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Climat : deux semaines de concertations internationales sur la mise en œuvre de l’accord de Paris

Ouverture de la COP24 à Kattowitz

Ouverture de la COP24 à Kattowitz, © Ministère fédéral des Affaires étrangères

03.12.2018 - Article

La 24 édition de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (« COP24 ») a débuté ce dimanche à Katowice, en Pologne, principal rendez‑vous en matière de politique climatique depuis la conférence de Paris sur le climat en 2015.

Pendant deux semaines, des représentants de 196 pays et d’un grand nombre d’organisations internationales et non gouvernementales évoqueront les possibilités de mettre en œuvre et de faire évoluer l’accord de Paris. L’enjeu est de taille puisque ce n’est qu’en maintenant le réchauffement de la planète nettement en deçà de 2°C, voire à 1,5°C, qu’il sera possible de pallier les pires effets du changement climatique provoqué par l’homme.

État des lieux mondial et dialogue transparent

Il est prévu lors de la COP24 d’adopter un manuel d’application de l’accord de Paris qui fixera les modalités d’évaluation et de comparaison des différentes contributions climatiques nationales ainsi que de leur transmission au secrétariat des Nations Unies sur les changements climatiques. Un maximum de transparence est essentiel pour atteindre les objectifs définis à Paris.

Par ailleurs, la COP24 accueillera pour la première fois le dialogue dit « de Talanoa » lors duquel la communauté internationale dressera un bilan de la réduction des émissions à l’échelle mondiale depuis 2015. Sur cette base, les différents pays discuteront des moyens d’intensifier encore leurs efforts et de rehausser leurs objectifs climatiques nationaux.

Déployer des efforts beaucoup plus importants

Il est clair dès maintenant que tels quels, les objectifs climatiques nationaux ne suffiront pas à maintenir le réchauffement climatique nettement en deçà de 2°C, voire à 1,5°C. À défaut d’un redoublement sensible des efforts, la température mondiale augmentera de plus de 3°C d’ici 2030. Pour de nombreux pays, les effets prévisibles du changement climatique deviendraient alors trop difficiles à gérer.

Aujourd’hui déjà, les effets compromettent la stabilité de régions et de pays entiers et, cumulés avec d’autres facteurs, ils constituent une menace pour la paix et la sécurité. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement vient de publier un rapport dans lequel il exhorte la communauté internationale à tripler ses efforts climatiques afin d’atteindre l’objectif 2°C. Pour limiter le réchauffement terrestre à 1,5°C, il préconise même de les multiplier par cinq.

Les effets sur la sécurité et la stabilité au cœur de la diplomatie climatique allemande

Un politique climatique ambitieuse fait donc partie de toute politique étrangère prévoyante. Depuis longtemps déjà parmi les pays les plus actifs dans ce domaine, l’Allemagne mettra à nouveau lors de la COP24 l’accent sur le lien entre le climat et la sécurité. Cette corrélation formera également l’une des priorités de son mandat au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies au cours des deux années à venir.

Dès 2019, le gouvernement fédéral entend également doubler, c’est‑à‑dire porter à 1,5 milliard d’euros, son concours au financement du Fonds vert pour le climat afin d’aider en particulier les pays en développement à faire face à la transformation mondiale. Ce faisant, l’Allemagne contribue notablement à la mise en œuvre de l’accord de Paris, parfait exemple d’un multilatéralisme réussi.

© Ministère fédéral des Affaires étrangères

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