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Noël en exil

Ahed, Zaza et Malek racontent ce qui leur est familier et ce qui leur manque

Ahed, Zaza et Malek racontent ce qui leur est familier et ce qui leur manque, © dpa

21.12.2018 - Article

Comment les réfugiés vivent-ils Noël en Allemagne ? Ahed, Zaza et Malek racontent ce qui leur est familier et ce qui leur manque.

Les Allemands associent l’avent au recueillement, à la lueur des bougies et aux petits gâteaux. Mais comment les personnes qui ont trouvé asile en Allemagne après avoir fui leur pays vivent-elles la période de Noël ? Nous avons interrogé trois réfugiés de Syrie.

C’est triste qu’en Syrie personne ne puisse songer à fêter Noël.
Ahed (43 ans) vit à Berlin avec sa famille

Ahed (43 ans) : « Je viens d’Alep où j’étais enseignante en physique-chimie. C’est le deuxième Noël que je vis à Berlin avec mes trois enfants. À Alep, environ 20 pour cent de la population est chrétienne. Les relations entre les chrétiens et nous les musulmans étaient toujours très amicales. À Noël, les rues étaient décorées. Le 25 décembre est un jour férié. On va à l’église, on rend visite à sa famille et on mange ensemble. Nous rendions visite à nos amis chrétiens au moins pour boire un café. Aujourd’hui, nous connaissons aussi beaucoup de personnes à Berlin, par exemple nos voisins allemands. Je leur ai offert quatre bougies de l’avent. C’est triste qu’en Syrie personne ne puisse songer à fêter Noël, surtout pour les enfants. »   

Nous écoutions des chansons de Noël en arabe. 
Zaza* (63 ans) a fui la Syrie pour venir en Allemagne

Zaza* (63 ans): « Je suis né dans la bande de Gaza et ai vécu plus de 30 ans en Syrie, avant de m’enfuir en 2015. Je ne pratique aucune religion bien que ma famille soit musulmane. Je respecte toutes les religions mais je crois surtout en la démocratie. En Syrie, je fêtais Noël avec ma femme et mes quatre enfants. Nous avions un arbre de Noël, nous nous faisions des cadeaux le 24 décembre et nous invitions des amis. Pas seulement des chrétiens, d’ailleurs. On écoutait aussi des chansons de Noël traditionnelles dans leur traduction en arabe. Je ne sais pas encore si je fêterai Noël cette année. Je connais beaucoup de gens ici mais c’est autre chose de fêter Noël sans sa famille. »

Je ne vois pas de différence entre Noël ici et en Syrie. 
Malek* (16 ans) est arrivé en Allemagne sans sa famille.

Malek* (16) : « J’ai fui de Damas pour venir en Allemagne il y a deux ans ; mes parents y vivent encore. Nous sommes musulmans comme la plupart des Syriens. Mais dans notre rue presque tout le monde était chrétien. C’est pourquoi nous fêtions aussi Noël. Nous passions la soirée du 24 décembre chez des amis, avec des petits gâteaux, du poulet et des cadeaux. Je ne vois pas de différence avec la façon dont on fête Noël en Allemagne. À Berlin, une dame s’occupe de moi : je passerai Noël avec sa famille. Et j’enverrai peut-être un colis à mes parents. » 

* les noms ont été modifiés

© www.deutschland.de
Traduction de deutschland.de révisée par l’Ambassade d’Allemagne 

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