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Des personnalités allemandes qui s’engagent pour l’Europe

Des personnalités allemands s'engagent pour l'Europe

Des personnalités allemands s'engagent pour l'Europe, © ZUMA Wire

16.04.2019 - Article

Comment des artistes et des scientifiques allemands militent en faveur de l’idée européenne.

Akilnathan Logeswaran : « Stand Up For Europe »

Lorsque, il y a deux ans, les gens descendaient dans la rue dans de nombreuses villes européennes pour manifester en faveur d’une Europe libre et contre les nationalistes, Akilnathan Logeswaran, co-fondateur du groupe munichois du mouvement citoyen « Stand Up For Europe », allait le dimanche devant l’opéra de Munich, et discutait avec les passants.
Akilnathan Logeswaran veut faire bouger les gens. Membre du « Think Tank 30 » du Club de Rome, il travaille au sein du comité des jeunes du Forum économique mondial.

Son engagement a d’ailleurs été remarqué par le magazine économique américain Forbes. Chaque année, celui-ci distingue 30 personnalités de moins de 30 ans qui s’engagent pour une cause et se posent en modèles. Début 2018, Forbes a ainsi distingué Akilnathan Logeswaran dans la catégorie « droit et politique ». Le Munichois réfute l’idée que les jeunes ne s’intéresseraient pas à la politique.

Akilnathan Logeswaran, co-fondateur du mouvement « Stand Up For Europe »
Akilnathan Logeswaran, co-fondateur du mouvement « Stand Up For Europe »© dpa

Akilnathan Logeswaran a dirigé la délégation allemande pour la rencontre des jeunes européens au Parlement européen à Strasbourg, un événement qui a réuni 10 000 participants. Il est également ambassadeur spécial de la campagne #FreeInterrail, qui vise à offrir à chaque Européen un billet Interrail pour son 18e anniversaire. « Un tel voyage élargit les horizons », Akilnathan Logeswaran en est convaincu. Par sa naissance, l’économiste est d’ailleurs lui-même un voyageur entre les mondes, lui qui est né en 1988 à Munich, la ville natale de sa mère, tandis que son père est originaire du Sri Lanka.

Mia Florentine Weiss : l’amour plutôt que la haine

L’artiste conceptuelle Mia Florentine Weiss a elle aussi grandi en regardant au-delà de son horizon quotidien. Née en 1980 à Wurtzbourg, elle a vécu avec sa famille en Allemagne et à Moscou. Après le bac, elle a parcouru le monde pendant un an, puis fait des études aux États-Unis, s’intéressant sur le plan artistique à l’ethnie des Himbas en Namibie. Citoyenne du monde, elle promeut l’idée européenne avec son art.

La sculpture « Love/Hate » de Mia Florentine Weiss
La sculpture « Love/Hate » de Mia Florentine Weiss© dpa

Pendant plus d’un an, une œuvre spectaculaire de Mia Florentine Weiss a été installée près de la Porte de la Victoire à Munich. Cette sculpture en métal, longue de 5 mètres, est un ambigramme . on peut y lire le mot « Love » dans un sens et « Hate » dans l’autre. Son message : « Make Love not Hate ». C’est dans cette optique que Mia Florentine Weiss se penche depuis des années sur le déracinement et la dignité humaine. Dans le cadre de son projet « Pegasus », l’artiste parcourt les routes empruntées par les réfugiés en marge de l’Europe. Elle entre en contact avec les personnes en quête d’une protection et documente leur sort.

« La cohésion, la Loi fondamentale et une liberté illimitée, voilà ce dont nous avons besoin. C’est ce que nous appelons la démocratie », explique-t-elle dans une interview au quotidien Süddeutsche Zeitung. « Car ce n’est que si nous agissons ensemble que l’Europe pourra rester le plus grand projet de paix dans le monde. »

Wolfgang Tillmans : la lutte contre le populisme par les urnes

En 2016, la perspective de Brexit inspire au photographe Wolfgang Tillmans une campagne d’affiche. Utilisant des slogans tels que « What is lost is lost forever », « Ce qui est perdu est perdu a jamais », il soutient les opposants à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Il critique avec véhémence le climat de plus en plus anti-européen qui règne actuellement et n’a de cesse d’attirer l’attention sur les possibilités offertes par la démocratie. Dans ses projets et ses interviews, il exhorte les gens à aller voter et à lutter contre les idées d’extrême-droite. « Les systèmes démocratiques peuvent changer sous la pression des citoyens », souligne-t-il dans une interview donnée au Zeit Online. Et ajoute : « Dans les dictatures et les régimes autoritaires, ce n’est pas possible ».

Le photographe Wolfgang Tillmans
Le photographe Wolfgang Tillmans© dpa

Né en 1968, Wolgang Tillmans a grandi en Rhénanie-du-Nord/Westphalie. Il vit depuis plusieurs années entre Berlin et Londres. Artiste contemporain majeur, il a notamment été décoré de la croix l’Ordre du mérite de la République fédérale d’Allemagne. C’est également le premier artiste allemand à recevoir, en 2000, le prix Turner. En 2008, il lance avec les architectes Rem Koolhaas et Stephan Petermann l’initiative Eurolab, qui réfléchit à une nouvelle stratégie pour la promotion de la « marque » Union européenne. Avec Eurolab, Wolgang Tillmans aimerait créer un contre-mouvement qui s’opposerait au populisme de droite et le relèguerait au second plan.

Jan Böhmermann : les États-Unis d’Europe

En tant que satiriste, Jan Böhmermann, 38 ans, peut aller encore plus loin dans sa réflexion. Il promeut « les États-Unis d’Europe », à l’image des États-Unis d’Amérique. Dans une vidéo musicale, cet animateur barbu de l’émission « Neo Magazin Royale » de la deuxième chaîne de télévision allemande chante, rasé de près tel un rocker glam, coiffé d’une perruque bouclée, un hymne à une « Europe ouverte ».

La vision de Jan Böhmermanns  États Unies de l'Europe
La vision de Jan Böhmermanns « États Unies de l'Europe »© dpa

L’idée n’est pas nouvelle. Au XVIIIe siècle, George Washington l’avait déjà soumise au marquis de La Fayette dans une lettre. Mais la manière dont Jan Böhmermann la réactualise pourrait bien lui permettre de s’ancrer dans les esprits. Dans son émission intitulée « Was los Europa? », il propage avec humour et insistance un nouveau credo pour l’Europe : passer à la vitesse supérieure, mettre les pleins phares et appuyer sur l’accélérateur. Avec sa chanson, c’est un hymne européen que Jan Böhmermann propose.    

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Révisé et partiellement traduit par l’Ambassade d’Allemagne

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