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En route vers les étoiles

Alexander Gerst lors d'une conférence de presse à Cologne

Alexander Gerst lors d'une conférence de presse à Cologne, © Geisler-Fotopress

17.05.2018 - Article

L’astronaute allemand Alexander Gerst, alias « Astro Alex », a donné cette semaine sa dernière conférence de presse avant de décoller pour la Station spatiale internationale (ISS), le 6 juin.

Le compte à rebours est lancé. Dans trois semaines, Alexander Gerst décollera de la base de lancement de Baïkonour (Kazakhstan) aux côtés d’un Russe et d’une Américaine pour rejoindre la Station spatiale internationale (ISS) à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes. Lors de sa dernière conférence de presse avant le départ, le Thomas Pesquet allemand est apparu concentré, heureux et détendu au Centre d’entraînement des cosmonautes, près de Moscou.

À 42 ans, l’astronaute originaire du Bade-Wurtemberg, géophysicien de formation, n’est plus un débutant. En 2014, il a passé six mois à bord de l’ISS. Il sait ce qui l’attend. Cela commence par une période de quarantaine, pour être sûr de n’emporter là-haut aucun microbe. Mais il s’en réjouit. C’est pour lui un sas bienvenu entre les rigueurs d’un entraînement draconien et celles de la mission. « Ces trois dernières semaines, nous avons passé sept examens », a-t-il raconté à Moscou. « Cela laisse quelques traces ».

« Astro Alex » décollera le 6 juin pour la Station spatiale internationale

De g. à dr. : l'équipe de l'expédition ISS 56/57, les astronauts Serena M. Aunon-Chancellor (NASA), Sergei Prokopyev (Roscosmos), et Alexander Gerst (ESA) devant le simulateur TDK-7ST3
De g. à dr. : l'équipe de l'expédition ISS 56/57, les astronauts Serena M. Aunon-Chancellor (NASA), Sergei Prokopyev (Roscosmos), et Alexander Gerst (ESA) devant le simulateur TDK-7ST3© TASS

Puis, ce sera le grand départ, mercredi 6 juin. « J’ai hâte de voir le hublot monter dans les airs et de pouvoir flotter dans ce monde miniature tellement fascinant », a-t-il confié. « Astro Alex », comme on l’a surnommé lors de sa première mission spatiale, considère déjà l’ISS comme « un petit bout de chez [lui] ».

En 2014, il était ingénieur de bord, en charge de la maintenance de la station. Il avait aussi réalisé plus d’une centaine d’expériences scientifiques, testant par exemple dans les conditions de l’apesanteur un lévitateur électromagnétique développé par le Centre aérospatial allemand (DLR). Cette année, une cinquantaine de nouvelles expériences l’attendent. Elles touchent une nouvelle fois à des domaines variés : santé, environnement, climat, énergie, industrie, technologie.

Mais le véritable défi arrivera dans les trois derniers mois lorsqu’Alexander Gerst prendra les rênes de l’ISS comme commandant de bord. Un rôle qu’aucun Allemand n’a encore exercé. C’est « un grand honneur », dit-il. L’idée que les grandes agences spatiales mondiales lui confient « la machine la plus complexe et la plus précieuse jamais construite par l’homme » lui inspire le plus grand respect. Son ambition ? « Si je parviens à ce que nous réalisions tout le programme prévu et que nous rentrions amis, cela restera pour moi une grande mission ».

A.L.

Plus d’informations :

Agence spatiale européenne (en anglais)

Agence spatiale européenne (en allemand)

Vidéo : l'entraînement d'Alexander Gerst à Houston (en anglais)

Vidéo : la dernière conférence de presse d'Alexander Gerst avant son départ (en anglais)

Vidéo : les images de la Terre prises par Alexander Gerst lors de sa première mission dans l'espace en 2014

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