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Le sentiment viscéral d’attachement à la patrie

Walter J. Lindner est ambassadeur d’Allemagne en Inde

Walter J. Lindner est ambassadeur d’Allemagne en Inde, © picture alliance/dpa

26.07.2019 - Article

Qu’est-ce que la patrie, où se trouve-t-elle ? Nous avons interrogé trois personnes qui ont quitté l’Allemagne pour partir à travers le monde.

Ma patrie, c’est là où je sens avoir des racines

Après que ma fille a quitté la maison, que mes parents et mon frère sont décédés, j’aurais presque dit, après mon 14e déménagement transcontinental : chez moi, c’est là où sont mes meubles. Mais un autre sentiment est de plus en plus présent : celui de se sentir chez soi, d’être conscient de ses racines culturelles. Cela peut être provoqué par un bretzel croustillant, un concert de Bach dans l’église St Thomas ou une promenade matinale dans le quartier cool de Friedrichshain. Dans les pays lointains, on a rarement ce sentiment d’attachement à la patrie. Ma conception de la patrie concerne une Allemagne tolérante et aux nombreuses facettes, avec une pointe de diversité et des voyages vers des rivages lointains.
Walter J. Lindner

Walter J. Lindner, 62 ans, est originaire de Munich. En 1988, il est entré dans le corps diplomatique. Depuis avril 2019, il représente la République fédérale d’Allemagne en tant qu’ambassadeur en Inde. Il est également un musicien passionné.

Ma patrie, c’est là où vit ma famille

Pour moi, la patrie n’est pas un lieu mais plutôt un sentiment. J’associe à Trèves, la ville où j’ai passé mon enfance et mon adolescence, la famille, la scolarité et les amis qui m’ont marquée. C’est un sentiment de patrie. Bruxelles n’est devenue ma patrie que lorsque j’ai fondé une famille. Ce sont les enfants qui ont fait que nous y avons trouvé des racines. Donc : la patrie, c’est la famille, où qu’elle soit.
Gina Braun-Friderici

Gina Braun-Friderici, 41 ans, a grandi à Trèves, étudié à Sarrebruck et en France. Elle travaille depuis 2003 au Parlement européen à Bruxelles.

Ma patrie, c’est là d’où je viens

Pour moi, la patrie, c’est là d’où je viens et où j’ai des racines : à Heppenheim. Dans ma jeunesse et pendant ma scolarité, j’y ai fait mes principales expériences, noué des amitiés, forgé des souvenirs qui perdurent encore aujourd’hui. Ce lieu m’incite toujours à y retourner. Je me sens très bien à Shanghai, j’y ai aussi de nombreux contacts sociaux et professionnels. Mais pour moi « la seconde patrie », c’est seulement une expression. On n’a qu’une patrie.
Dietmar Winter

Dietmar Winter, 55 ans, a grandi à Heppenheim, étudié en Chine dans les années 1990 et vit depuis 2000 à Shanghai où il dirige une société allemande.

Propos recueillis par : Martin Orth
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