Bienvenue sur les pages du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Prix allemand pour l’Afrique : favoriser la démocratie, la paix et les droits de l’homme sur le continent africain

Article

Le Prix allemand pour l’Afrique honore d'éminentes personnalités africaines œuvrant pour la paix, les droits de l’homme, la démocratie et le développement en Afrique.

Depuis 1993, la Fondation allemande pour l’Afrique (DAS) décerne le Prix allemand pour l’Afrique à d'éminentes personnalités africaines œuvrant pour la paix, les droits de l’homme, la démocratie et le développement sur le continent africain. La DAS est une organisation d’utilité publique qui s’efforce de dynamiser les relations entre l’Allemagne et l’Afrique, et d’informer le grand public allemand sur le continent voisin.

Les derniers lauréats en date :

2018 - Deux défenseurs de l'environnement Gerald Bigurube et Clovis Razafimalala

Clovis Razafimalala & Marcus Schneider, de la fondation allemande pour l'Afrique
Clovis Razafimalala & Marcus Schneider, de la fondation allemande pour l'Afrique© Deutsche Afrika Stiftung

Le prestigieux prix allemand pour l'Afrique, de la Fondation allemande pour l'Afrique, dont la DW est partenaire, vient d'être décerné au Tanzanien Gerald Bigurube et au Malgache Clovis Razafimalala.

Cette année, l'Allemagne choisit donc l'environnement avec deux hommes qui ont une approche très particulière de cette cause. Gerald Bigurube et Clovis Razafimalala se battent en effet sur plusieurs fronts. Quand certains choisissent la seule voie du militantisme, eux ne s'en contentent pas. À 66 ans, Gerald Bigurube a longtemps été à la tête de l'organisme chargé de la préservation des parcs nationaux tanzaniens.

Gerald Bigurube et Detlef Wächter de la fondation allemande pour l'Afrique
Gerald Bigurube et Detlef Wächter de la fondation allemande pour l'Afrique© Deutsche Afrika Stiftung

Un combat pour la forêt partagé par Clovis Razafimalala à Madagascar, qui a même fait de la prison pendant ses années de lutte contre le trafic de bois.

Le prix de la fondation allemande pour l'Afrique a justement pour but de mettre sur le devant de la scène le combat des activistes. Sorte de pressions indirectes. Gerald Bigurube espère que cela l'aidera dans la défense pour la plus grande réserve naturelle du continent, où 90% des éléphants ont disparu en l'espace de 30 ans.

2017 - L'avocat ougandais Nicholas Opiyo

L'avocat ougandais Nicholas Opiyo et le président Frank-Walter Steinmeier
L'avocat ougandais Nicholas Opiyo et le président Frank-Walter Steinmeier© dpa

Le Prix allemand pour l'Afrique, de la Fondation allemande pour l’Afrique, récompense, chaque année, des personnalités du continent qui oeuvrent pour la paix, les droits de l'homme, la démocratie et le développement. Un prix prestigieux qui représente aussi chaque année l'occasion d'informer le grand public allemand quant à l'actualité africaine. Le jeudi 24 novembre, c'est l'avocat ougandais Nicholas Opiyo qui a reçu le prix officiellement à Berlin, lors d'une cérémonie par le président de la République allemande Frank-Walter Steinmeier en personne.
L'avocat ougandais de 37 ans se bat depuis des années pour les droits humains dans son pays et au-delà. Éminent avocat des droits de l'homme le fondateur de l'organisation « Chapter Four Uganda », travaille sans relâche depuis 2005 pour promouvoir les libertés civiles dans son pays, souvent gratuitement.

2016 - Thulisile Madonsela en Afrique du Sud

L’ambassadeur d’Allemagne en Afrique du Sud, Walter Lindner, et Mme Thulisile Madonsela, médiatrice de la République en Afrique du Sud © Ambassade d’Allemagne Pretoria
L’ambassadeur d’Allemagne en Afrique du Sud, Walter Lindner, et Mme Thulisile Madonsela, médiatrice de la République en Afrique du Sud © Ambassade d’Allemagne Pretoria© Ambassade d’Allemagne Pretoria

