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Berlinale : des films et des hommes

17 films sont engagés dans la compétition officielle du 69e Festival international du film de Berlin, qui se déroule du 7 au 17 février. Ils sont signés François Ozon, Isabel Coixet, Agnieszka Holland ou encore Zhang Yimou

17 films sont engagés dans la compétition officielle du 69e Festival international du film de Berlin, qui se déroule du 7 au 17 février. Ils sont signés François Ozon, Isabel Coixet, Agnieszka Holland ou encore Zhang Yimou, © dpa

06.02.2019 - Article

« La vie privée est politique ». Ce slogan, hérité de 1968, est le fil conducteur de la 69e Berlinale qui se déroule du 7 au 17 février à Berlin. 400 films sont à l’affiche. 20 sont présentés en avant-première mondiale et 17 engagés dans la compétition pour l’Ours d’or.

Du 7 au 17 février, le monde du cinéma et son public ont rendez-vous à Berlin. Une fois encore, la capitale allemande s’apprête à vibrer au rythme de la Berlinale dont le slogan proclame cette année : « La vie privée est politique ». 400 films de tous horizons sont à l’affiche, dont 23 inscrits dans la sélection officielle et 17 engagés dans la compétition pour les Ours d’or et d’argent. Le jury est présidé par Juliette Binoche.

« La vie privée est politique’. C’est un slogan du mouvement féministe en 1968 qui connaît une nouvelle actualité », explique Dieter Kosslick. Selon le directeur de la Berlinale, qui tire sa révérence après 18 ans passés à la baguette du festival, quatre thèmes vont dominer cette 69e édition : l’enfance, la famille, la justice entre les sexes et la manière dont nous nous nourrissons.

« Les films montrent l’oppression et l’exploitation des enfants », détaille-t-il. « On voit les modèles familiaux traditionnels se briser et, dans le même mouvement, la société commencer à accorder au thème de la justice entre les sexes l’intérêt qu’il mérite. Enfin, on découvre que ce que nous prenons pour de la consommation n’est que le produit de multinationales de l’agroalimentaire ».

Une fête pour les cinéphiles

Forte des 330 000 spectateurs attirés l’an dernier, la Berlinale garde donc le cap. Elle se distingue parmi les festivals de cinéma par son lien très fort avec le public et par ses choix de films politiquement engagés, reflétant les évolutions de la société. Elle devrait, cette année encore, être une grande fête pour tous les cinéphiles.

Zoe Kazan et Tahar Rahim dans “The Kindness of Strangers”. Le film de la cinéaste danoise Lone Scherfig sera présenté demain en ouverture de la 69e Berlinale
Zoe Kazan et Tahar Rahim dans « The Kindness of Strangers ». Le film de la cinéaste danoise Lone Scherfig sera présenté demain en ouverture de la 69e Berlinale© Berlinale

Le programme s’ouvrira avec la projection sur la Potsdamer Platz de « The Kindness of Strangers ». C’est un film de Lone Scherfig évoquant avec humour et émotion la rencontre de quatre personnages dans le froid hivernal new-yorkais. La cinéaste danoise, lauréate d’un Ours d’argent en 2001, est l’une des sept réalisatrices à concourir pour l’Ours d’or.

On attend à ses côtés des pointures telles que François Ozon, Isabel Coixet, Agnieszka Holland ou le Chinois Zhang Yimou. Le Chinois Wang Quan'an (Ours d’or 2017) et le Turc Emin Alper, peu amènes à l’égard des gouvernements de leurs pays respectifs, seront également guettés par les critiques.

Enfin, parmi les six films présentés hors compétition figurent « L'adieu à la nuit » d’André Téchiné, « Varda par Agnès » d’Agnès Varda et « Operative », une coproduction internationale à forte participation allemande.

Le cinéma allemand à l’honneur

C’est d’ailleurs une autre spécificité de la Berlinale : elle met en valeur la créativité des cinéastes allemands. Ces derniers sont très présents cette année avec 109 films sur 400 productions. Trois d’entre eux défendent les couleurs allemandes dans la compétition pour l’Ours d’or : « Systemsprenger », le premier long métrage de Nora Fingscheidt, « Ich war zuhause, aber » d’Angela Schanelec et surtout « Der Goldene Handschuh » de Fatih Akin. Le réalisateur hambourgeois d’origine turque que l’on ne présente plus, a adopté un roman de Heinz Strunk sur la carrière d’un meurtrier en série des années 1970.

Le jury, présidé par Juliette Binoche, dévoilera le palmarès le 16 février. Plusieurs récompenses seront cependant décernées pendant la durée du festival dont un Ours d’or d’honneur récompensant la carrière de Charlotte Rampling et une Caméra de la Berlinale pour Agnès Varda.

A.L.

Plus d’informations :

Site officiel de la Berlinale (en allemand et anglais)

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