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Immigration : l’Allemagne attire de plus en plus de profils qualifiés

Le nombre de migrations de travail vers l‘Allemagne est passé de 26 000 à 61 000 personnes entre 2009 et 2017. Le nombre d’arrivants hautement qualifiés a grimpé de 136 % en huit ans.

Le nombre de migrations de travail vers l‘Allemagne est passé de 26 000 à 61 000 personnes entre 2009 et 2017. Le nombre d’arrivants hautement qualifiés a grimpé de 136 % en huit ans., © dpa/pa

24.01.2019 - Article

Avec 185 800 dossiers déposés, le nombre de demandes d’asile est en recul de 16 % sur un an, selon le ministère de l’Intérieur. L’Allemagne attire surtout des travailleurs, en particulier des profils qualifiés grâce à la Carte bleue européenne.

2015 restera une année exceptionnelle. Après avoir accueilli près de 900 000 demandeurs d’asile cette année-là, l’Allemagne a vu les chiffres se normaliser. L’an dernier, elle a recensé un peu plus de 185 000 dossiers de demandes d’asile déposées sur son sol. Le chiffre a baissé de plus de 72 % en 2017 et de plus de 16 % en 2018, selon le ministère allemand de l’Intérieur. Mais si le solde migratoire se réduit en conséquence, l’Allemagne attire de plus en plus de travailleurs.

C’est le constat qui s’impose à la lecture du dernier rapport officiel du gouvernement sur les migrations. Adopté hier en Conseil des ministres, ce document offre une vue d’ensemble de la situation migratoire du pays en 2016/2017. Et il est riche d’enseignements.

Deux tiers d’Européens

De 900 000 en 2015, le nombre de demandeurs d’asile est repassé à moins de 190 000 en 2017. Les personnes qui immigrent en Allemagne viennent, pour plus de la moitié d’entre elles, d’un autre pays de l’UE.
De 900 000 en 2015, le nombre de demandeurs d’asile est repassé à moins de 190 000 en 2017. Les personnes qui immigrent en Allemagne viennent, pour plus de la moitié d’entre elles, d’un autre pays de l’UE.© Dpa/pa

Pour commencer, la très grande majorité des personnes qui s’installent en Allemagne vient d’un autre pays d’Europe (67 %) ou de l’Union européenne (UE) (53,4 %). C’est vrai aussi dans l’autre sens. 64,8 % des gens qui quittent l’Allemagne s’établissent en Europe ou dans l’UE (51,8 %).

Les immigrants les plus nombreux viennent ainsi principalement de Roumanie (14,2 %) et de Pologne (9,8 %). Les ressortissants syriens n’arrivent qu’en 6e position derrière les Bulgares, les Italiens et les Croates.

L’immigration, source de main-d’œuvre qualifiée

Si ces personnes viennent en Allemagne, c’est la plupart du temps pour travailler. La prospérité économique a visiblement renforcé l’attractivité du pays aux yeux des ressortissants de pays non membres de l’UE (pays tiers). Leur nombre a grimpé de 135 % entre 2009 et 2017 pour atteindre 61 000.

Un nombre croissant d’entre eux est, par ailleurs, qualifié ou très qualifié. C’était le cas de 38 000 ressortissants de pays tiers en 2017 (contre seulement 16 000 en 2009). Près d’un sur cinq était détenteur de la Carte bleue européenne, le permis de séjour délivré aux personnes hautement qualifiées originaires de pays tiers. Ce passeport «  s’est établi en Allemagne comme un instrument majeur de recrutement de main-d’œuvre qualifiée  », se félicite le gouvernement allemand.

Le phénomène devrait perdurer. En effet, selon le rapport sur les migrations, un étudiant sur dix est étranger. Ce chiffre, en constante hausse depuis 2006, témoigne du rayonnement des amphithéâtres allemands à l’étranger, en Chine notamment. Mais nombreux sont aussi les Syriens qui poursuivent ou reprennent leurs études en Allemagne. Ils représentaient en 2017 4,2 % des étudiants en Allemagne (6e nationalité étrangère la plus représentée).

A.L.

Plus d’informations :

Demandeurs d'asile : les chiffres officiels pour 2018

Office fédéral pour la migration et les réfugiés (en allemand)

Communiqué de presse du ministère allemand de l'Intérieur (en allemand)

Rapport sur les migrations 2016/2017

Office fédéral pour la migration et les réfugiés (BAMF, en allemand)

Interview d'Özlem Konar, chercheuse au BAMF à propos du rapport sur les migrations (en allemand)

Office de presse et d'information du gouvernement fédéral (en allemand)

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