La Sud-Africaine Thulisile Madonsela s’est vu attribuer le Prix allemand pour l’Afrique 2016. Cette distinction rend hommage à son engagement hors du commun pour la défense de la constitution et à sa lutte contre la corruption dans son pays. Depuis plus de cinq ans, Thulisile Madonsela œuvre sans relâche pour le respect de l’État de droit en Afrique du Sud, en sa qualité de « défenseur public » (médiatrice de la République, NdT). C’est à ce titre qu’elle a été sélectionnée par le jury du Prix allemand pour l’Afrique (DAS). Thulisile Madonsela est la première femme à exercer la fonction de « défenseur public », qui consiste à traquer la corruption et les abus de pouvoir au sein de l’administration et du gouvernement. Elle s’est fait connaître dans le monde entier en traitant plusieurs cas épineux. Cependant, son intransigeance lui vaut aussi des inimitiés au sein de la population. Des menaces de mort rendues publiques au mois de juin la contraignent à vivre sous protection policière renforcée.

2015 - Houcine Abassi en Tunisie

Houcine Abassi reçoit le Prix allemand pour l’Afrique 2015 © picture alliance / abaca
Houcine Abassi reçoit le Prix allemand pour l’Afrique 2015 © picture alliance / abaca© picture alliance / abaca
Houcine Abassi, secrétaire général du principal syndicat tunisien (UGTT), va recevoir le Prix allemand pour l’Afrique 2015 en récompense de son action au service de la transition démocratique en Tunisie. « L’homme du dialogue tunisien » a joué un rôle majeur dans la résolution de la crise politique survenue après la révolution de 2010-2011. Il a créé un organe de médiation qui a non seulement favorisé les échanges, mais apporté une contribution décisive à l’élaboration de la nouvelle Constitution tunisienne. Houcine Abassi s’engage sans relâche en faveur de la démocratisation en Tunisie, a souligné le jury du Prix allemand pour l’Afrique. Après l’attentat perpétré fin juin à Sousse, il a rencontré le président Béji Caïd Essebsi et le Premier ministre Habib Essid pour évoquer la sécurité du pays. Il faut à tout prix protéger la démocratie et la souveraineté nationale, a-t-il estimé. La Tunisie ne doit pas se laisser prendre en otage par les fanatiques religieux. Aussi a-t-il appelé l’ensemble des travailleurs tunisiens à épauler les forces de l’ordre en les aidant à débusquer les terroristes.

2014 - le docteur Abdel Kader Haidara au Mali

Le docteur Abdel Kader Haidara, directeur de la bibliothèque privée Mamma-Haidara, et Frank-Walter Steinmeier, ministre fédéral des Affaires étrangères © DW/Stefanie Duckstein
e docteur Abdel Kader Haidara, directeur de la bibliothèque privée Mamma-Haidara, et Frank-Walter Steinmeier, ministre fédéral des Affaires étrangères © DW/Stefanie Duckstein© DW/Stefanie Duckstein

Le docteur Abdel Kader Haidara, directeur de la bibliothèque privée Mamma-Haidara à Tombouctou, a reçu le Prix de l'Afrique 2014. Le jury de la Fondation allemande pour l'Afrique (DAS) a choisi de récompenser cet amoureux des manuscrits historiques de Tombouctou. Lui-même né dans une famille détentrice de plusieurs milliers de manuscrits, Abdel Kader Haidara dirige la collection familiale depuis trente ans. Grâce à son ONG, Savama-DCI, il voue sa vie aux documents qu'il rassemble, catalogue, et restaure, pour les ouvrir aux chercheurs. Certains des prestigieux manuscrits de Tombouctou ont été détruits par les jihadistes. Quand les précieux documents se sont retrouvés en péril, cet érudit n'a pas hésité à braver le danger pour les sauver. En 2012, suite à l'occupation de sa ville par le Mujao (Mouvement pour l'Unicité et le Jihad en Afrique de l'Ouest), Abdel Kader Haidara a en effet décidé de transporter secrètement le plus possible de ces manuscrits vers Bamako, afin de les mettre à l'abri des destructions par les djihadistes qui s'en étaient déjà pris à d'autres traces du patrimoine culturel dans la région.

