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Un Allemand à la barre de l’ISS

Alexander Gerst lors de sa première mission dans l’espace en 2014 © Dpa/pa

Alexander Gerst lors de sa première mission dans l’espace en 2014., © Dpa/pa

18.04.2018 - Article

C’est le Thomas Pesquet allemand. Le 6 juin prochain, Alexander Gerst s’envolera pour une deuxième mission à bord de la Station spatiale internationale. Il en prendra cette fois le commandement.

Alexander Gerst, en 2018, fin prêt pour une deuxième mission de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS) © ESA
Alexander Gerst, en 2018, fin prêt pour une deuxième mission de six mois à bord de la Station spatiale internationale (ISS)© ESA

Allô la Terre ? Ici le ciel… Bientôt, Alexander Gerst aura à nouveau la tête dans les étoiles. Le 6 juin prochain, l’astronaute allemand décollera de la base de lancement de Baïkonour pour une deuxième mission de six mois dans l’espace. À partir du mois de septembre, il prendra même le commandement de la Station spatiale internationale (ISS), à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes, pour une aventure aussi utile qu’excitante.

À moins de 50 jours du départ, le Thomas Pesquet allemand sent l’adrénaline monter. Plus la date approche, plus le risque de pépin diminue. « Je suis relativement détendu », confiait-il hier à Cologne lors de sa dernière conférence de presse avant le décollage. Il est vrai qu’à 41 ans, Alexander Gerst n’est plus un débutant. Géophysicien et vulcanologue de formation, il a déjà passé 187 jours dans l’espace entre mai et novembre 2014. « C’est plus facile pour moi sur ce deuxième vol. Je sais maintenant ce qui est important et ce qui ne l’est pas. Et je sais que je peux le faire », dit-il.

Une mission fascinante, et scientifique

Alexander Gerst lors d’une sortie dans l’espace en 2014 © Dpa/pa
Alexander Gerst lors d’une sortie dans l’espace en 2014© Dpa/pa

À bord de l’ISS, l’astronaute allemand aura une vue imprenable sur la planète bleue et l’immensité qui l’entoure. Et, comme en 2014, lorsqu’il avait envoyé des clichés rapidement devenus très populaires en Allemagne, il compte bien en profiter. La priorité de ce grand curieux, élégant et éloquent : éveiller l’enthousiasme des plus jeunes. « Je ne veux pas leur apparaître comme un super-héros », dit-il. Mais plutôt leur faire penser : « s’il en est capable, nous aussi ».

Pas question, toutefois, de rester les yeux collés au hublot. Comme tout voyage en orbite, la mission « Horizon » possède avant tout un but scientifique. Santé, environnement, climat, énergie, industrie, technologie : Alexander Gerst mènera dans l’espace une cinquantaine d’expériences qui touchent à de nombreux domaines.

Il testera, par exemple, le développement des cellules immunes humaines grâce à une nouvelle technique de microscopie. L’outil, baptisé « Flumias », est de la taille d’une boîte à chaussures. Il permet d’observer l’activité à l’intérieur des cellules en 3D et en temps réel.

Au programme figurent aussi des expériences qui doivent contribuer à la recherche sur le cancer et l’ostéoporose. Ainsi que des expériences de physique fondamentale, par exemple sur le comportement en apesanteur de grains de sable et de granulats qui pourraient permettre des économies d’énergie dans l’industrie.

« Là-haut, nous pouvons combler des vides dans la compréhension scientifique », affirme Alexander Gerst. Mais selon lui, il ne s’agit pas seulement de travailler sur « notre magnifique et fragile planète ». Il faut « explorer ce qu’il y a autour de nous », dit-il. À savoir la Lune et la planète Mars qu’« Astro-Alex » appelle déjà « le 7e et le 8e continents ».

Pour la première fois, l’astronaute allemand bénéficiera en orbite d’un robot assistant parlant, baptisé Cimon. Et à la fin de l’été, il deviendra le deuxième Européen en dix-sept ans à prendre le commandement de l’ISS, après le Belge Frank De Winne en 2009.

L’Allemand, qui voyagera aux côtés du Russe Sergeï Prokopyev et de l’Américaine Serena Aunon-Chancellor, ne se met toutefois pas de pression. « Dans la station internationale, l’important est d’être un patron sympa », dit-il. « Ma principale tâche sera de m’assurer que la communication est bonne, que tout le monde est heureux, que chacun dispose de ce dont il a besoin, n’est pas surchargé de travail et ne s’ennuie pas ».

« Astro-Alex » n’a pas fini de faire rêver ses compatriotes.

A.L.

Plus d’informations :

Agence spatiale européenne (en anglais)

Agence spatiale européenne (en allemand)

Vidéo : l'entraînement d'Alexander Gerst à Houston (en anglais)

Vidéo : la dernière conférence de presse d'Alexander Gerst avant son départ (en anglais)

Vidéo : les images de la Terre prises par Alexander Gerst lors de sa première mission dans l'espace en 2014

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