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Budget 2020 : A des défis majeurs doivent répondre des solutions transnationales

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, M. Heiko Maas, pendant la discussion au Bundestag sur le budget 2020 du Ministère fédéral des Affaires étrangères

Le ministre fédéral des Affaires étrangères, M. Heiko Maas, pendant la discussion au Bundestag sur le budget 2020 du Ministère fédéral des Affaires étrangères, © dpa

12.09.2019 - Article

Dans le contexte de la présentation du budget 2020 au Parlement fédéral, M. Heiko Maas, ministre fédéral des Affaires étrangères, a esquissé les grands axes de la politique étrangère allemande pour l’année à venir.

Le gouvernement fédéral prévoit 5,7 milliards d’euros pour la politique étrangère pour l’année qui vient, soit 1,59 % du budget fédéral.

La discussion du budget du Ministère fédéral des Affaires étrangères pour 2020 s’est déroulée le 11 septembre au Bundestag. Le projet du gouvernement prévoit 5,738 milliards d’euros pour le ministère fédéral des Affaires étrangères – en légère diminution par rapport à l’année précédente (5,825 milliards d’euros). La part du ministère dans le budget fédéral se chiffre à 1,59 %.

Face aux défis apparus à l’échelle mondiale, tels que la résurgence de l’affrontement entre les grandes puissances, la globalisation dans le secteur économique, la révolution numérique ou encore les conséquences que le changement climatique peut entraîner pour la paix et la sécurité, M. Heiko Maas, ministre fédéral des Affaires étrangères, estime que ces défis majeurs étant devenus transfrontières, il convient dès lors de leur trouver des solutions tout aussi transnationales.

L’incapacité d’agir à l’échelle internationale que nous pouvons actuellement observer ici ou là risque de conduire rapidement à une perte de contrôle à l’échelon national.

C’est dans ce contexte que M. Heiko Maas, Ministre des affaires étrangères fédéral, a précisé les grands axes de la politique étrangère de l’Allemagne pour l’année à venir.

#MultilaterlismMatters

La résolution de problèmes internationaux s’avère souvent être un préalable à la résolution de problèmes nationaux. Je tiens en tout cas à dire que rien faire ne saurait aucunement être une alternative.

Les défis à l’échelle mondiale appellent nécessairement des réponses à l’échelle mondiale. C’est la raison pour laquelle la coopération avec les autres Etats restera le principe suprême de la politique étrangère allemande. Un objectif majeur de cette coopération est notre souci de nous saisir précocement des conflits internationaux en vue de leur résolution.

Si le Conseil de Sécurité entend préserver son importance, il faudra en fait que nous en fassions un Conseil de sécurité agissant à titre préventif. Le premier point dont l’Allemagne a demandé l’inscription à l’ordre du jour du Conseil de Sécurité – dès le mois de janvier – a été celui du climat et de la sécurité.

Règlement des conflits, stabilité et paix

Les défis en présence pour établir et préserver la stabilité et la paix sont nombreux et variés. L’Allemagne oeuvre pour la sauvegarde de l’accord nucléaire avec l’Iran, elle s’engage en format Normandie en faveur d’une résolution du conflit en Ukraine, et elle soutient les efforts déployés pour établir la paix en Afghanistan par des moyens diplomatiques.

#EuropeUnited

L’Allemagne assurera la présidence du Conseil de l’Union européenne au 2ème semestre de l’année 2020, et exercera à ce titre un rôle important pour le positionnement de l’Europe dans le monde :

Pour ce faire, il nous faut veiller à établir davantage de points de convergence et davantage de cohésion. Il nous faut amener des changements dans les procédures. Il nous faut davantage de décisions à la majorité dans les organes de l‘Union européenne.

Les priorités en chiffres

Les priorités politiques se reflètent aussi dans le projet de budget. Celui-ci prévoit pour la présidence du Conseil de l’UE des moyens à hauteur de 41,75 millions d‘euros. 10 millions d’euros supplémentaires doivent être affectés au désarmement.

D’autres postes budgétaires dont la pertinence est avérée seront renforcés : 10 millions d’euros supplémentaires pour des bourses sont prévus dans le secteur des échanges et des interactions sociales. De la sorte, la politique culturelle et éducative à l’étranger continue d‘occuper dans la politique étrangère allemande une place aussi éminente que l’aide humanitaire, dans laquelle l’Allemagne est le deuxième pays donateur au monde.

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