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Plus de sept salariés allemands sur dix en CDI « classique »

La baisse du chômage en Allemagne ne s’explique pas par l’augmentation du nombre de petits boulots, mais bien par la croissance de l’emploi en CDI classique, révèlent les statistiques

La baisse du chômage en Allemagne ne s’explique pas par l’augmentation du nombre de « petits boulots », mais bien par la croissance de l’emploi en CDI « classique », révèlent les statistiques, © dpa

09.10.2019 - Article

Les emplois dits « atypiques » (CDD, mini-jobs, temps partiel subi) sont en recul, selon l’Office fédéral des statistiques.

Terminée, l’ère des « petits boulots » précaires ? Pas tout à fait, mais l’emploi dit « classique » a le vent en poupe. En 2018, 70,3 % des salariés allemands occupaient des emplois de ce type (c’est-à-dire en contrat à durée indéterminée (CDI), pleinement soumis aux charges sociales, d’une durée hebdomadaire d’au moins 21 heures et hors intérim), a révélé aujourd’hui l’Office allemand des statistiques (Destatis). C’est le chiffre le plus élevé depuis 2002.

À l’inverse, les emplois « atypiques » régressent d’année en année. Ils concernaient en 2018 à peine plus d’un salarié sur cinq (20,1 %) dont près de la moitié (9,3 %) étaient des travailleurs indépendants. On nomme « emplois atypiques » des emplois en contrat à durée déterminée (CDD), en intérim, sous statut indépendant ou des « petits boulots » à faible volume horaire et sans charges sociales.

Évolution de l’emploi en CDI « classique » sur 20 ans en Allemagne (1998-2018)
Évolution de l’emploi en CDI « classique » sur 20 ans en Allemagne (1998-2018)© Allemagne Diplomatie

Ces chiffres confirment les analyses des spécialistes du marché de l’emploi. Depuis plusieurs années, ces derniers observent mois après mois que le nombre d’emplois pleinement soumis aux charges sociales augmente plus vite que le nombre d’actifs rémunérés. En clair : la baisse du chômage s’explique principalement par le dynamisme des embauches en emploi « classique », et non par la hausse de l’emploi précaire.

C’est en 2007 que la situation a été la plus défavorable pour les salariés. Cette année-là, les statisticiens allemands avaient recensé un niveau record d’emplois « atypiques » (22,6 %, dont 11 % d’indépendants) et un niveau plancher de CDI « classiques » (65,4 %). Les chiffres prennent en compte la population active âgée de 15 à 64 ans.

A.L.

Plus d'informations :

Office fédéral des statistiques en anglais et allemand

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