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En Allemagne, les villes petites et moyennes ont le vent en poupe

06.07.2018 - Article

Une étude révèle que si les grandes villes attirent toujours, les villes de moins de 100 000 habitants situées en périphérie des grandes agglomérations séduisent de plus en plus.

4e ville d’Allemagne après Berlin, Hambourg et Munich, Cologne compte près de 1,1 million d’habitants. Située au bord du Rhin, c’est la ville la plus peuplée de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, land le plus peuplé d’Allemagne
4e ville d’Allemagne après Berlin, Hambourg et Munich, Cologne compte près de 1,1 million d’habitants. Située au bord du Rhin, c’est la ville la plus peuplée de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, land le plus peuplé d’Allemagne© dpa

Ville ou campagne ? Le constat de l’urbanisation du monde suffit souvent à trancher le débat : ce sont les villes, et particulièrement les grandes métropoles, qui attirent et attireront de plus en plus les populations. En Allemagne, une étude invite cependant à nuancer le propos. Si les métropoles attirent beaucoup, les villes petites et moyennes séduisent un nombre croissant d’Allemands.

C’est la tendance très nette qui se dégage d’une radioscopie fine de plus d’un million de mouvements de population entre 2006 et 2015, publiée cette semaine par la Fondation Bertelsmann. Les petites villes (moins de 20 0000 habitants) et les villes moyennes (entre 20 000 et 100 000 habitants) gagnent des habitants, surtout si elles sont situées dans la périphérie proche ou lointaine d’une grande ville.

Avec ses 29 000 habitants, la ville de Güstrow (Mecklembourg-Poméranie occidentale) est l’un des meilleurs exemples de ces villes moyennes qui gagnent actuellement des habitants. Cette cité historique a été fondée en 1128 au carrefour de routes commerciales reliant Hambourg à Rostock
Avec ses 29 000 habitants, la ville de Güstrow (Mecklembourg-Poméranie occidentale) est l’un des meilleurs exemples de ces villes moyennes qui gagnent actuellement des habitants. Cette cité historique a été fondée en 1128 au carrefour de routes commerciales reliant Hambourg à Rostock© Zentralbild

Les villes de Bad Neustadt an der Saale (15 700 hab.) en Bavière, Aurich (40 000 hab.) en Frise du Nord ou Güstrow (29 000 hab.) dans le Mecklembourg-Poméranie occidentale en fournissent de parfaits exemples. Elles font partie des agglomérations qui ont le plus gonflé durant cette décennie.


À la campagne, dans les zones éloignées des centres urbains, les situations sont plus variées, mais généralement moins favorables. Des cités tirent néanmoins leur épingle du jeu comme Finsterwalde (18 000 hab.) dans le Brandebourg ou Eschwege (20 000 hab.) en Hesse.

Selon les auteurs de l’étude, les raisons de ces phénomènes sont plurielles. La forte hausse des loyers dans les grandes villes comme Hambourg, Munich ou Berlin constitue bien entendu une raison récurrente.

« Mais à côté de cela, il existe tout un panel de motifs de déménager dans une ville plus petite », constate Brigitte Mohn, directrice de la Fondation Bertelsmann. Cela va du changement d’emploi à la volonté de gagner de l’espace en choisissant une zone d’habitation moins chère en passant par le désir de se rapprocher de ses enfants une fois à la retraite.

Les préférences sont varient aussi fortement selon l’âge. Ainsi, les étudiants et les jeunes professionnels demeurent très attirés par les grandes métropoles.

A.L.

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