2013 - l'imam Muhammad Ashafa et le pasteur James Movel Wuye au Nigéria

Le Prix allemand pour l’Afrique 2013 a été remis à l’imam Muhammad Ashafa et au pasteur James Movel Wuye, au Nigéria © Deutsche Afrika-Stiftung
Le Prix allemand pour l’Afrique 2013 a été remis à l’imam Muhammad Ashafa et au pasteur James Movel Wuye, au Nigéria © Deutsche Afrika-Stiftung© Deutsche Afrika-Stiftung

Le Prix allemand pour l’Afrique 2013 a été remis à l’imam Muhammad Ashafa et au pasteur James Movel Wuye, au Nigéria. À Kaduna, où sont nés les deux hommes, une guerre civile meutrière oppose chrétiens et musulmans. Au début, Muhammad Ashafa et James Wuye participent aux combats. En 1995, un ami commun les présente. Cette rencontre les fait réfléchir. En 1995, ils fondent ensemble un centre de médiation interreligieuse pour prévenir et résoudre les conflits. Ils contribuent ainsi à la signature d’un accord de paix au début des années 2000. Aujourd’hui, des équipes de pasteurs et d’imams se rendent dans les foyers de crise pour réconcilier les communautés rivales par le dialogue, au Nigéria et au-delà. Le centre anime aussi une radio et une émission télévisée. Les deux lauréats montrent de manière exemplaire et atypique qu’il est possible de dépasser la haine par le respect et le compromis. Le Prix allemand pour l’Afrique récompense leur courageux engagement en faveur de la paix.

2012 - Marlene le Roux et Pieter-Dirk Uys en Afrique du Sud

En 2012, le Prix allemand pour l’Afrique a honoré Marlene le Roux et Pieter-Dirk Uys, deux Sud-Africains qui mettent leur art au service de la lutte contre les discriminations © Deutsche Afrika-Stiftung
En 2012, le Prix allemand pour l’Afrique a honoré Marlene le Roux et Pieter-Dirk Uys, deux Sud-Africains qui mettent leur art au service de la lutte contre les discriminations © Deutsche Afrika-Stiftung© Deutsche Afrika-Stiftung

En 2012, le Prix allemand pour l’Afrique a honoré Marlene le Roux et Pieter-Dirk Uys, deux Sud-Africains qui mettent leur art au service de la lutte contre les discriminations. Marlene le Roux , directrice de l’Artscape Theatre Centre au Cap, œuvre pour les droits des femmes, des handicapés et des personnes défavorisées. Par l’art, elle leur donne confiance en eux pour affronter les discriminations. Elle organise des festivals pour les femmes, ainsi que des ateliers de théâtre pour les enfants de divers milieux, afin de renforcer la cohésion sociale. Son compatriote Pieter-Dirk Uys, écrivain et comédien, se bat inlassablement en faveur du pluralisme en Afrique du Sud. Depuis la fin de l’apartheid, cet activiste consacre sa vie à la prévention contre le VIH/sida, en particulier auprès des jeunes. Les deux lauréats partagent l’espoir de transposer dans les faits la Constitution visionnaire de leur pays. « Après les politiques, les économistes et les travailleurs humanitaires, il est temps que nous honorions les artistes qui s’illustrent par leur contribution au développement de l’Afrique », a déclaré le président allemand lors de la remise du prix.

2011 - Abdikadir Hussein Mohamed au Kenya

Abdikadir Hussein Mohamed, lauréat du Prix allemand pour l’Afrique 2011 (© DAS e.V./ Dag Zimen)
Abdikadir Hussein Mohamed, lauréat du Prix allemand pour l’Afrique 2011© DAS e.V./ Dag Zimen

Le député kenyan Abdikadir Hussein Mohamed s’est vu remettre le Prix allemand pour l’Afrique, le 21 octobre 2011 à Berlin. M. Mohamed, membre du Parlement kenyan depuis 2007, a joué un rôle majeur dans la mise en œuvre de la nouvelle Constitution démocratique du pays. Abdikadir Hussein Mohamed est « un patriote constitutionnel et un vecteur d’espoir, non seulement pour le Kenya, mais aussi pour le continent africain tout entier », a estimé Christian Wulff. M. Mohamed siège au Parlement kenyan depuis 2007. Titulaire d’un Master de droit, il préside la commission parlementaire chargée de superviser l’application de la nouvelle Constitution démocratique au Kenya. Lors d’un référendum organisé en août 2010, 67 % des Kenyans ont voté en faveur de ce texte, considéré comme très novateur.

