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Berlinale : l’adieu de l’homme à l’écharpe rouge

À presque 71 ans, Dieter Kosslick tire sa révérence. L’inoxydable directeur de la Berlinale dirige le Festival international du film de Berlin pour la dernière fois du 7 au 17 février 2019

29.01.2019, Berlin: Festivaldirektor Dieter Kosslick stellt auf einer Pressekonferenz das Programm der À presque 71 ans, Dieter Kosslick tire sa révérence. L’inoxydable directeur de la Berlinale dirige le Festival international du film de Berlin pour la dernière fois du 7 au 17 février 2019, © dpa

04.02.2019 - Article

2019 marque la fin d’une ère pour la Berlinale. Dieter Kosslick, chef d’orchestre du Festival international du film de Berlin depuis 18 ans, tire sa révérence.

Il a l’habitude de dérouler le tapis rouge aux cinéastes et aux vedettes. Mais cette fois, il sera lui-même sous le feu des objectifs. Le directeur de la Berlinale, Dieter Kosslick, officie pour la dernière fois du 7 au 17 février après dix-huit années passées à la tête du premier festival de cinéma d’Allemagne. S’il s’en va sans regrets, dit-il, il laisse derrière lui un festival transformé.

Si la Berlinale était dès l’origine un festival tourné vers le public, Dieter Kosslick en a fait le premier festival de cinéma au monde pour les cinéphiles. Sous sa direction, la fréquentation a presque triplé pour atteindre quelque 340 000 spectateurs par an.

Durant les années Kosslick, la Berlinale a plus que jamais misé sur le public. En 18 ans, la fréquentation a plus que doublé pour atteindre 340 000 spectateurs
Durant les années Kosslick, la Berlinale a plus que jamais misé sur le public. En 18 ans, la fréquentation a plus que doublé pour atteindre 340 000 spectateurs© Eventpress HerrRa

Il le dit, ses choix sont fortement influencés par les attentes du public. Le festival doit refléter la vie et l’époque. Ainsi, Dieter Kosslick a encore accentué le tempérament très « politique » de la Berlinale. Depuis 2001, les sujets n’ont pas manqué, de la guerre en Irak à la crise financière en passant par les migrants ou aujourd’hui par les intrications entre la vie privée et la politique.

Du tempérament, le chef d’orchestre de la Berlinale n’en manque pas lui-même. Sa bonne humeur est proverbiale, tout comme son écharpe rouge et son large chapeau noir. Jovial, le contact facile, il passe la moitié de l’année à voyager. Et de retour à Berlin, il est l’éclat de rire généreux qui brise la monotonie glacée de l’hiver.

À bientôt 71 ans, il s’apprête à passer la main. Les cinéastes allemands lui savent gré d’avoir revalorisé la Berlinale, et d’en avoir fait un festival qui fait rayonner le cinéma allemand dans le monde (cette année encore, trois films allemands seront en compétition pour remporter les Ours d’or et d’argent). Mais le monde change vite et les défis sont là : la concurrence avec les autres festivals, le numérique, la multiplication des séries, etc.

L’an prochain, c’est un duo composé de l’Italien Carlo Chatrian, venu du festival de Locarno, à la direction artistique et de Mariette Rissenbeek à la direction qui s’installera dans son fauteuil. En attendant, Dieter Kosslick promet encore au public une Berlinale haute en couleurs. Le coup d’envoi sera donné le 7 février.

A.L.

Plus d’informations :

Berlinale - site officiel

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