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Balkans occidentaux : pas de progrès sans réconciliation

Photo de la réunion des ministres des Affaires étrangères du processus de Berlin

Photo de la réunion des ministres des Affaires étrangères du processus de Berlin, © Janine Schmitz/photothek.net

15.04.2019 - Article

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas, s’est rendu à Varsovie pour participer à la réunion du processus de Berlin.

Le traumatisme des guerres yougoslaves continue d’hypothéquer les relations entre les pays des Balkans. Les tensions persistantes entravent notamment le développement économique de la région.

C’est pourquoi l’Allemagne soutient la réconciliation et les relations de bon voisinage entre les pays des Balkans occidentaux. Dans ce contexte, le processus de Berlin, mis en place par l’Allemagne en 2014 pour promouvoir la coopération régionale à travers des conférences de haut niveau, joue un rôle significatif. Les 11 et 12 avril 2019, les ministres des Affaires étrangères du processus de Berlin et des six pays des Balkans occidentaux se sont rencontrés à Varsovie.

Heiko Maas : les conflits entravent la réconciliation et la croissance

Avant son départ pour Varsovie, le chef de la diplomatie allemande a fait la déclaration suivante :

Les fossés qui existent dans le paysage politique influencent encore souvent la manière de pensée et entravent non seulement la réconciliation mais aussi la croissance. Il est nécessaire de revenir au pragmatisme pour résoudre les conflits et rétablir progressivement des relations empreintes de confiance.

À long terme, les progrès accomplis dans le domaine de la coopération régionale seront payants pour l’Europe et pour les pays des Balkans occidentaux. L’Allemagne et les autres pays partenaires du processus de Berlin s’engagent donc, dans leur propre intérêt, en faveur de l’instauration de démocraties stables et économiquement fortes dans le sud-est de l’Europe.

La conférence de Varsovie a été principalement consacrée au règlement des conflits et à la réconciliation, à la promotion des échanges de jeunes et à la préparation du prochain sommet des Balkans occidentaux au niveau des chefs d’État et de gouvernement qui aura lieu le 5 juillet prochain. En outre, le ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas, a rencontré son homologue polonais Jacek Czaputowicz et a participé à un dialogue citoyen germano-polonais sur l’avenir de l’Europe.

Dissiper les ombres du passé

L’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie ont fait d’énormes progrès depuis les années 1990. Mais dans beaucoup de domaines, ils sont encore très éloignés des normes européennes. Les effets des guerres qui ont suivi l’effondrement de la Yougoslavie sont, entre autres, à l’origine de cette situation.
Avec ses partenaires de l’UE, l’Allemagne entend y remédier. Pour accélérer la réconciliation et la coopération, les échanges mutuels sont encouragés à travers des projets économiques et d’infrastructure mais aussi à travers la création de l’Office régional de coopération pour la jeunesse des Balkans occidentaux (RYCO).

La Macédoine du Nord comme modèle : la réconciliation est possible

L’accord historique conclu entre la Grèce et la Macédoine du Nord pour régler leur litige au sujet du nom du pays a montré que de profondes différences peuvent être surmontées grâce à une confiance réciproque.

La réconciliation dans les Balkans occidentaux est une condition de l’adhésion future des États de la région à l’Union européenne. Dans ce but, l’Allemagne a pour devise d’« encourager » et d’« exiger ». Ainsi, le gouvernement fédéral soutient sur place un grand nombre de programmes destinés à promouvoir le développement économique et politique de ces pays. En même temps, l’Allemagne entend vérifier exactement si les réformes nécessaires pour adhérer à l’UE ont été pleinement réalisées.

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