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Heiko Maas au sujet de la « Journée internationale contre les essais nucléaires »

Essais nucléaire en Corée du Nord en 2009

Essais nucléaire en Corée du Nord en 2009, © KCNA_FILE

29.08.2019 - Article

À l’occasion de la « Journée internationale contre les essais nucléaires », le ministre fédéral des Affaires étrangères, Heiko Maas, a déclaré ce jour (29 août 2019) à Berlin :

Le désarmement et le contrôle des armements nécessitent des ententes et des règles claires et fiables. Et pourtant, 23 ans après avoir été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies, le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires n’est toujours pas entré en vigueur, même si, mis à part la Corée du Nord, tous les pays s’y tiennent dans les faits.
J’appelle fermement tous les États qui n’ont pas encore signé ou ratifié le Traité à le faire enfin. Il ne manque plus que quelques États. L’interdiction des essais nucléaires à l’échelle universelle serait un pas important vers un monde sans armes nucléaires. Pour mettre un terme à tous les essais nucléaires, nous avons besoin d’une base contraignante en droit international.
Aux côtés de mon homologue algérien, je présiderai au mois de septembre une conférence intergouvernementale, qui se tiendra au siège des Nations Unies à New York, afin que le Traité puisse entrer en vigueur plus rapidement. Cette année, l’Allemagne a déjà refait figurer, pour la première fois depuis sept ans, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires à l’ordre du jour des Nations Unies. Seul un travail multilatéral et de la persévérance peut nous permettre de nous rapprocher de notre objectif du « Global Zero ».

Contexte :
La « Journée internationale contre les essais nucléaires » a été proclamée par les Nations Unies en 2009. Le jour choisi rappelle à la fois le premier essai nucléaire soviétique tiré en 1949 à Semipalatinsk et la fermeture, en 1991, du site qui s’y trouvait. À l’heure actuelle, 168 pays de la planète ont signé et ratifié le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires de 1996. Tous les signataires respectent des moratoires volontaires sur les essais nucléaires. Le Traité a créé dans les faits une norme d’interdiction des essais nucléaires ; seule la Corée du Nord a procédé à de tels essais au cours des vingt dernières années.
L’Allemagne s’engage résolument pour l’entrée en vigueur du Traité et a rejoint pour cela en 2013 le « groupe des Amis du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires ». Elle fournit la quatrième contribution, soit quelque 7,3 millions d’euros, au budget annuel de l’Organisation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), dont le siège est à Vienne. L’OTICE a établi entre-temps un réseau mondial de plus de 300 stations de mesure d’éventuelles explosions nucléaires. Ces stations de mesure ont joué un rôle clé dans l’évaluation des essais nucléaires nord-coréens. Elles sont utilisées par ailleurs dans le domaine civil, par exemple pour l’alerte rapide aux tsunamis.
Lors de la conférence intergouvernementale qui se tiendra à New York le 25 septembre 2019, l’Allemagne prendra avec l’Algérie pour deux ans la co-présidence du « processus de l’article XIV », qui soutient l’entrée du vigueur du Traité. Par ce leadership politique, le gouvernement fédéral souligne son engagement international en faveur du désarmement nucléaire et de la non-prolifération.

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