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Journée de l’Europe : la parole aux citoyens

Le 9 mai est la Journée de l’Europe.

Le 9 mai est la Journée de l’Europe. Le 9 mai 1950, le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, posait la première pierre de l’intégration européenne en proposant de mettre en commun les productions française et allemande de charbon et d’acier. Toute guerre devenait matériellement impossible entre les ennemis d’hier, © Dpa/pa

09.05.2018 - Article

L’UE, quel bilan ? Quel avenir ? À un an des élections européennes, les institutions et les gouvernements européens entendent redonner la parole aux citoyens. En Allemagne, ce Dialogue citoyen débute cette semaine.

Le 9 mai 1950, le ministre français des Affaires étrangères, Robert Schuman, faisait l’histoire en proposant de mettre en commun les productions allemande et française de charbon et d’acier. Il s’agissait de rendre la guerre « matériellement impossible » et de créer « des solidarités de fait » pour construire une Europe pacifique. La création de la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) en 1951 fut le premier acte de la construction européenne. 68 ans plus tard, l’Europe des pionniers a toutefois fait place à une Union européenne (UE) à 28 qui s’interroge sur son avenir. À un an des prochaines élections européennes, ce 9 mai, « Journée de l’Europe », est en Allemagne l’occasion de donner la parole aux citoyens.

Le 9 mai, une journée pour parler d’Europe

Priorité est donnée aux jeunes. Comme chaque 9 mai, l’Allemagne a vu fleurir aujourd’hui dans les établissements scolaires de tous le pays une journée à thème consacrée à l’Europe. Des ministres, des députés et des personnes de tous horizons engagées pour la cause européenne se sont rendus dans les classes pour discuter avec les citoyens européens de demain. Leur mission : prendre la température, faire réfléchir et inviter chacun à s’engager pour prendre le relais des générations précédentes. L’initiative jouit d’une grande visibilité. Elle est relayée par les médias. Mais surtout, les responsables politiques jouent le jeu. À commencer par la chancelière.

La chancelière Angela Merkel a inauguré une semaine placée sous le signe de l’Europe en discutant avec de lycéens de Berlin. © Dpa/pa
La chancelière Angela Merkel a inauguré une semaine placée sous le signe de l’Europe en discutant avec de lycéens de Berlin.© Dpa/pa

Angela Merkel répond toujours présente. Cette année, elle s’est rendue dans un lycée berlinois, l’établissement Jane Addams, qui forme notamment des apprentis. Elle a pu mesurer à leur contact à quel point ces jeunes avaient soif de découvrir l’Europe. « Cela me confirme dans l’idée qu’il faut non seulement conserver le programme Erasmus +, mais le développer », en a-t-elle conclu. Il importe que tous les jeunes aient la possibilité de vivre quelque temps dans un autre pays européens, pas seulement les étudiants.

Mais cette année, les jeunes n’étaient pas seuls au centre de l’attention. Angela Merkel a profité de la Journée de l’Europe pour lancer une autre grande initiative : un Dialogue citoyen qui doit durer plusieurs mois avec des débats organisés dans toute l’Allemagne. « C’est un projet que les 28 États membres ont lancé ensemble », a-t-elle expliqué dans un message vidéo. Les dirigeants européens veulent savoir « ce qui fonctionne en Europe aux yeux des citoyens, et ce qui peut peut-être être amélioré ».

Citoyens, à vos claviers !

À vos claviers, donc, citoyens ! Pour participer à la consultation, pas besoin d’être Allemand. Il suffit de se rendre sur le site créé par la Commission européenne (voir ci-dessous) et de répondre dans votre langue, quel que soit votre pays d’origine.

En Allemagne, un sondage forsa pour RTL vient de donner un avant-goût de cette grande consultation. Il montre que 64 % des citoyens jugent l’engagement allemand au sein de l’UE bénéfique, et seulement 20 % négatif. Les avantages les plus cités sont le grand marché intérieur (79 %), la paix (73 %), la monnaie commune (72 %), la liberté de circulation des travailleurs (68 %) et l’ouverture des frontières (66 %).

Plus généralement, l’UE est synonyme aux yeux des sondés de « communauté et cohésion » (20 %), d’« ouverture des frontières » (15 %), de « monnaie commune » (13 %) et de « marché intérieur »  (10 %). 9 % associent l’UE à son aspect réglementaire et 7 % à la paix.

Finalement, 39 % des personnes interrogées souhaitent que l’UE reste telle qu’elle est. 29 % aimeraient qu’elle rendre des compétences aux États membres pour redevenir une simple zone de libre-échange et 18 % qu’elle évolue vers un État fédéral.

A.L.

 

Plus d’informations :

Participez à la consultation sur l'avenir de l'Union européenne (en français et toutes les langues de l'UE)

Message vidéo de la chancelière Angela Merkel (en allemand)

Site officiel du Dialogue citoyen sur l'Europe, lancé cette semaine en Allemagne (en allemand)

La Journée de l'Europe dans les établissements scolaires en Allemagne (en allemand)

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