2010 - Mohammed Ibn Chambas au Ghana

Mohammed Ibn Chambas reçoit le Prix allemand pour l'Afrique
Mohammed Ibn Chambas reçoit le Prix allemand pour l'Afrique© DAS e.V./Christian Lietzmann

Le Ghanéen Mohammed Ibn Chambas, premier président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O), a reçu le Prix allemand pour l'Afrique (Deutscher Afrika-Preis) de la Fondation allemande pour l'Afrique (DAS), le 6 octobre 2010, à Berlin. Cet avocat, ancien député et vice-ministre des Affaires étrangères du Ghana, secrétaire général du Groupe ACP (pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique) depuis 2009, incarne le visage moderne de l'Afrique que le prix entend récompenser depuis 1993. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est félicité de voir couronnés les efforts d'un homme dont la réputation d'exemplarité dépasse largement les frontières du continent africain.

2009 - Christiana Thorpe en Sierra Leone

La lauréate, Christiana Thorpe, présidente de la Commission nationale électorale (NEC) de la Sierra Leone
La lauréate, Christiana Thorpe, présidente de la Commission nationale électorale (NEC) de la Sierra Leone© Fondation allemande pour l'Afrique

Le Prix allemand pour l'Afrique a été décerné à Christiana Thorpe, présidente de la Commission nationale électorale (NEC) de la Sierra Leone. En tant que telle, Christiana Thorpe a pour mission de garantir le déroulement d'élections libres et justes en Sierra Leone. La remise du prix a eu lieu ce mardi 15 septembre à Bonn, lors d'une cérémonie officielle organisée conjointement par la Fondation allemande pour l'Afrique (DAS), la maire de Bonn, Bärbel Dieckmann, et le PDG de la Deutsche Welle, Erik Bettermann. La distinction a été remise à la lauréate par Armin Laschet, ministre des Générations, de la Famille, des Femmes et de l’Intégration du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

2008 - Trevor Ncube au Zimbabwe

(de g. à dr.) : Prof. Karl-Heinz Hornhues, Prof. Hans-Gerd Pöttering, Nyaradzo et Trevor Ncube, Prof. Michael Göring © Christian Lietzmann/DAS e.V.
(de g. à dr.) : Prof. Karl-Heinz Hornhues, Prof. Hans-Gerd Pöttering, Nyaradzo et Trevor Ncube, Prof. Michael Göring© Christian Lietzmaann/DAS e.V.

Le Zimbabwéen Trevor Ncube, journaliste et entrepreneur, s’est vu remettre le Prix allemand pour l'Afrique 2008 par le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering. M. Ncube est propriétaire et rédacteur en chef des deux seuls hebdomadaires indépendants du Zimbabwe, le Standard et le Zimbabwe Independent. En outre, il est depuis 2002 propriétaire et rédacteur en chef de l'hebdomadaire sud-africain Mail&Guardian, qui jouit d'une notoriété internationale.

2007 - Francis Appiah au Ghana

Angela Merkel decerne en 2007 le prix aau Ghanéen Francis Appiah à Berlin © Christian Lietzmann/DAS e.V.
Angela Merkel decerne en 2007 le prix au Ghanéen Francis Appiah à Berlin© Christian Lietzmann/DAS e.V.

Le 10 octobre 2007, la chancelière fédérale Angela Merkel a décerné le Prix allemand pour l'Afrique au Ghanéen Francis Appiah à Berlin. M. Appiah a été distingué pour les services exceptionnels rendus au Ghana et au reste du continent dans le cadre du « Mécanisme africain d’évaluation par les pairs » (MAEP). Ce mécanisme permet aux États africains d’évaluer leur action sur la base de critères fixes tels que la bonne gouvernance.

2006 - Segolame Lekoko Ramotlhwa au Botswana

Le lauréat du Prix allemand pour l’Afrique 2006 était le pharmacologue botswanais Segolame Lekoko Ramotlhwa, directeur du programme national « Masa » pour le traitement du VIH/sida. Le prix lui a été remis à Berlin par Frank-Walter Steinmeier, ministre fédéral des Affaires étrangères. Dans son éloge, M. Steinmeier a souligné que Segolame Lekoko Ramotlhwa avait emprunté des voies nouvelles dans la lutte contre le sida, et que le programme « Masa », issu d’une coopération entre le gouvernement botswanais, la société civile et l’industrie, faisait figure de modèle.

Contenus associés

Retour en haut de page