naturelle.

Des perspectives pour que les jeunes restent

« Grâce à nos douze centres d'innovations en Afrique et au transfert de connaissances et de technologies, nous initions une vague de progrès spectaculaires pour des régions entières en matière de développement. Les paysans sont ainsi en mesure de générer davantage de revenus et d'obtenir plus de récoltes, et donc non seulement de mieux se nourrir mais également de gagner leur vie », a expliqué le ministre fédéral Gerd Müller. « Nous venons en aide aux paysans, depuis la culture jusqu'à la transformation des produits en passant par la récolte. Cela crée de la valeur ainsi que des emplois. »

Les jeunes quittent leur campagne pauvre pour migrer dans les villes © dpa/pa
Les jeunes quittent leur campagne pauvre pour migrer dans les villes © dpa/pa© dpa/pa

Les jeunes se voient ainsi offrir des perspectives de rester, ces derniers quittant leur campagne pauvre pour migrer dans les villes. « Assurer la sécurité alimentaire et lutter contre les causes de migration vont donc de pair », a souligné le ministre fédéral.

« Un monde sans faim, c'est possible »

Plus de la moitié des personnes au Kenya vivent de l'agriculture et pourtant, un cinquième d'entre elles souffrent de malnutrition. « La faim est l'un des plus grands scandales de notre époque auxquels nous pouvons mettre fin. Grâce à notre bagage de connaissances, nous pouvons dès aujourd'hui produire suffisamment de nourriture pour tous. Un monde sans faim, c'est possible. »

La délégation allemande a également visité une exploitation piscicole près du lac Victoria. Depuis 2012, plus de 8 000 agriculteurs ont suivi une formation dans le cadre d'un projet trilatéral mené de concert avec Israël et les partenaires kenyans. Ce projet vise une production halieutique durable, les stocks naturels de poissons dans le lac Victoria atteignant leurs limites. La mise en place de fermes piscicoles durables permet de créer de nouveau des sources de revenus, et la surexploitation des ressources halieutiques est stoppée.


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