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L’UE retrouve la faveur des Européens

67 % des Européens et 75 % des Allemands estiment que leur pays en a tiré des bénéfices de leur adhésion à l’UE. Il faut remonter à 1983 pour trouver un soutien aussi franc

67 % des Européens et 75 % des Allemands estiment que leur pays en a tiré des bénéfices de leur adhésion à l’UE. Il faut remonter à 1983 pour trouver un soutien aussi franc, © chromorange

23.05.2018 - Article

Selon un sondage Eurobaromètre, les deux tiers des Européens jugent que leur pays a tiré profit de son appartenance à l’Union européenne. C’est le pourcentage le plus élevé depuis 1983.

Après la tempête financière, la crise migratoire et le vote du Brexit, l’Union européenne (UE) est-elle en passe de retrouver le soutien de ses citoyens ? Oui, si l’on en croit la dernière enquête Eurobaromètre, publiée ce mercredi. À un an des élections européennes, 60 % des Européens jugent que l’appartenance de leur pays à l’UE est une bonne chose, et 67 % (75 % en Allemagne) que leur pays en a tiré des bénéfices.

Il faut remonter à 1983 pour trouver une adhésion aussi franche. À l’époque, la Communauté économique européenne (CEE), ancêtre de l’UE, ne comptait que douze membres.

Le soutien à l’adhésion à l’UE était, en revanche, tombé à 53 % en 2010, au début de la crise financière. Il avait également baissé en 2015 et 2016, au moment de la crise financière.

À un an des élections européennes

Origine des 112 211 personnes naturalisées en Allemagne en 2017. Les Britanniques (7 493) arrivent en deuxième position derrière les Turcs (14 984) et devant les Polonais (6 6613) et les Italiens (4 256)
Origine des 112 211 personnes naturalisées en Allemagne en 2017. Les Britanniques (7 493) arrivent en deuxième position derrière les Turcs (14 984) et devant les Polonais (6 6613) et les Italiens (4 256) © Allemagne Diplomatie/ A. Lefebvre

La nouvelle enquête Eurobaromètre, réalisée en avril auprès de 27 601 citoyens des 28 États membres, montre par ailleurs que les Européens ont l’impression que leur voix compte dans l’UE. Ils sont 48 % à le penser (72 % en Allemagne !), et 46 % d’avis contraire. C’est une évolution nette, une prise de conscience qui semble s’être produite au second semestre 2016 après le vote du Brexit.

La moitié des sondés disent d’ailleurs s’intéresser aux élections européennes du printemps 2019. Un tiers en connaît déjà la date (entre le 23 et le 26 mai).

Et ils affichent des attentes précises à l’égard de la campagne électorale. La lutte contre le terrorisme arrive en tête de leurs priorités (49 %), devant le chômage des jeunes (48 %), l’immigration (45 %) et la croissance (42 %). 35 % évoquent la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement, 32 % la défense des droits de l’homme et de la démocratie, ainsi que la protection sociale.

Le fonctionnement de la démocratie dans l’UE satisfait 46 % des répondants. C’est un peu moins qu’à l’échelon national (55 %).

Pour la moitié des sondés, les nouveaux partis et mouvements contestataires de la classe politique ne constituent pas une menace en soi. 56 % jugent qu’ils peuvent être des vecteurs de changement. Mais 70 % préviennent que « le simple fait de s’opposer à quelque chose n’améliore rien ».

A.L.

 

 

Plus d’informations :

Eurobaromètre - Parlement européen (en français)

Hausse des naturalisations de citoyens britanniques - Office fédéral des statistiques (en allemand)

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