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E-commerce alimentaire : faire rimer facilité avec sécurité

Faire ses courses sur Internet : une tendance qui monte. Mais comment faire rimer facilité et sécurité ? Des spécialistes européens, mais aussi chinois et américains, étaient réunis à Berlin du 24 au 26 juin pour en discuter

Faire ses courses sur Internet : une tendance qui monte. Mais comment faire rimer facilité et sécurité ? Des spécialistes européens, mais aussi chinois et américains, étaient réunis à Berlin du 24 au 26 juin pour en discuter, © dpa Themendienst

26.06.2019 - Article

« Click & Drive », « Click & Collect », sites web de distributeurs et plateformes de commerce en ligne : faire ses courses en ligne devient une habitude pour de nombreux Européens. Mais comment faire rimer facilité avec sécurité ?

Le département épicerie des entrepôts de la firme américaine Amazon à Berlin en 2017
Le département épicerie des entrepôts de la firme américaine Amazon à Berlin en 2017© dpa

Près d’un Français sur deux (47 %) a déjà fait ses courses en ligne, selon une récente étude. Les Français, grands adeptes du « Drive », une invention française, sont les champions d’Europe de l’achat de produits alimentaires en ligne. Mais de plus en plus d’Européens leur emboîtent le pas. « Click & Drive », « Click & Collect », sites web de distributeurs ou plateformes en ligne : l’e-commerce alimentaire est l’une des grandes tendances actuelles en matière de distribution. Mais plus il y a d’acheteurs, plus il y a aussi de risques de manquements sanitaires, de contrefaçons ou de fraudes. Comment faire rimer facilité avec sécurité ? C’était le thème d’une conférence internationale qui se tenait cette semaine (24-26 juin) à Berlin.

L’événement était organisé par la DG Santé et sécurité alimentaire de la Commission européenne et par l’Office allemand pour la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaires (BVL). Il a fait intervenir en ouverture le Commissaire européen Vytenis Andriukaitis et la ministre allemande de l’Alimentation et de l’Agriculture, Julia Klöckner. Un vaste panel d’experts d’horizons différents (ministères, autorités de contrôle, producteurs, distributeurs, start-up, plateformes, associations) leur a ensuite succédé pour alimenter les débats.

Nouveaux enjeux autour d’un phénomène en plein essor

Les participants venaient d’Europe, des États-Unis et de Chine. La conférence a donc permis de dresser une vision globale du développement du commerce en ligne, à l’échelle internationale. Elle a aussi permis de se faire une idée de la diversité des pratiques des distributeurs et des habitudes des consommateurs. Ainsi que des tendances… et des risques émergents.

Les questions étaient nombreuses : Qu’est-ce qui distingue le comportement d’achat des plus jeunes (« digital natives ») ? Comment veiller au respect des normes de sécurité et de fraîcheur des produits vendus (maintien de la chaîne du froid, qualité sanitaire des produits acheminés de l’étranger, importations de produits illégaux) ? Quel est le cadre juridique, et comment le faire respecter ? Comment enquêter sur Internet et lutter contre les fraudes ? Et,« last but not least  », comment développer la coopération internationale pour dénoncer les infractions dans ce domaine tout neuf ?

En Allemagne

En Allemagne, où 28 % des internautes ont déjà fait leurs courses en ligne et où 40 % envisagent de le faire dans les douze prochains mois, les autorités ont déjà mis en place une surveillance spécifique.

Depuis 2011, l’Office pour la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaires BVL coopère étroitement avec les länder. Ses agents repèrent les produits potentiellement à risque pour le consommateur qui sont proposés à la vente sur Internet. Ils enquêtent aussi pour mettre au jour les cas de produits non enregistrés. Puis ils transmettent ces données aux autorités des länder, et le cas échéant à celles des pays voisins pour qu’ils prennent les mesures adéquates, comme la suppression des offres incriminées.

Vigilance de rigueur

Face à l’essor de l’e-commerce alimentaire en ligne, les autorités invitent toutefois les consommateurs à rester vigilants. Il faut faire attention à la liste des ingrédients des produits qu’on achète, conseille notamment le BVG, de même qu’aux indications relatives à leur valeur nutritionnelle. La présence de labels (comme celui de l’initiative D21 en Allemagne) offre une garantie de sécurité.

Et pour les produits vendus sur l’Internet allemand, il faut savoir qu’un site web (www.lebensmittelwarnung.de) répertorie toutes les mises en garde émises par les pouvoirs publics. Avec une limite, souligne néanmoins le BVG : les produits envoyés depuis l’étranger ne sont en général pas contrôlés par les autorités allemandes.

A.L.

Plus d'informations :

International Conference on Trends and Official Control (en anglais/allemand)
Bureau allemand du contrôle du commerce en ligne G@ZIELT (en anglais/ allemand)
Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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