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La sécurité, l’État de droit et le travail de mémoire sont les bases de la stabilisation dans les régions en crise

Une condition pour la paix et la stabilité : l’Allemagne promeut la mise en place de forces de police dans de nombreux pays

Une condition pour la paix et la stabilité : l’Allemagne promeut la mise en place de forces de police dans de nombreux pays, © Photothek.de

19.09.2019 - Article

De la Colombie à Khartoum : partout dans le monde, l’Allemagne promeut la mise en place de la sécurité et de l’État de droit ainsi que le travail de mémoire dans les pays en crise. Le gouvernement fédéral souhaite recourir à de nouvelles stratégies pour mieux coordonner ses projets.

Depuis leur adoption en 2017, les lignes directrices « Prévenir les crises, régler les conflits, promouvoir la paix » dictent la manière dont le gouvernement fédéral doit gérer les crises et les conflits armés. Dans ce contexte, le ministère fédéral des Affaires étrangères, le ministère de l’Intérieur, le ministère de la Justice, le ministère de la Défense et le ministère de la Coopération économique et du Développement ont publié des stratégies communes sur la promotion de l’État de droit, la réforme du secteur de la sécurité et le travail de mémoire dans le but de mieux se préparer, et ce de manière plus concrète, à travailler dans des contextes fragiles et de mieux coordonner leurs actions dans les pays en crise.

Pas de paix sans droit et sécurité

De l’Afghanistan à la Colombie, en passant par le Mali : partout dans le monde, l’Allemagne aide les États en crise à mettre en place des forces de police et armées performantes, à les consolider et à les placer sous le contrôle de l’État de droit. Par ailleurs, elle aide ces États à renforcer leurs tribunaux et à traiter les injustices du passé. Après une guerre civile, il est souvent nécessaire de trouver un nouveau consensus de base commun sur l’ordre étatique et de l’ancrer dans une nouvelle constitution.

Le ministre des Affaires étrangères Heiko Maas s’est récemment rendu au Soudan, un pays qui connaît actuellement d’importants changements depuis la destitution d’Omar el-Béchir. Là-bas aussi, le désir de sécurité et de stabilité de la population était palpable :

C’était le fil rouge des entretiens que j’ai menés au Soudan : une police qui est là pour protéger l’ensemble de la population du pays, un système judiciaire auquel les personnes font confiance et le traitement sensible des injustices du passé – il s’agit là d’éléments décisifs pour le développement d’une nouvelle cohésion sociale. Nous soutenons activement celles et ceux qui ont rendu possible la révolution pacifique ainsi que le nouveau gouvernement civil à Khartoum.

L’Allemagne s’engage pour la mise en place de forces de police en Afrique et pour des tribunaux internationaux

L’État de droit aussi est une condition pour la paix et la stabilité
L’État de droit aussi est une condition pour la paix et la stabilité© GIZ

Dans d’autres pays en crise aussi, l’Allemagne contribue à la remise sur pied du secteur de la sécurité, à la promotion des structures d’État de droit et au travail de mémoire afin de jeter les bases de la réconciliation et d’un nouveau départ.

Ainsi, le ministère fédéral des Affaires étrangères soutient depuis 2009 un programme qui vise à mettre en place des structures policières et à les renforcer dans six pays africains. Un laboratoire de police scientifique a par exemple été mis sur pied en Côte d’Ivoire et un soutien est apporté à la mise en réseau des polices aux frontières entre le Mali, le Niger, le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie.

La population ne pourra faire confiance au secteur de la sécurité que si les forces armées et la police sont placées sous le contrôle efficace de l’État de droit : l’État de droit permet une coexistence pacifique et protège les citoyens contre l’arbitraire étatique. C’est la raison pour laquelle le gouvernement fédéral soutient également des missions de paix et d’État de droit de l’UE, de l’OSCE et des Nations Unies et s’engage pour des tribunaux internationaux tels que la Cour pénale internationale.

Travail de mémoire : une commission de vérité au Mali

Pour permettre à la société de prendre un nouveau départ après les situations de crise et créer la nouvelle base d’une coexistence, il est primordial de se pencher sur les injustices du passé. En 2015, un traité de paix a été conclu entre des gouvernements ainsi que des rebelles et des milices au Mali. Depuis, une commission financée par des fonds du ministère fédéral des Affaires étrangères s’emploie à documenter et à traiter les violations des droits de l’Homme.  

Le Peacelab : des contributions de la science et de la société civile

Le gouvernement fédéral avait préalablement fait appel à une expertise spécialisée dans le blog du Peacelab : quels objectifs concrets la stratégie interministérielle doit-elle suivre et comment gérer les risques et les dilemmes engendrés par le travail dans les contextes de crise ? Plus d’une centaine de contributions de la science et de la société civile ont été prises en compte lors de la formulation des stratégies.

Peacelab – débat sur la réforme du secteur de la sécurité (en allemand et en anglais)

Peacelab – débat sur la promotion de l’État de droit (en allemand et en anglais)

Peacelab – débat sur le travail de mémoire (en allemand et en anglais)

Stratégie interministérielle sur le soutien au « travail de mémoire et à la réconciliation (Transitional Justice) » (en allemand)

Stratégie interministérielle sur le soutien à la réforme du secteur de la sécurité (en allemand)

Stratégie interministérielle sur la promotion de l’État de droit (en allemand)

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