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Berlin n’est plus la première pépinière de start-up d’Allemagne

Dans une start-up berlinoise

Dans une start-up berlinoise, © dpa-Zentralbild

26.10.2018 - Article

La Rhénanie-du-Nord-Westphalie devance désormais la capitale. La création de start-up est très dynamique dans les grandes métropoles de l’ouest et du sud, ainsi qu’à Berlin et Hambourg.

Berlin, paradis de créateurs de start-up ? Sans doute, mais la capitale a désormais de la concurrence. La Rhénanie-du-Nord-Westphalie vient de la détrôner comme premier site d’implantation. La région de l’ouest du pays concentre désormais près d’une start-up allemande sur cinq (19 %), contre 15,8 % pour Berlin. C’est l’un des principaux enseignements du dernier baromètre allemand des start-up.

Selon cette enquête auprès de 1 500 start-up, la création de jeunes entreprises de haute technologie à croissance rapide s’éparpille de plus en plus sur le territoire. Elle est très dynamique dans les métropoles de l’ouest et du sud. Le Bade-Wurtemberg (12,6 % des sièges de start-up), autour de Stuttgart et Karlsruhe, prend la 3e place du classement devant la Bavière (12,3 %) avec Munich. Viennent ensuite la Basse-Saxe (9,2 %) et Hambourg (7,2 %) au nord. Les länder de l’Est (11,2 % sans Berlin) sont en revanche sous-représentés.

Des créateurs épanouis

Rainer Rother (centre) et Thomas Helmrich (dr.), fondateurs de Smoost, une start-up basée à Gundelsheim (Bavière), avec leur attaché de presse.
Rainer Rother (centre) et Thomas Helmrich (dr.), fondateurs de Smoost, une start-up basée à Gundelsheim (Bavière), avec leur attaché de presse. Même s’ils travaillent beaucoup (56 h./sem. en moyenne), les créateurs de start-up sont nettement plus heureux que la moyenne des travailleurs, avec un bon équilibre entre travail et vie privée© dpa

Selon le baromètre, le profil type du créateur de start-up en Allemagne est un homme de 35 ans. Il a suivi un cursus universitaire en économie-gestion, mathématiques, sciences de l’ingénieur, physique ou technologie. Les femmes ne représentent qu’un peu plus de 15 % des créateurs.

Les sondés disent travailler beaucoup (56 heures par semaine en moyenne). Mais ils sont nettement plus nombreux (49 %) que la moyenne des Allemands (32 %) à s’affirmer très satisfaits de leur vie. Les deux tiers disent avoir trouvé un bon équilibre entre leur travail et leur vie privée.

Le défi du recrutement

Dernier enseignement, les start-up sont des moteurs de l’innovation. Près de 60 % des créateurs sondés observent ainsi très clairement l’impact de l’intelligence artificielle sur leur modèle de gestion.

Dans ce contexte, ils sont souvent en quête d’argent frais pour pouvoir exploiter leur potentiel de développement. 42 % souhaitent davantage d’aides à l’accès au capital. « Nous avons maintenant besoin d’un agenda politique pour l’innovation qui améliore l’offre de capital et force l’éducation au numérique », commente Florian Nöll, président de la Fédération des start-up.

Mais le grand défi de l’avenir sera celui de la main-d’œuvre et des compétences. Les créateurs de jeunes pousses sont de plus en plus souvent confrontés à des difficultés de recrutement, notamment dans le domaine de l’informatique. L’une des raisons est qu’ils ne peuvent pas rémunérer leurs salariés au même niveau que les grands groupes. Cela n’empêche toutefois pas les start-up allemandes de s’agrandir. Elles emploient aujourd’hui plus de 12 salariés en moyenne.

A.L.

Plus d’informations :

Deutscher Start-Up-Monitor, édition 2018 (en allemand)

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