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À mi-chemin du Brexit

Le drapeau britannique, l’Union Jack, flotte devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles © dpa

Le drapeau britannique, l’Union Jack, flotte devant le siège de la Commission européenne à Bruxelles, © dpa

03.04.2018 - Article

Dans un an probablement, le Royaume-Uni se retirera de l’Union européenne. De nombreuses questions restent à régler. L’Allemagne y contribue dans le cadre des négociations.

Le 29 mars 2017, le Royaume-Uni engageait officiellement son retrait de l’UE. Conformément au Traité sur l’Union européenne, cela signifie ceci : au plus tard deux ans après, c’est-à-dire le 29 mars 2019, le Royaume-Uni cessera automatiquement de faire partie de l’UE. C’est la Commission européenne, sous la conduite politique des États membres, qui mène les négociations destinées à fixer les modalités des relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni.

La semaine dernière, ces négociations ont franchi une étape décisive puisque, le 23 mars 2018, le Conseil européen a adopté les orientations en vue d’un accord de retrait avec le Royaume-Uni. Ces orientations sont claires : l’Union européenne aimerait continuer d’entretenir avec le Royaume-Uni un proche partenariat dans les domaines politique et économique. Il est cependant inévitable que les relations soient moins complètes et moins intenses qu’entre les États membres. Cela aura également des répercussions sur les domaines tels que le commerce, les affaires étrangères et la défense.

Quels sont les objectifs du gouvernement fédéral ?

Le gouvernement fédéral et l’Union européenne dans son ensemble souhaitent conclure avec le Royaume-Uni un accord de retrait équitable qui règle de manière ordonnée le désengagement britannique et minimise largement les dégâts qu’entraînera automatiquement le Brexit. Dans les négociations, le gouvernement fédéral estime essentiel, d’une part, que les intérêts des citoyennes et citoyens allemands soient préservés et, d’autre part, que l’Union européenne dans l’ensemble ne pâtisse pas du retrait britannique. Ce deuxième aspect est important en particulier pour les entreprises ainsi que pour la science et la recherche internationales.

Le gouvernement fédéral souhaite voir se poursuivre un proche partenariat entre l’UE et le Royaume-Uni. Il doit néanmoins être clair que bénéficier des avantages accordés aux États membres de l’UE passe automatiquement par le respect des obligations qui en résultent. Pour cette raison, les chefs d’État et de gouvernement de l’UE27 réaffirmaient déjà dans leur déclaration du 29 juin 2016, au lendemain du référendum britannique, que les relations futures devaient être équilibrées en ce qui concerne les droits et les obligations. L'intensité des liens du Royaume-Uni avec le marché unique européen dépendra donc de la mesure dans laquelle le Royaume-Uni continuera de se soumettre aux règles européennes.

Quel rôle joue le ministère fédéral des Affaires étrangères ?

Cette question étant de son ressort, le ministère fédéral des Affaires étrangères doit veiller à ce qu’il soit tenu compte des intérêts allemands et des objectifs de l’UE dans les négociations de retrait avec le Royaume-Uni. Dans cette optique, le gouvernement fédéral défend à Bruxelles une position allemande concertée.

Le 22 novembre 2016, il a par ailleurs créé un comité interministériel sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne et il mène avec le Bundestag, le Bundesrat ainsi que les villes et les communes un dialogue très étroit et régulier. De nombreux entretiens ont lieu avec des représentantes et représentants des ressortissants allemands concernés au Royaume-Uni, du monde économique et des organisations scientifiques. Ainsi est garantie la prise en considération de la totalité des intérêts allemands et européens dans le cadre des négociations.

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