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Les chanceliers allemands au miroir de la caricature

Exposition « En forçant le trait. Les chanceliers sous la plume de la caricature » au Musée de l’histoire de Bonn

Exposition « En forçant le trait. Les chanceliers sous la plume de la caricature » au Musée de l’histoire de Bonn, © De g. à dr. : Dieter Hanitzsch / Heiko Sakurai / Gerhard Haderer

25.09.2019 - Article

Drôles, mordantes, au second degré : en forçant le trait, les caricatures nous livrent souvent les ressorts profonds d’une époque ou d’une personnalité. À Bonn, le Musée de l’histoire retrace l’histoire de la République fédérale à travers 300 caricatures de chanceliers.

À l’occasion des 70 ans de la mise en place du système politique de la République fédérale, le Musée de l’histoire de Bonn refait l’histoire à travers la caricature. Jusqu’au 10 mai 2020, il présente 300 portraits de chanceliers allemands signés de plumes talentueuses de 1949 à nos jours.

Exposition « En forçant le trait. Les chanceliers sous la plume de la caricature » au Musée de l’histoire de Bonn
Exposition « En forçant le trait. Les chanceliers sous la plume de la caricature » au Musée de l’histoire de Bonn© De g. à dr. : Josef Partykiewicz / Hermann Degkwitz / Walter Hanel

Ces dessins, pour la plupart tirés de sa propre collection, passent au révélateur de l’humour la mise en scène du pouvoir et les traits marquants de chacune des époques traversées.

Konrad Adenauer est ainsi croqué en « vieux renard » rusé qui exploite sans vergogne l’ascendant qu’il a sur son gouvernement.

Ludwig Ehrard ? Il était vu comme le « père du miracle économique » et une « locomotive électorale de la CDU ». Mais il restera dans l’ombre de son prédécesseur.

Kurt-Georg Kiesinger se rappelle à nous comme un médiateur lisse et sans relief de la toute première « Grande coalition ».

Willy Brandt fut abondamment portraituré : père de l’« Ostpolitik », réformiste, mais aussi personnalité à part et chef de gouvernement écrasé sous le choc pétrolier.

Le Hambourgeois Helmut Schmidt aimait, lui, se voir représenté en « capitaine » avisé dans la tempête. Il est vrai que cet homme d’action savait louvoyer pour traverser les multiples crises qui ponctuèrent ses mandats.

Helmut Kohl, on l’avait presque oublié, fut longtemps raillé comme un « provincial » avant de devenir le  « père de l’unification ».

Quant à Gerhard Schröder, personne n’a oublié le « chancelier des médias », ni le réformateur de l’Agenda 2010.

Et Angela Merkel ? Moquée à ses débuts comme la « petite fille » du patriarche Kohl, elle a vu son image changer du tout au tout en 14 ans, et devenir celle d’une cheffe de gouvernement puissante et pragmatique.

L’exposition fait ainsi revivre des pans parfois oubliés de l’histoire allemande, et un air du temps caractéristique des grandes évolutions de la société contemporaine. Last but not least, elle dévoile aussi une histoire plus inattendue : celle de l’humour en politique.

A.L.

Exposition « En forçant le trait. Les chanceliers sous la plume de la caricature »
Zugespitzt. Kanzler in der Karikatur »)
À visiter à la Maison de l’histoire, à Bonn, jusqu’au 10 mai 2020, entrée gratuite

Plus d'informations :

Maison de l'histoire (en allemand et anglais)

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