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Le groupe de réflexion sur le climat

L’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique à Potsdam

L’Institut de recherche sur l’impact du changement climatique à Potsdam, © dpa

20.09.2019 - Article

L’Institut de recherche sur les incidences du changement climatique de Potsdam compte parmi les groupes de réflexion majeurs en matière de politique environnementale. L’une de ses études a même donné naissance à l’expression de l’année 2018, « Heißzeit ».

Désigné par la Société pour la langue allemande expression de l’année 2018,  « Heißzeit », « l’ère caniculaire », est construit comme un jeu de mot avec « Eiszeit », l’ère glaciaire. Et pour cause, l’été a été extrêmement chaud et sec... C’est l’étude « Hothouse Earth-Paper » de l’Institut de recherche sur les incidences du changement climatique de Potsdam (Potsdam-Institut für Klimafolgenforschung ou PIK) qui a popularisé ce terme. Les chercheurs du PIK mettent en garde contre le fait qu’un seuil critique puisse être dépassé dans le changement climatique, seuil au-delà duquel plus rien ne saurait arrêter le réchauffement de la planète, même si les êtres humains menaient du jour au lendemain une vie exempte d’émissions. Leur étude est la publication scientifique ayant eu le plus d’influence l’année dernière.

Un établissement au superlatif

Le PIK est caractérisé par les superlatifs. Non seulement il s’agit du groupe de réflexion et de recherche sur les incidences climatiques le plus important d’Allemagne, mais c’est aussi le principal groupe de réflexion sur les stratégies environnementales dans le monde. Les chercheuses et les chercheurs du PIK sont des experts très sollicités dans les médias et des conseillers recherchés par le monde politique.

Au PIK, des chercheurs en sciences sociales et naturelles du monde entier étudient les répercussions écologiques, économiques et sociales du réchauffement planétaire. Avec un superordinateur, ils analysent d’immenses quantités de données et modélisent les évolutions possibles du climat ainsi que des scénarios pour demain. Toutefois, ces chercheurs ne conçoivent pas seulement des modèles (généralement très inquiétants) sur le climat. Ils élaborent aussi des stratégies et des recommandations pour un développement durable de notre planète.

Le climatologue Hans Joachim Schellnhuber a fondé l‘institut en 1992
Le climatologue Hans Joachim Schellnhuber a fondé l‘institut en 1992© dpa

C’est le climatologue Hans Joachim Schellnhuber qui a fondé l’institut. C’est également lui qui a fait entrer le concept de « tipping elements », ou éléments critiques, dans la recherche. Auparavant, les chercheurs partaient du principe que les changements climats étaient des phénomènes continus. Mais M. Schellnhuber a montré qu’il peut y avoir des changements abrupts, extrêmes et irréversibles quand certains événements se produisent. Par exemple lorsque les glaciers fondent, les forêts vierges sont déboisées ou brûlées et lorsque les récifs coralliens meurent. Comme avec des dominos, une seule catastrophe en entraîne une cascade d’autres. « Il pourrait être très difficile, voire impossible d’empêcher les chaînes de dominos de basculer. Certains endroits sur Terre pourraient devenir inhabitables », avertit Johan Rockström, l’un des deux directeurs du PIK.

Pour que l’ère caniculaire ne devienne pas une réalité, le PIK réclame que nous adoptions de nouveaux principes dans nos rapports à la planète. Leur demande principale : le CO2 doit enfin avoir un prix.

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