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Exposition : l’épargne, une vertu allemande

10.04.2018 - Article

En matière d’épargne, les Allemands se voient volontiers champions du monde. Une exposition du Musée historique allemand, à Berlin, explique pourquoi.

L’épargne, une vertu… et une passion allemande
L’épargne, une vertu… et une passion allemande© dpa Themendienst

« The German Problem » avait titré en 2007 l’hebdomadaire anglais The Economist. Un résumé d’une critique souvent entendue à l’étranger à l’égard de l’Allemagne : les Allemands auraient la passion de l’épargne, parfois de manière extrême. Ce qui est sûr, c’est qu’épargner va de soi en République fédérale, que l’on soit un ménage, une entreprise… ou l’État. L’ancien ministre des Finances Wolfgang Schäuble l’a incarné mieux que personne aux yeux du monde. Mais d’où cela vient-il ? C’est ce que le Musée historique allemand, à Berlin propose d’explorer jusqu’au 26 août.

L’exposition s’intitule « Sparen – Geschichte einer deutsche Tugend » (L’épargne, histoire d’une vertu allemande). Le titre en résume le propos : en Allemagne, épargner n’est pas seulement une pratique économique. C’est avant tout une vertu, un principe moral appris dès le plus jeune âge. Voilà pourquoi les Allemands, le plus souvent, ne comprennent pas les critiques qui leur sont adressées à l’étranger lorsqu’on leur reproche une « politique d’austérité »…

Une longue histoire

Guichets de la Caisse d’épargne de Berlin, dessin d‘Albert Kiekebusch, 1894 © Archives historique de la Caisse d’épargne de Berlin
Guichets de la Caisse d’épargne de Berlin, dessin d‘Albert Kiekebusch, 1894© Archives historique de la Caisse d’épargne de Berlin

D’où cela vient-il ? De très loin. On peut remonter jusqu’à la Réforme de Luther qui a fait de chacun l’architecte de sa propre prospérité sur la Terre. Ou aux Lumières, qui ont mis en avant des valeurs morales. Est-ce un hasard ? C’est en Allemagne, à Hambourg, que la première caisse d’épargne au monde a vu le jour en 1778… Et elle fut suivie en 1818 par l’ouverture d’une caisse d’épargne à Berlin.

Les responsables politiques ont aussi vanté toujours l’épargne pour des raisons pragmatiques. Quand les épargnants sont satisfaits, il n’y a pas de crise. Et quand les ouvriers épargnent, ils sont moins revendicatifs…

L’histoire aurait pourtant pu détourner les Allemands de la vertu d’épargne. Lors de l’hyperinflation galopante de 1923, qui voyait les billets de banque se dévaloriser en quelques heures, puis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les épargnants allemands ont tout perdu. Mais dans les deux cas, il n’a pas fallu attendre longtemps… pour qu’ils se remettent à épargner.

A.L.

Plus d’informations :

Musée historique allemand (en allemand)