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Brexit : pour Berlin, la réouverture de l’accord n’est « pas à l’ordre du jour »

Le Parlement britannique a exclu cette semaine un Brexit sans accord et réclamé une renégociation du texte conclu avec Bruxelles

Le Parlement britannique a exclu cette semaine un Brexit sans accord et réclamé une renégociation du texte conclu avec Bruxelles, © dpa

31.01.2019 - Article

L’Allemagne se félicite que les députés britanniques aient exclu un « Brexit dur ». Mais la réouverture de l’accord de retrait, qu’ils demandent, « n’est pas à l’ordre du jour », a fait savoir le porte-parole du gouvernement, Steffen Seibert.

Avec ou sans accord ? À huit semaines du 29 mars, date prévue pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), les modalités du Brexit restent incertaines. Mardi, le Parlement britannique a exclu un retrait sans accord (« Brexit dur »). Il a donné mandat à la Première ministre, Theresa May, pour renégocier le texte conclu avec les 27, en particulier sur la question de la frontière avec l’Irlande. À Berlin, comme à Bruxelles, on exclut cependant toute réouverture de l’accord.

Ce « n’est pas à l’ordre du jour », a déclaré sans ambiguïté Steffen Seibert. Le porte-parole du gouvernement allemand s’est néanmoins félicité que Westminster se soit prononcé contre un « Brexit dur », redouté en particulier par les milieux économiques. « C’est depuis longtemps aussi notre conviction », a-t-il dit.

Sur la question du futur régime douanier entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, le gouvernement allemand a aussi pris note du souhait des députés britanniques d’obtenir des clarifications. Il attend maintenant de Theresa May qu’elle donne à Michel Barnier, le négociateur de l’Union européenne, et à Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, « des explications concrètes ».

La Grande-Bretagne n’a encore rien dit quant à la manière dont elle envisage une modification du « filet de sécurité » (ou « backstop », c’est-à-dire la solution inscrite dans l’accord pour empêcher le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord), a souligné dans les médias le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas. « Elle doit maintenant dire ce qu’elle veut, car le temps presse. Nous sommes prêts à discuter ».

« Notre position est claire », ajoute-t-il toutefois. « Le traité de retrait est la meilleure et l’unique solution pour une sortie ordonnée. En ce qui concerne le backstop, l’Allemagne et toute l’Union sont fermement du côté de l’Irlande. Nous ne laisserons pas l’Irlande isolée sur cette question ».

A.L.

Plus d’informations :

Déclaration du ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas (en allemand)
Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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