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Art : le jardin, métaphore de l’état du monde

Lungiswa Gqunta, Lawn I, 2019. Installation dans le cadre de l’exposition Garten der irdischen Freuden, à voir au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre

Lungiswa Gqunta, « Lawn I », 2019. Installation dans le cadre de l’exposition « Garten der irdischen Freuden », à voir au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre, © Musée Martin Gropius, photo : Mathias Völzke, avec l’aimable autorisation de l‘artiste

24.09.2019 - Article

Le musée Martin Gropius de Berlin propose jusqu’au 1er décembre une exposition d’art contemporain qui réinterprète le motif du jardin. 22 artistes dévoilent à travers l’univers végétal le chaos et la complexité du monde.

Korakrit Arunanondchai, 2002–2555, Installation dans le cadre de l’exposition Garten der irdischen Freuden, à voir au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre
Korakrit Arunanondchai, « 2002–2555 », Installation dans le cadre de l’exposition « Garten der irdischen Freuden », à voir au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre© Musée Martin Gropius, photo : Mathias Völzke, ; Whitney Museum of American Art, New York & C L E A R I N G, New York / Brüssel

Au XVe siècle, le peintre flamand Jérôme Bosch (1450-1516) peignait le ciel et l’enfer dans son célèbre triptyque « Le jardin des délices ». Cinq siècles plus tard, le musée Martin Gropius de Berlin s’appuie sur son tableau pour nous inviter à une exploration originale : la vision du jardin comme métaphore de l’état du monde. Jusqu’au 1er décembre, il nous propose de découvrir 22 œuvres d’art contemporaines venues du monde entier qui ont cette perspective en commun.

Elles sont rassemblées dans une exposition intitulée « Le jardin des délices » à visiter jusqu’au 1er décembre. Il s’agit principalement de vidéos et d’installations. La Sud-Africaine Lungiswa Gqunta, par exemple, s’est servie de tessons de canettes de Coca-Cola tranchantes pour aménager une pelouse aussi brutale que fascinante (photo). Son œuvre rappelle le souvenir et les traces laissés dans son pays par l’Apartheid.

La Britannique Tacita Dean, de son côté, propose un film sur le poète juif Michael Hamburger (1924-2007), exilé après la prise de pouvoir des nazis. Il s’exprime dans un bureau entouré d’un jardin… et préfère disserter sur les variétés de pommes plutôt que sur son destin.

Yayoi Kusama, With All My Love for the Tulips, I Pray Forever, 2013. Installation dans le cadre de l’exposition Garten der irdischen Freuden, à voir au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre
Yayoi Kusama, « With All My Love for the Tulips, I Pray Forever », 2013. Installation dans le cadre de l’exposition « Garten der irdischen Freuden », à voir au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre© Musée Martin Gropius, photo : Mathias Völzke, avec l’aimable autorisation de Ota Fine Arts,Tokyo/Singapur/Shanghai YAYOI KUSAMA

Plusieurs artistes, comme l’Australienne Libby Harward, s’intéressent au jardin sous le prisme des semences et de l’origine. Les plantes sont tout à tour synonyme de joie, de rencontre, de paradis face au béton ou d’enracinement.

L’exposition nous interpelle ainsi avec pertinence et poésie sur toutes les grandes problématiques contemporaines, de la dégradation du climat à la perte de biodiversité en passant par les migrations. Rafraîchissant.

A.L.
 
Exposition « Le jardin des délices »
Garten der irdischen Freuden »)
À visiter au musée Martin Gropius de Berlin jusqu’au 1er décembre 2019

Plus d'informations (en anglais/allemand)

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