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Clôture avec succès de la COP24 à Katowice

La COP24 à Katowice, en Pologne

La COP24 à Katowice, en Pologne, © Ministère fédéral des Affaires étrangères

17.12.2018 - Article

Pendant deux semaines, la communauté internationale a discuté de la mise en œuvre de l’accord de Paris.

La 24e édition de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a pris fin ce samedi (15 décembre). Il s’agit du plus grand rendez-vous sur le climat depuis l’adoption de l’accord de Paris en 2015. Plus de 20 000 participants, dont de nombreux chefs d’État de gouvernement et le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, étaient venus en Pologne.

Après deux semaines de négociations menées dans le cadre de la « COP 24 » – nom informel de la conférence –, la communauté internationale est parvenue à s’accorder sur le « manuel d’application de Katowice ». C’est également un succès de l’UE et de la délégation allemande emmenée par Svenja Schulze, ministre fédérale de l’Environnement, qui prônaient des règles claires et contraignantes pour tous.

Le manuel précise les détails de la mise en œuvre de l’accord de Paris. Il fixe les modalités d’évaluation et de comparaison des contributions climatiques des différents États ainsi que de leur transmission au secrétariat des Nations Unies sur les changements climatiques.

La COP24 à Katowice, en Pologne
La COP24 à Katowice, en Pologne© Ministère fédéral des Affaires étrangères

Par ailleurs, la COP24 a accueilli pour la première fois le dialogue dit « de Talanoa » lors duquel la communauté internationale a dressé un bilan de la réduction des émissions de gaz à effet de serre depuis 2015. Les pays ont également discuté avec le secrétaire général des Nations Unies des possibilités d’intensifier encore leurs efforts et de rehausser leurs objectifs climatiques nationaux, émettant ainsi un signal clair en faveur du renforcement de la protection du climat.

Lors de la conférence, il a également été question du financement de la lutte contre les dérèglements climatiques, l’objectif étant de soutenir en particulier les pays en développement dans le cadre de la transformation mondiale. À partir de 2020, la communauté internationale veut fournir chaque année 100 milliards de dollars pour aider les pays en développement et les pays émergents à mettre en œuvre l’accord de Paris. Pendant la COP24, l’Allemagne a annoncé vouloir doubler, c’est-à-dire porter à 1,5 milliard d’euros, son concours au financement du Fonds vert pour le climat, le principal instrument de financement de l’accord. Cette promesse a suscité un grand intérêt politique. Le gouvernement fédéral contribue ainsi notablement à la mise en œuvre de l’accord de Paris, parfait exemple d’un multilatéralisme réussi.

Déployer des efforts beaucoup plus importants

Il est clair dès maintenant que tels quels, les objectifs climatiques nationaux ne suffiront pas à maintenir le réchauffement climatique nettement en deçà de 2°C, voire à 1,5°C. À défaut d’un redoublement sensible des efforts, la température mondiale augmentera de plus de 3°C d’ici 2030. Pour de nombreux pays, les effets prévisibles du changement climatique deviendraient alors trop difficiles à gérer. Aujourd’hui déjà, les effets compromettent la stabilité de régions et de pays entiers et, cumulés avec d’autres facteurs, ils constituent une menace pour la paix et la sécurité. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement vient de publier un rapport dans lequel il exhorte la communauté internationale à tripler ses efforts climatiques afin d’atteindre l’objectif des 2°C. Pour limiter le réchauffement terrestre à 1,5°C, il préconise même de les multiplier par cinq.

Les effets sur la sécurité et la stabilité au cœur de la diplomatie climatique allemande

Le thème « climat et sécurité » sera une priorité de l’Allemagne en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies
Le thème « climat et sécurité » sera une priorité de l’Allemagne en tant que membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies© Ministère fédéral des Affaires étrangères

Une politique climatique ambitieuse fait donc partie de toute politique étrangère prévoyante. Depuis longtemps déjà parmi les pays les plus actifs dans ce domaine, l’Allemagne a mis à nouveau l’accent sur le lien entre le climat et la sécurité lors des discussions avec des partenaires de Nauru et de Suède dans le pavillon allemand. Cette corrélation formera également l’une des priorités de son mandat au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies au cours des deux années à venir.

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