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Adieu sucre, sel et gras ?

La ministre allemande de l’Alimentation et de l’Agriculture, Julia Klöckner, vient de sceller avec les industriels la base d’un accord pour réduire les quantités de sucre, de sel et de graisse dans les produits industriels

La ministre allemande de l’Alimentation et de l’Agriculture, Julia Klöckner, vient de sceller avec les industriels la base d’un accord pour réduire les quantités de sucre, de sel et de graisse dans les produits industriels, © picture alliance

23.10.2018 - Article

Pour lutter contre l’épidémie de surpoids, la ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Julia Klöckner, a convaincu les industriels de réduire les quantités de sucre, de sel et de gras dans leurs produits. Un premier pas, selon beaucoup d’associations.

En Allemagne, 43 % des femmes, 62 % des hommes et 15 % des enfants sont en surpoids
En Allemagne, 43 % des femmes, 62 % des hommes et 15 % des enfants sont en surpoids© Norbert Schmidt

62 % des hommes, 43 % des femmes et 15 % des enfants sont affectés. Le gouvernement allemand n’entend plus prendre le problème du surpoids à la légère. Il y a quelques jours, la ministre de l’Alimentation et de l’Agriculture, Julia Klöckner, a ainsi réussi à convaincre les industriels de participer à la lutte contre ce mal de société. À partir de 2019, ils réduiront d’eux-mêmes les quantités de sucre, de sel et de gras contenues dans leurs produits.

Les détails de l’accord ne sont pas encore connus. Les industriels définiront leurs objectifs de réduction eux-mêmes, et ils ont jusqu’à la fin de l’année pour le faire. Mais ces objectifs seront « contrôlables et révisables », a promis Mme Klöckner. Et ils seront mis en œuvre progressivement entre 2019 et 2025. Par ailleurs, les industriels devront réduire les portions de leurs produits.

Engagement des industriels

« Pour la première fois, les entreprises reconnaissent qu’elles font partie de la solution », s’est félicitée la ministre. Son enthousiaste n’est pas partagé par tous. La mesure est trop peu contraignante, regrettent beaucoup d’associations de consommateurs, la caisse d’assurance maladie AOK ou encore les Verts.

C’est un compromis, a répondu Mme Klöckner. Discuter pour obtenir « tout ou rien mène généralement au rien ». La dimension de volontariat vise à obtenir la plus grande implication possible de la part des industriels. Cela a fonctionné il y a quelques années pour la réduction des acides gras « trans » dans l’alimentation.

D’autres initiatives

« C’est un premier pas, mais qui ne s’attaque malheureusement qu’à la partie émergée de la montagne de sucre », a résumé le patron de l’AOK, Martin Litsch. La caisse d’assurance a lancé avec Foodwatch et d’autres associations sa propre initiative pour réduire la consommation de sucre et promouvoir une alimentation plus saine. Ils réclament l’interdiction de la publicité ciblée sur les aliments riches en sucre et en calories pour les enfants, un meilleur étiquetage des produits vendus dans les magasins, des incitations fiscales pour encourager l’industrie agroalimentaire à adopter des recettes plus saines et des normes contraignantes sur l’alimentation servie dans les crèches et les écoles.

Mme Klöckner, elle non plus, n’entend pas non plus en rester là. Dès l’année prochaine, la ministre veut interdire l’ajout de sucre ou d’agents sucrants (stevia, etc.) dans les laits, thés et préparations pour enfants. Afin d’agir à la racine : ne pas habituer les bambins aux goûts trop sucrés.

A.L.

Plus d’informations :

Ministère fédéral de l'Alimentation et de l'Agriculture (en allemand)
Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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