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Lukas Bärfuss, lauréat du Prix Büchner

L’écrivain suisse Lukas Bärfuss s’est vu attribuer ce mardi le prestigieux Prix Georg Büchner

Lukas Baerfuss, Schriftsteller, nominiert fuer der Schweizer Buchpreis 2014, posiert am 17. Oktober im Yehudi Menuhin Forum in Bern. |, © KEYSTONE

09.07.2019 - Article

Le dramaturge, romancier et essayiste suisse se voit attribuer ce prix majeur des lettres allemandes par l’Académie allemande pour la langue et la littérature.

L’Académie allemande pour la langue et la littérature a décerné ce mardi le prestigieux Prix Georg Büchner, sorte de Prix Goncourt des lettres allemandes, à l’écrivain suisse Lukas Bärfuss. Elle loue en lui un « conteur et un dramaturge remarquable ».

« Ses images nettes et pourtant énigmatiques », décrit le jury, « sa langue économe, claire et précise laissent transpercer une conscience nerveuse, politique de la crise, une capacité à analyser la société à partir d’un exemple emblématique, une sensibilité psychologique et une volonté de vérité ».

« Un sens du style très sûr et une grande variété formelle »

Les drames et les romans de Lukas Bärfuss explorent ainsi « des situations existentielles de la vie moderne d’une manière toujours nouvelle et différente, avec un sens du style très sûr et une grande variété formelle ».

Ces qualités distinguent également ses essais, poursuit le jury. Dans ces textes écrits d’une plume alerte, l’écrivain pose sur le monde contemporain « un regard scrutateur dénué de crainte, un regard étonné et reconnaissant ».

D’abord dramaturge, Lukas Bärfuss s’est fait connaître à partir de 1998 à travers des pièces telles que « Les névroses sexuelles de nos parents » (2003), « Le bus » (2005), « Pétrole » (2009), ou « Der Elephantengeist » (litt. « L’esprit d’éléphant ») (2018). Elles ont été traduites dans une douzaine de langues et sont jouées à travers le monde.

Depuis 2002, il écrit également des œuvres en prose. Citons la nouvelle « Les hommes morts » (2002), ainsi que les romans « Cent jours, cent nuits » sur le génocide rwandais en 2008, « Koala » sur le suicide de son frère aîné en 2014, et « Hagard » sur la lente dérive d’un homme d’affaires zurichois en 2017.

L’écrivain de 47 ans est originaire de Thoune, dans le canton de Berne. Il vit à Zurich. Il s’est dit surpris et heureux d’inscrire ainsi ses pas dans ceux de Günter Grass, Max Frisch ou Heinrich Böll, tous anciens lauréats du Prix. Doté de 50 000 Euros, celui-ci lui sera remis à Darmstadt le 2 novembre.

A.L.

Plus d’informations :

Académie allemande pour la langue et la littérature (en allemand)

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