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« Ma patrie, c’est là où je me sens bien »

Ali Faramarzi est venu d’Iran en Allemagne

Ali Faramarzi est venu d’Iran en Allemagne, © Jonas Ratermann

29.07.2019 - Article

Qu’est-ce que la patrie, où se trouve-t-elle ? Nous avons interrogé trois personnes qui ne sont pas nées en Allemagne.

 À Francfort, auprès d’amis

«  Pour moi, la patrie, c’est là où je me sens bien, où j’ai mes amis, où j’aime rentrer après quelques jours de voyage. Et c’est Francfort. J’aime m’asseoir au bord du Main et regarder le fleuve. Je n’ai plus beaucoup de souvenirs de l’Iran, le pays de mes parents, si ce n’est celui d’arbres en fleurs. Je pense plus souvent à Würselen, une petite ville dans l’ouest de l’Allemagne où j’ai passé ma jeunesse. Lorsque je vais à Bruxelles, j’aime m’y arrêter.  »  

Ali Faramarzi, né en 1979 à Téhéran (Iran), est arrivé en Allemagne en 1986 avec ses parents. Il vit à Francfort depuis 2006 et dirige une start-up technologique.

Au sein de la famille

« Pour moi, la patrie, c’est là où vit ma famille, où je suis reconnue en tant que personne et ou j’ai une perspective d’avenir. Pour moi, c’est l’Allemagne. J’ai passé mon enfance et ma jeunesse dans un foyer pour réfugiés, à l’école et dans des centres de jeunesse à Francfort. L’Inde, dont ma famille est originaire, est ma seconde patrie. Je suis attachée à la langue, la cuisine, la religion, la culture. Nous y allons régulièrement. À Hambourg, je commence tout juste à me constituer une patrie. » 

Meghu Kapoor

Meghu Kapoor, née en 1990, est arrivée en Allemagne avec ses parents à l’âge de quelques mois. Aujourd’hui, elle travaille à Hambourg dans l’industrie de consommation en tant que partenaire d’affaires en ressources humaines.

Le présent et le passé

« Lorsque je vais à Damas, j’aime retrouver ma famille et mes amis. J’y ai grandi et je connais tous les recoins. J’y ai un sentiment de patrie. Lorsque je rentre à Leipzig où j’ai fait mes études, où je travaille et me suis fait des amis, où j’ai passé des moments heureux et des moments difficiles, je me sens soulagé et en confiance, comme après un long voyage. La patrie est le passé auquel on associe beaucoup de souvenirs. Et la patrie est le présent parmi des personnes qui ont des pensées, des soucis et des souhaits semblables à soi. La patrie, c’est là où l’on trouve le soutien dont on a besoin. »  

Akeel Sandouk

Akeel Sandouk, né en 1990 en Syrie, est venu étudier à Leipzig en 2012 dans le cadre d’un échange. Il travaille maintenant à l’université de Leipzig et dans une société de conseil.

Propos recueillis par : Martin Orth

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