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À la pointe de la recherche sur le cerveau

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04.04.2019 - Article

Cinq faits sur le pôle d’excellence berlinois NeuroCure, au sein duquel des experts  mènent des recherches sur le fonctionnement de notre cerveau et mettent au point des thérapies innovantes.

Recherche de pointe à Berlin : sept projets de recherche interdisciplinaires menés par des universités berlinoises sont subventionnés dans le cadre de la stratégie d’excellence du gouvernement fédéral et des länder. Parmi eux, le programme NeuroCure.

Quel objectif poursuit le pôle d'excellence berlinois NeuroCure ?

Comme son nom l’indique, le pôle d’excellence NeuroCure travaille sur la guérison des affections du système nerveux, et ce de multiples façons. Les projets de recherche qui y sont menés portent sur tous les domaines de la vie, du développement embryonnaire à la vieillesse, et se concentrent sur les maladies neurologiques et psychiatriques.

 Nous voulons mieux comprendre les maladies du cerveau.
Le neuroscientifique Dietmar Schmitz au sujet du pôle d'excellence NeuroCure

Comment étudie-t-on les maladies dans le pôle NeuroCure?

« Nous voulons contribuer à améliorer la compréhension des fonctions cérébrales à l'aide de la recherche fondamentale », explique Dietmar Schmitz, directeur du Centre de recherche en neurosciences (Neurowissenschaftliches Forschungszentrum) de l’hôpital universitaire de la Charité de Berlin et représentant de NeuroCure. « Les spécialiste de la recherche fondamentale travaillent également main dans la main avec les médecins des différentes cliniques, dans le but de mieux comprendre les maladies du cerveau. » Les chercheurs du pôle d’excellence mènent des recherches sur les troubles du développement du système nerveux ainsi que sur la sclérose en plaques, l'épilepsie, la maladie d'Alzheimer et les AVC. Une des missions centrales de NeuroCure est le développement de nouvelles thérapies.

Quelles sont ses autres activités ?

Le centre de recherche clinique de NeuroCure permet aux patients d’accéder plus rapidement à un nouveau diagnostic ainsi qu'à de nouvelles thérapies. Les découvertes issues de la recherche fondamentale sont utilisées directement au sein de la clinique du centre et mises à la disposition des patients. Le programme de mentorat « SPARK-Berlin » réunit des scientifiques dans le but d’utiliser plus rapidement les découvertes issues de la recherche en élaborant des traitements médicamenteux pertinents sur le plan clinique. « En mettant en réseau les activités de recherche et en recrutant de jeunes espoirs de la recherche scientifique, Berlin continue de s’affirmer comme un pôle important de la recherche en neurosciences », ajoute Dietmar Schmitz.

Quelles institutions berlinoises font-elles partie de NeuroCure ?

L’université Humboldt est impliquée au sein de NeuroCure, de même que l’Université libre et le célèbre hôpital universitaire de la Charité. L’Institut Max Planck de biologie infectieuse (Max-Planck-Institut für Infektionsbiologie) et l’Institut Leibniz de recherche en pharmacologie moléculaire (Leibniz-Forschungsinstitut für Molekulare Pharmakologie) font également partie de NeuroCure. La plus grande organisation scientifique du pays, l’Association Helmholtz des centres de recherche allemands (Helmholtz-Gemeinschaft), s’engage également en son sein aux côtés du Centre allemand des maladies neurodégénératives (Deutsches Zentrum für Neurodegenerative Erkrankungen) et du Centre Max Delbrück de médecine moléculaire (Max-Delbrück-Centrum für Molekulare Medizin).

Quels scientifiques sont les figures de proue de ce programme ?

24 des meilleurs chercheurs et chercheuses allemands et internationaux dans le domaine des neurosciences travaillent pour NeuroCure. On pourrait citer Michael Brecht, qui a reçu en 2012 le Prix Leibniz, qui est le prix le plus doté de la recherche en Allemagne, pour ses travaux pionniers sur les bases neuronales des comportements. Ou encore la Française Emmanuelle Charpentier, lauréate du Prix Leibniz 2016, qui fait partie des scientifiques ayant découvert le CRISPR/Cas9, les « ciseaux à découper l’ADN ». Le chercheur en biologie systémique Nikolaus Rajewsky travaille lui sur l’utilisation de l'intelligence artificielle dans les sciences de la vie. Et l’expert en génétique Stephan Sigrist mène des recherches sur la façon dont les gens, en vieillissant, créent de nouveaux souvenirs, autrement dit sur la façon dont ils peuvent mémoriser ce qu’ils apprennent.

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Traduction révisée par l’ambassade d’Allemagne

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