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Les crises et les sanctions au cœur de la réunion des ministres européens des affaires étrangères

Heiko Maas peu après son arrivée à Bruxelles

Heiko Maas peu après son arrivée à Bruxelles, © Florian Gaertner/photothek.net

22.01.2019 - Article

La Syrie, l’Iran et le Nicaragua figuraient à l’ordre du jour du Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne à Bruxelles. À l’heure actuelle, la situation humanitaire est particulièrement dramatique au Yémen.

Le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, a plaidé à Bruxelles lors de la réunion mensuelle avec ses homologues européens en faveur d’efforts communs de l’Union européenne pour soutenir le processus politique sous l’égide des Nations Unies. Lors de la conférence sur le Yémen qui s’est tenue au ministère fédéral des Affaires étrangères la semaine dernière, le gouvernement fédéral a débloqué 4,5 millions d’euros. Après les pourparlers de paix à Stockholm, de premiers espoirs sont permis en ce qui concerne un processus politique et donc une amélioration de la situation désastreuse sur place.

La Syrie et l’Iran

Le Conseil des affaires étrangères a adopté des sanctions contre les profiteurs des expropriations en Syrie. L’Allemagne défend cette mesure depuis le début. Car les sanctions envoient un signal clair au régime de Damas : la Syrie a besoin de perspectives d’avenir garantissant la protection des habitants contre les poursuites de l’État et permettant leur retour.

En marge du Conseil, le ministre fédéral des Affaires étrangères a également déclaré au sujet de la décision de l’Allemagne de suspendre l’autorisation d’exploitation accordée à la compagnie aérienne iranienne Mahan Air :

C’est une décision nécessaire notamment au vu de nos intérêts en matière de sécurité. La compagnie aérienne transporte des équipements et des personnes dans les zones de guerre, en particulier en Syrie. L’accord sur le nucléaire iranien reste important mais nous n’avons cessé de montrer clairement que nous réagissons en fonction des événements.

Des sanctions ont également été adoptées contre la Russie en raison de l’utilisation d’armes chimiques dans l’affaire Sergueï Skripal. L’Union européenne envoie ainsi un signal fort de cohésion et souligne que l’utilisation de ces armes inhumaines n’est pas tolérée et a des conséquences.

Désinformation

On essaie souvent de discréditer l’Union européenne sur la base d’informations soit biaisées soit mensongères. À Bruxelles, le ministre allemand est intervenu en faveur d’un resserrement de la coopération à l’échelon européen. Il a déclaré : « Nous ne pouvons accueillir la désinformation dans le cadre des élections avec un simple haussement d’épaules. Nous voulons mieux nous positionner, être encore plus actifs et ne pas laisser l’Internet et les réseaux sociaux aux mains des conspirationnistes. »

Nicaragua

À ce sujet, les ministres européens des Affaires étrangères se sont accordés à dire que les mesures prises récemment par le gouvernement à l’encontre de la société civile et de la presse signifiaient un nouveau coup porté à la démocratie et aux libertés civiles. Heiko Maas et ses homologues ont condamné les violations des droits de l’homme et appelé les autorités à libérer les prisonniers politiques et à mettre un terme à la répression de la contestation.

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