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UE : les 27 regardent vers l’avenir

La chancelière Angela Merkel (dr.) lors du Conseil européen, hier, à Bruxelles, en compagnie du président chypriote, Nicos Anastasiades (g.), et du Premier ministre britannique, Boris Johnson (centre).

La chancelière Angela Merkel (dr.) lors du Conseil européen, hier, à Bruxelles, en compagnie du président chypriote, Nicos Anastasiades (g.), et du Premier ministre britannique, Boris Johnson (centre)., © picture alliance/Pool Danny Gys/BELGA/dpa

18.10.2019 - Article

En cette fin de semaine à Bruxelles, le conseil européen a validé un accord avec le Royaume-Uni sur le Brexit et reçu la future présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

À deux semaines de la date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), les négociateurs européens et britanniques se sont accordés jeudi sur un nouveau protocole d’accord qui règle le statut de l’Irlande du Nord. Les 27 chefs d’État et de gouvernement, qui étaient réunis à Bruxelles, l’ont approuvé dans la foulée.

«  C’est un bon accord  », a commenté la chancelière Angela Merkel. Il résout «  la quadrature du cercle en préservant l’intégrité du marché intérieur européen, d’une part, et en évitant de rétablir des contrôles à la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, de l’autre  ».

Le nouvel accord revient sur la solution du «  backstop  » pour préserver la paix en Irlande, île éprouvée par les conflits jusqu’en 1998. Il accorde finalement un statut hybride à l’Irlande du Nord au lieu de maintenir tout le Royaume-Uni dans l’union douanière européenne. La province britannique restera soumise à certaines règles du marché unique européen. Les marchandises seront contrôlées à l’arrivée dans les ports et les droits de douanes appliqués par l’administration britannique en fonction de la destination des marchandises (Irlande du Nord ou Eire, autrement dit UE). Enfin, un mécanisme sera introduit en matière de TVA pour éviter les distorsions de concurrence.

Si l’accord obtient samedi l’aval du Parlement britannique, puis celui du Parlement européen, s’ouvrira à partir du 1er novembre une période de transition. Elle sera exploitée par le Royaume-Uni et l’Union européenne pour négocier un accord de libre-échange «  ambitieux  », «  sans tarifs, ni quotas  ». Cette précision n’existait pas dans la première version de l’accord. La chancelière Angela Merkel s’est félicitée de cette clarification, tout en regrettant la décision du Brexit.

Ursula von der Leyen présente ses orientations aux 27

 

L’Allemande Ursula von der Leyen, future présidente de la Commission européenne, ce vendredi (18.10.19), à Bruxelles.
L’Allemande Ursula von der Leyen, future présidente de la Commission européenne, ce vendredi (18.10.19), à Bruxelles.© picture alliance/Thierry Roge/BELGA/dpa

Les 27 chefs d’État et de gouvernement européens se tournent maintenant plus que jamais vers l’avenir. Ce vendredi, ils ont reçu la visite d’Ursula von der Leyen, qui doit prendre les rênes de la Commission européenne dans les prochaines semaines.

L’ancienne ministre allemande leur a présenté ses orientations stratégiques pour les cinq années à venir. Elle souhaite  utiliser le futur budget européen (cadre financier 2021-2027) pour «  moderniser  » l’UE en investissant dans la protection du climat, le numérique, l’innovation, ainsi que la recherche et développement. Il y a «  du pain sur la planche  », a-t-elle toutefois reconnu, car les avis divergent encore beaucoup à l’heure actuelle.

A.L.

 

Plus d’informations :

Sur le Brexit :

Recommandation de la Commission européenne (en français)

Conclusions du Conseil européen (en français)

Déclaration de la chancelière Angela Merkel (vidéo en allemand)

Sur le Conseil européen des 17-18 octobre en général :

Office de presse et d'information du gouvernement allemand (en allemand)

Conclusions du Conseil européen sur la Turquie, les activités de forage illégales et le vol MH17 (en français)

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