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Valoriser les métiers d'éducateur – une mission nationale pour l'avenir

Le gouvernement fédéral investira jusqu'en 2022 un total de 5,5 milliards d'euros pour plus de qualité dans les établissements préscolaires

Le gouvernement fédéral investira jusqu'en 2022 un total de 5,5 milliards d'euros pour plus de qualité dans les établissements préscolaires, © dpa

19.06.2019 - Article

Une insertion professionnelle facile, un enseignement théorique et pratique pendant la formation, un bon statut, une rémunération plus élevée et la possibilité de suivre des formations continues : ce sont ces mesures parmi d'autres que l'OCDE recommande pour remédier à la pénurie d'éducateurs.

« Amusez-vous bien ! Voilà ce que me disent beaucoup de parents après m'avoir confié leurs enfants. Ils pensent que je passe ma journée à boire du café et à me prélasser au soleil à côté des enfants. » Alice Christina Grapatin, 23 ans, éducatrice à Berlin, résume exactement le grand problème de la profession : le manque de reconnaissance du travail des éducateurs spécialisés. « Ce n'est pas forcément de la mauvaise foi, mais de l'ignorance. On ne connaît pas le travail de l'éducateur », explique la jeune femme.

Il manque 190 000 éducateurs

Cette opinion fait largement l'unanimité parmi les participants d'une conférence au ministère fédéral de la Famille qui a été convoquée à la suite d'une nouvelle étude de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la reconnaissance des métiers d'éducateur. En effet, dans de nombreux pays, le métier d'éducateur n'est actuellement pas considéré comme très attrayant. En Allemagne, il a été calculé qu'il manquerait 190 000 éducateurs d'ici à 2025.

Meilleure rémunération et plus d'expérience

Mais comment inciter à devenir éducateur et à rester dans le métier ? Selon l'OCDE, il est particulièrement important d'augmenter la rémunération et de développer les qualifications, de proposer plus d'expérience pratique dès le début de la formation et de créer des passerelles pour accéder à la profession. Il est également important d'améliorer les conditions de travail et de promouvoir les mesures de perfectionnement et de formation continue.

Même si la majorité des pays sont confrontés à des problèmes similaires, ils choisissent des priorités différentes. La Nouvelle-Zélande par exemple donne plus d'argent aux établissements préscolaires avec un grand nombre de pédagogues qualifiés. L'augmentation éventuelle des rémunérations est alors laissée à l'appréciation de l'organisme responsable de la structure. La Norvège souhaite accroître le nombre des éducateurs hommes et, à qualifications égales, la candidature des hommes est privilégiée.

Engagement du gouvernement fédéral

5 000 étudiants supplémentaires pourront bénéficier d'une rémunération de formation
5 000 étudiants supplémentaires pourront bénéficier d'une rémunération de formation© dpa

L'Allemagne a été félicitée pour son « Offensive pour les éducatrices et éducateurs spécialisés ». La ministre fédérale de la Famille, Franziska Giffey, a souligné l'importance de cette question. La valorisation de l'image du métier d'éducateur est une « mission nationale pour l'avenir ». Investir dans ce métier, c'est « remédier au manque de spécialistes et veiller à la bonne éducation et à l'égalité des chances des enfants ».

Dans le cadre de son offensive, le gouvernement fédéral soutient les Länder à hauteur de 300 millions d'euros pour les deux prochaines années de formation. Cela signifie que 5 000 étudiants supplémentaires pourront bénéficier d'une rémunération de formation. Il sera également investi dans le perfectionnement des éducateurs expérimentés. En outre, ceux qui voudront exercer plus de responsabilités pourront prétendre à une promotion.

D'autre part, le gouvernement fédéral a adopté une loi visant à améliorer la qualité des établissements préscolaires et investira jusqu'en 2022 un total de 5,5 milliards d'euros. L'objectif est également d'alléger les charges des parents.

Améliorer l'attractivité du métier pour fidéliser le personnel

La ministre fédérale, Franziska Giffey, estime que cela est très important pour retenir les éducateurs expérimentés dans les établissements préscolaires.

Pour l'éducatrice Alice Christina Grapatin, qui a découvert sa vocation après une expérience positive dans le cadre du Service volontaire allemand, une chose est sûre : « Éducatrice, c'est un métier formidable et une grande source de satisfaction. »

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